Asus prudent face aux smartbooks et lecteurs e-paper

Le par  |  2 commentaire(s) Source : Digitimes
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Asus a été le premier à lancer la nouvelle catégorie des netbooks fin 2007, avant d'être rattrapé par la concurrence. Pour ce qui est de la tendance des smartbooks et des lecteurs e-paper, le groupe taiwanais se montre plus prudent.

asus_logoEn lançant un petit ordinateur portable aux performances limitées mais à un prix imbattable, Asustek ne se doutait sans doute pas qu'il allait transformer le marché et même aider à soutenir le marché des ordinateurs durant la crise économique mondiale de 2008-2009.

Il a en effet été le premier à proposer dès la fin 2007 un produit, l' Eee PC, qui allait devenir emblématique d'une nouvelle catégorie, les netbooks, produits nomades à emporter partout avec soi mais limité surtout à la consultation d' Internet et de sa messagerie.

Depuis, la concurrence s'est engouffrée sur le créneau et des acteurs comme Acer ou Samsung ont su prendre les devants en nouant des partenariats avec les opérateurs mobiles pour faire subventionner leurs produits.

En 2010, de nouvelles tendances émergent, portées par les concepts de smartbooks et de lecteurs e-paper et le salon CES 2010 permet aux plus précoces de dévoiler leurs premiers produits. Ce ne sera pas le cas pour Asustek, a prévenu Jonney Shih, président du groupe, qui va rester cette fois en retrait des nouvelles modes.


Smartbooks et lecteurs e-paper : Asustek attend de voir venir

Le groupe taiwanais ne présentera au salon aucun smartbook ni lecteur e-paper, préférant attendre que le marché gagne en maturité. Pour lui, l'absence de compatibilité des smartbooks avec les logiciels courants est un problème majeur.

Asustek en a fait l'expérience en proposant des netbooks sous Linux mais qui n'ont pas fait le poids, alors qu'ils étaient moins chers, face aux modèles dotés de Windows. En revanche, les différences de performances que l'on pourrait rencontrer entre smartbook et netbook ne semblent pas constituer pour lui un obstacle.

Pour les lecteurs e-paper, l'incertitude sur l'évolution des plates-formes est tout aussi forte. Et si le hardware ne pose pas de problème particulier, c'est toute la partie de la fourniture de contenus qui doit être explorée. En attendant de trouver un modèle économique acceptable, Asustek ne préfère pas se lancer sur ce marché.

Asustek entend malgré entrer dans le Top 3 des vendeurs d'ordinateurs portables en 2011 et espère voir ses livraisons progresser de 30% cette année, tout en démarrant une gamme d'ordinateurs professionnels pour profiter de l'effet de reprise attendu sur ce secteur.

 

Note : ne pas confondre le terme générique smartbook avec smartbook AG qui est une marque déposée.

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Le #574461
"en proposant des netbooks sous Linux mais qui n'ont pas fait le poids, alors qu'ils étaient moins chers, face aux modèles dotés de Windows."

Desinformation pure et simple pour plusieurs raisons :

1 / les netbooks Linux representent plus de 30% des ventes sur la planete (cf. http://www.geekwithlaptop.com/fr/linux-has-32-percent-of-netbook-market-says-study/). Il serait donc temps d'arreter de zieuter le nombril europeen.

2 / a materiel egal, les netbooks Linux sont vendus plus chers, ce qui explique entre autres pourquoi nombre de Linuxiens ont prefere payer la "taxe windows" pour ensuite coller leur Linux dessus... On a egalement pu constater que des fabricants ont ampute les versions Linux d'un peu de RAM, de processeur, de disque dur ou d'ecran, pour maintenir leur marge. En clair, un fabricant preferera toujours que Microsoft lui paie l'installation de windows et des autocollants "moi, moi et moi" obligatoires, plutot qu'un OS gratuit qui ne rapporte rien - CQFD. C'est tout le probleme de la vente liee qui favorise le monopole en place.

