Blockchain : une révolution pour le secteur de l'enseignement supérieur ?

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Blockchain

Une tribune de Cyril Perez, Chef de Projet secteur Éducation chez l'éditeur Unit4.

Cyril-PerezVous avez certainement déjà entendu parler des bitcoins et des cryptomonnaies susceptibles de transformer fondamentalement les transactions faites en ligne… Si la plupart des utilisateurs ne réaliseront pas de transactions importantes en bitcoins dans un avenir proche, la technologie sur laquelle cette monnaie repose (appelée la blockchain) pourrait avoir un impact profond sur notre quotidien, et notamment dans le secteur de l'enseignement supérieur.

Bien que cette technologie existe depuis près de 10 ans, de nombreuses institutions peinent encore à la définir et, par extension, à évaluer son impact potentiel sur l'enseignement supérieur.

La blockchain : l'avenir de la certification ?
Dans le secteur de l'enseignement supérieur (et même après, dans le marché de l'emploi), la blockchain pourrait révolutionner les processus de certification. Avec les technologies actuelles, les étudiants et les employeurs doivent faire des pieds et des mains pour obtenir les relevés de notes ou les diplômes, ce qui est loin d'être évident lorsqu'il existe plusieurs diplômes et certifications spécifiques à chaque institution. De plus, l'envoi de ces relevés peut prendre jusqu'à plusieurs semaines et s'avère généralement payant.

Certaines organisations comme l'IMS, la PESC et le Groningen Declaration Network ont déjà lancé des initiatives visant à simplifier ces processus d'échanges digitaux, mais la blockchain pourrait aller encore plus loin en offrant une plateforme commune et fiable permettant de stocker des données académiques à des fins professionnelles et simplifiant la mobilité des étudiants entre différentes institutions ou régions. Cette transition pourrait considérablement rationaliser la gestion des données par les étudiants, qui seraient ainsi à même de fournir aux établissements et aux employeurs des informations complètes et sécurisées, qu'il s'agisse de résultats aux tests standardisés, d'exigences propres à un cursus, d'activités parascolaires ou d'autres formes d'apprentissage.

La blockchain pourrait s'avérer particulièrement efficace dans le cadre des formations basées sur les compétences ou des mini-formations de plus en plus populaires chez les universités et les entreprises disposant de programmes de formation professionnelle. Ainsi, au lieu de fournir des certificats papier difficiles à vérifier, la blockchain pourrait permettre aux étudiants de générer un récapitulatif complet des cours suivis et des certifications obtenues disponibles au public sans avoir à les demander à leur établissement. Alors que ces nouvelles approches de formation se démocratisent dans le secteur de l'enseignement supérieur et dans le monde de l'entreprise, la blockchain représente une solution efficace pour l'inscription et la gestion des candidatures d'étudiants, car elle pourrait permettre de suivre et de partager les diplômes et certifications des différents cursus suivis par les étudiants.

Mais compte tenu du contrôle total qu'aurait ce système sur notre parcours professionnel disponible publiquement sur Internet, il convient d'abord de réfléchir aux méthodes de développement et de déploiement les plus efficaces et à la création d'autorités réglementaires responsables de son fonctionnement.

L'impact financier de la blockchain et la dette étudiante
Si la plupart des utilisateurs ne savent pas comment réaliser des transactions avec des bitcoins, ces échanges sont néanmoins plus répandus qu'on ne le pense. En effet, une étude réalisée par IBM a montré que 15 % des banques prévoyaient d'utiliser la blockchain en 2017, et 66 % d'ici 2020.

Mais quel pourrait être l'impact de la blockchain sur les finances des étudiants ? Tout d'abord, la blockchain pourrait permettre de lier directement les aides financières et les bourses à la réussite académique des étudiants. Au lieu d'avoir à envoyer périodiquement des rapports sur la progression des notes, les étudiants et les universités pourraient utiliser des systèmes mettant automatiquement à jour les relevés digitaux, ce qui permettrait de comparer efficacement la performance aux valeurs de référence. De leur côté, les institutions souhaitant proposer des bourses au mérite pourraient identifier de nouvelles opportunités. De manière plus générale, cette technologie permettrait de centraliser la gestion des bourses et des aides gouvernementales.

