Si l'élaboration de la suite n'a été qu'un souffle de couloir pendant de nombreuses années, Ubisoft a divulgué son développement l'année dernière. Les propos de son auteur tenus le week-end dernier à Paris permettent d'en savoir un peu plus à son sujet.
D'étonnantes inspirations
Jusqu'à présent, seul un mystérieux trailer a été fourni au public, permettant de (re)prendre contact avec l'un des personnages emblématiques du premier Beyond Good & Evil, à savoir Pey'j et l'héroïne Jade au loin. Michel Ancel a soutenu le fait que Beyond Good & Evil 2 est actuellement en phase de pré-production et poursuivra le scénario de l'épisode antérieur. D'un ordre technique, un grand soin sera apporté. Des environnements plus denses, une immersion plus ancrée, davantage d'enquêtes et une liberté exacerbée sont évoqués. Le directeur a ensuite fait cas des inspirations qu'il a favorisé pour concevoir le projet qu'il voulait mener :
« Ça a été un mélange de beaucoup d'expériences. C'était un fantasme de créer un jeu d'aventure, un univers également. C'était le jeu que je voulais créer depuis longtemps. Il y a eu beaucoup d'inspirations : l'univers de Miyazaki [co-fondateur du studio Ghibli, à l'origine d'animés tels que Princesse Mononoké, Le Château dans le Ciel, Le Voyage de Chihiro...], ma propre inspiration, la politique et les médias ; le thème du 11 septembre - le journal de CNN avec les messages de l'armée et le climat de peur. Et ça a été un mélange d'autres univers. C'est différent de Zelda et d'autres titres comme cela. Ce sont de très bons jeux, mais il sont hors du temps. BG&E provient de l'actualité ».
Concernant les plates-formes qui accueilleront ce nouvel épisode, Ancel est resté très évasif, bien qu'une édition spéciale dédiée à la Wii pourrait potentiellement être envisagée. Ancel a précisé qu'il apportera un budget publicitaire plus important que sur le premier volet, dans l'optique d'éviter les erreurs commises avec le premier volet.