3 / les fabricants ont impose des versions de Linux que les Linuxiens eux-memes ne connaissaient pas et ont fini par decrier pour leur aspect beaucoup trop "ferme". En voulant imposer leurs versions Linux maison, les fabricants n'ont pas compris qu'ils se coupaient eux memes de leur public... Erreur stupide de strategie. Ca va un peu mieux depuis que les grandes distributions proposent des versions "special netbook" qui fonctionnent tres bien - mais le probleme, c'est qu'entre temps, MS s'est depeche de ne surtout pas laisser la place vacante en bradant son XP...

En definitive, je me permets de vous rappeler qu'il est de votre devoir de journaliste d'informer au sens large, et non pas juste ce qui vous arrange pour votre petit article.

De memoire, l'impartialite est sensee etre un devoir dans votre profession... Merci donc de travailler vos prochains sujets un peu plus "professionnellement".
Le #574741
Merci pour les compliments

Plus sérieusement, ce que vous prenez pour une vile attaque contre les netbooks Linux n'a pas lieu d'être.
Je m'explique :

Dans votre citation, vous oubliez le début de la phrase : Asustek en fait l'expérience...

L'expérience de quoi ? ce qui est au-dessus : du problème de compatibilité logicielle aux débuts du marché des netbooks car c'est bien de ça dont il est question dans la première partie de l'article.

C'est précisément ce que vous expliquez dans votre 3 / : même les Linuxiens ne s'y sont pas retrouvés avec les versions de Linux proposées alors.

On pourrait même rajouter pour les arguments qui ont défavorisé Linux le fait que les fabricants ont présenté les netbooks comme des ordinateurs portables miniatures alors que ce sont des produits nomades pour le surf sur Internet et la messagerie.

En faisant ça, ils ont promis à l'utilisateur qu'il retrouverait la même expérience que sur leur ordinateur de bureau. En mettant en avant Windows, il était encore plus facile d'aller dans ce sens pour faire du volume alors que le marché a compté très rapidement de nombreux acteurs.

Entre un ordinateur portable à 800-1000 € et un netbook "qui fait la même chose puisqu'il y a Windows dessus" à 300-400 €, le grand public s'y est rapidement intéressé, au prix d'une certaine frustration (taux de retour important, déception par rapport aux performances qui ne sont pas celles d'un ordinateur portable).

Cela ne signifie pas que Linux était moins bon, mais plutôt qu'il s'est fait rattraper par une logique de marché de masse. C'est là où les netbooks Linux "n'ont pas fait le poids".

Deuxième point, je n'écris pas ce qui m'arrange. Vous trouverez en fin d'article un lien direct vers la source primaire, chose que vous trouverez très rarement chez les sites concurrents.

Si vous avez la curiosité d'aller y faire un tour, vous constaterez que ce discours n'est pas le mien mais celui de...Jonney Shih. Je vous laisse la responsabilité d'affirmer que le président d' Asustek ne comprend rien au marché des netbooks, ce n'est en tout cas pas mon propos.

Pourquoi toute cette digression sur les netbooks ? Parce que les smartbooks arrivent et que leur lancement pourrait produire les mêmes effets.

Or, que trouve-t-on dans le premier smartbook commercial officialisé, le Lenovo Skylight ? Un système Linux spécifique. On peut se demander si ce que vous qualifiez d'"erreur stupide de stratégie" n'est pas en train de se reproduire dans le domaine des smartbooks, même si cette fois Moblin, Android et d'autres peuvent jouer un rôle tout en étant suffisamment soutenus par un écosystème de développeurs.

Ce ne sont donc pas les qualités de Linux qui sont remises en cause mais la façon qu'a l'industrie de l'apporter au public. Asustek observe quelles tendances vont émerger avant de se lancer au lieu de partir le premier et de se faire rattraper ensuite très rapidement.
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Anonyme
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