Parallèlement, les systèmes de paiement des frais de scolarité en ligne ou par transfert bancaire simplifieraient considérablement le processus de règlement. Ces solutions pourraient s'avérer particulièrement rentables et conviviales pour les étudiants étrangers compte tenu de la nature interchangeable des bitcoins et de l'absence de frais de transfert. Seuls quelques établissements ont mis en œuvre cette technologie à l'heure actuelle, mais cette dernière devrait gagner en popularité au fil des années à mesure que les banques acceptent les paiements bitcoin.

Nous assistons actuellement aux balbutiements de cette technologie qui pourrait bientôt toucher tous les secteurs. Qu'il s'agisse d'intégrer les paiements bitcoin pour les frais de scolarité ou de gérer les certifications via la blockchain, le secteur de l'enseignement supérieur va certainement connaître des changements considérables.

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Vos commentaires

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Le #1985617
Aucune norme, aucun standard actuellement, il y a juste eu un super consultant qui s'est dit que l'on pouvait essayer de rejouer le business de la PKI des années 2000 (à l'époque, c'est ce qui était à la mode). Aujourd'hui, la seule application des PKI que je connaisse est celle implémentée par les certificats SSL.

Comme écrit en conclusion de l'article, on en est aux balbutiements. L'avenir nous dira où cette vieille techno (et oui, ça existe pour conserver les grilles du Loto depuis que la FDJ est informatisée) pourra nous mener. Mais il y a des problématiques liées au blockchain qui ne sont pas traitées aujourd'hui.
Le #1985619
Blasphéme que tout ceci : la blockchain ne peut PAs servir à quelquechose d'utile.
Le #1985620
yam103 a écrit :

Aucune norme, aucun standard actuellement, il y a juste eu un super consultant qui s'est dit que l'on pouvait essayer de rejouer le business de la PKI des années 2000 (à l'époque, c'est ce qui était à la mode). Aujourd'hui, la seule application des PKI que je connaisse est celle implémentée par les certificats SSL.

Comme écrit en conclusion de l'article, on en est aux balbutiements. L'avenir nous dira où cette vieille techno (et oui, ça existe pour conserver les grilles du Loto depuis que la FDJ est informatisée) pourra nous mener. Mais il y a des problématiques liées au blockchain qui ne sont pas traitées aujourd'hui.


Sur les standards, vous avez raison.
Jetez un œil sur ce que propose www.bcdiploma.com et son framework EvidenZ: la standardisation de la certification de données sur la blockchain Ethereum, en commençant par une application immédiate, réelle et compréhensible qu'est la certification de diplômes.
Le #1985655
yam103 a écrit :

Aucune norme, aucun standard actuellement, il y a juste eu un super consultant qui s'est dit que l'on pouvait essayer de rejouer le business de la PKI des années 2000 (à l'époque, c'est ce qui était à la mode). Aujourd'hui, la seule application des PKI que je connaisse est celle implémentée par les certificats SSL.

Comme écrit en conclusion de l'article, on en est aux balbutiements. L'avenir nous dira où cette vieille techno (et oui, ça existe pour conserver les grilles du Loto depuis que la FDJ est informatisée) pourra nous mener. Mais il y a des problématiques liées au blockchain qui ne sont pas traitées aujourd'hui.


D'accord aussi sur les standards.
Néanmoins pour le reste je suis sceptique.

Y a t'il des sources pour l'utilisation de la blockchain pour le Loto ?
La technologie Blockchain a été inventée en 2008 par un anonyme, donc je ne suis pas persuadé que l'on parle de la même chose.

Le nombre d'applications potentielles est juste monstrueux : monnaies virtuelles (on connait), diplômes, certifications, identités, stockage... et bien d'autres, pour résumer partout ou l'on a besoin de garantir l'intégrité d'une information ainsi que son accès et son stockage de manière complètement décentralisée.

Mais il reste beaucoup de chemin à parcourir...

Pour la PKI, je ne sais pas ce qui a été dit a l'époque mais aujourd'hui sans cette techno le web ne ressemblerait surement pas a ce qu'il est.



Le #1985674
LinuxUser a écrit :

yam103 a écrit :

Aucune norme, aucun standard actuellement, il y a juste eu un super consultant qui s'est dit que l'on pouvait essayer de rejouer le business de la PKI des années 2000 (à l'époque, c'est ce qui était à la mode). Aujourd'hui, la seule application des PKI que je connaisse est celle implémentée par les certificats SSL.

