"Notre but à Bioware est de créer la meilleure expérience narrative. Faire passer l'émotion à travers l'histoire et plus particulièrement ses personnages virtuels est la clé pour arriver à remplir ce défi". A l'écoute de ses propos, il ne fait aucun doute que Mass Effect (test ici) respire de cette volonté à chercher à faire véhiculer des émotions à travers les protagonistes que l'on contrôle. En un sens, Bioware souhaite humaniser les êtres digitaux.



Le cinéma et les jeux

"C'est une chose de créer un monde nouveau que personne n'a encore exploré mais la création d'un espace inédit n'est pas suffisante. Nous voulons que le joueur ressente quelque chose vis à vis de cet endroit, qu'il se sente impliqué vis à vis des personnages et des péripéties." Aucun doute là dessus, Marc Walters n'opte pas pour la passivité du joueur mais bien pour son activité et son implication. Une bonne chose. Il évoque ensuite, suite à une question, le lien entre le cinéma et les jeux vidéo.

Malgré des ponts évidents entre ces deux arts, il souligne, avec justesse, que le monde cinématographique est fait d'expériences linéaires. Le spectateur est passif et suit la voie tracé pour lui par le réalisateur. Un jeu vidéo, à l'inverse, possède une histoire qui est contrôlée et vécue par le joueur. Au final, il est rassurant, à l'écoute des propos de Marc Walters, de voir que Bioware semble avoir saisi les particularités du secteur vidéoludique. Car en effet, sa force future résidera dans l'audace de ses choix et de sa singularité, détachée des autres milieux, malgré leur influence inconsciente.
Source : gameindustry