Comme écrit en conclusion de l'article, on en est aux balbutiements. L'avenir nous dira où cette vieille techno (et oui, ça existe pour conserver les grilles du Loto depuis que la FDJ est informatisée) pourra nous mener. Mais il y a des problématiques liées au blockchain qui ne sont pas traitées aujourd'hui.


D'accord aussi sur les standards.
Néanmoins pour le reste je suis sceptique.

Y a t'il des sources pour l'utilisation de la blockchain pour le Loto ?
La technologie Blockchain a été inventée en 2008 par un anonyme, donc je ne suis pas persuadé que l'on parle de la même chose.

Le nombre d'applications potentielles est juste monstrueux : monnaies virtuelles (on connait), diplômes, certifications, identités, stockage... et bien d'autres, pour résumer partout ou l'on a besoin de garantir l'intégrité d'une information ainsi que son accès et son stockage de manière complètement décentralisée.

Mais il reste beaucoup de chemin à parcourir...

Pour la PKI, je ne sais pas ce qui a été dit a l'époque mais aujourd'hui sans cette techno le web ne ressemblerait surement pas a ce qu'il est.


Ma source à propos du loto est un vieux reportage fin des années 90/années 2000. Ouais, je sais, c'est vieux, mais je me souviens très bien de la question du journaliste demandant si il était possible d'ajouter le bon résultat sur le serveur après les jeux. L'informaticien a dit que le piratage n'était pas possible car les jeux sont enregistrés comme on enfile les perles d'un colier. Impossible d'insérer un jeu dans ce bazar. A la fin de la prise des jeux, le collier est fermé.
Alors oui, à l'époque, il n'appelait pas cela à un blockchain, il n'y avait pas de décentralisation, mais le concept était déjà inventé.

Le #1985698
yam103 a écrit :

LinuxUser a écrit :

yam103 a écrit :

Aucune norme, aucun standard actuellement, il y a juste eu un super consultant qui s'est dit que l'on pouvait essayer de rejouer le business de la PKI des années 2000 (à l'époque, c'est ce qui était à la mode). Aujourd'hui, la seule application des PKI que je connaisse est celle implémentée par les certificats SSL.

Comme écrit en conclusion de l'article, on en est aux balbutiements. L'avenir nous dira où cette vieille techno (et oui, ça existe pour conserver les grilles du Loto depuis que la FDJ est informatisée) pourra nous mener. Mais il y a des problématiques liées au blockchain qui ne sont pas traitées aujourd'hui.


D'accord aussi sur les standards.
Néanmoins pour le reste je suis sceptique.

Y a t'il des sources pour l'utilisation de la blockchain pour le Loto ?
La technologie Blockchain a été inventée en 2008 par un anonyme, donc je ne suis pas persuadé que l'on parle de la même chose.

Le nombre d'applications potentielles est juste monstrueux : monnaies virtuelles (on connait), diplômes, certifications, identités, stockage... et bien d'autres, pour résumer partout ou l'on a besoin de garantir l'intégrité d'une information ainsi que son accès et son stockage de manière complètement décentralisée.

Mais il reste beaucoup de chemin à parcourir...

Pour la PKI, je ne sais pas ce qui a été dit a l'époque mais aujourd'hui sans cette techno le web ne ressemblerait surement pas a ce qu'il est.


Ma source à propos du loto est un vieux reportage fin des années 90/années 2000. Ouais, je sais, c'est vieux, mais je me souviens très bien de la question du journaliste demandant si il était possible d'ajouter le bon résultat sur le serveur après les jeux. L'informaticien a dit que le piratage n'était pas possible car les jeux sont enregistrés comme on enfile les perles d'un colier. Impossible d'insérer un jeu dans ce bazar. A la fin de la prise des jeux, le collier est fermé.
Alors oui, à l'époque, il n'appelait pas cela à un blockchain, il n'y avait pas de décentralisation, mais le concept était déjà inventé.


Merci.
Effectivement selon ce que tu dis la description ressemble à la blockchain.
Après je ne sais pas si les transactions sont validées par d'autres nœuds sur la base de calculs comme le fait la blockchain.
Je ne sais pas si on peut dire que le concept est vieux a partir de ce reportage, je pense seulement qu'une partie de la philosophie était la (mais je doute que la française des jeux l'aie partagée, même si ils avaient inventé le principe complet, personne n'aurait pu l'utiliser, c'est sur ce point différent de ressortir une techno d'un carton)



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