Bouygues Telecom : le démontage d'antenne-relais confirmé

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antennes relais

En septembre dernier, Bouygues Telecom avait été condamné à démonter une antenne-relais dans le département du Rhône. La cour d'appel de Versailles vient de confirmer cette décision.

antennes relaisIl y a quelques mois, l'opérateur Bouygues Telecom avait été condamné à démonter une antenne-relais dans la ville de Tassin-la-Demi-Lune, dans le Rhône, après le dépôt d'une plainte par trois couples de riverains.

Ce démontage avait été demandé au nom du principe de précaution, invoquant un risque sanitaire potentiel pour la santé des personnes vivant autour de l'antenne. L'opérateur devait également verser 3.000 € à chaque couple.

Bouygues Telecom est logiquement allé en appel mais la décision rendue mercredi 4 février confirme le démontage de l'antenne-relais et impose maintenant le versement de 7.000 € par couple. La cour d'appel, tout en reconnaissant que le risque sanitaire n'était pas prouvé, veut tenir compte des incertitudes sur la question et estime qu'on ne peut pas complètement écarter l'hypothèse d'un effet sanitaire.

La décision confirmée ici pourrait être lourde de conséquences pour les opérateurs en créant un précédent sur lequel les plaintes futures vont pouvoir s'appuyer. Le principe de précaution, qui n'exprime en réalité qu'un déficit de connaissances sur un sujet, trouve ici une justification qui n'apparaissait pas de façon évidente dans la décision initiale, où l'on parlait plutôt de " trouble anormal du voisinage ".


Le principe de précaution, une justification à double tranchant
L'opérateur regrette d'ailleurs ce glissement dans l'argumentation et annonce déjà qu'il étudie les recours possibles. Cette orientation du débat inquiète également l' AFOM ( Association Française des Opérateurs Mobiles ) dans la mesure où le principe de précaution, sans avoir besoin d'être étayé par aucun argument sinon la conviction intime des plaignants, suffit à justifier une décision contraire au consensus de l' OMS ( Organisation Mondiale de la Santé ) et aux positions du Ministère de la Santé.

D'un autre côté, on peut rétorquer qu'un consensus ne vaut que tant que son contraire n'est pas démontré et la future étude Interphone pourrait ( ou pas ) apporter des éléments nouveaux sur cette question, qui a ressurgi régulièrement au cours de l'année 2008.

Si les riverains se félicitent de constater que leurs craintes ont été prises en compte, l' AFOM tient à rappeler que " les antennes-relais sont nécessaires au fonctionnement des téléphones mobiles " tandis que les opérateurs ont des obligations de couverture réseau et de qualité de service imposées lors de l'attribution de leur licence.

On pourra rapprocher cette affaire ( et vraisemblablement celles qui suivront ) de la remarque de Hubert Falco, secrétaire d'Etat à l'aménagement du territoire, qui évoquait la difficulté de trouver des sites d'implantation pour les antennes-relais dans les zones blanches : " tout le monde veut la téléphonie mobile mais personne ne veut d'une antenne près de chez lui. "

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Vos commentaires

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Le #409021
J'aurai réagi de la même manière (je cherche une nouvelle maison, et je prend très sérieusement la proximité d'antenne relais), je pense que mes enfants n'ont pas à être exposé directement à ces ondes électromagnétiques. Il est prouvé que de forte doses donnent le cancer. Ce qui n'est pas prouvé, ce sont les moyennes doses en longue exposition (pour faire un tel test, cela prend plusieurs années, de toute façon, un tel test n'est pas nécessaire, nous serons nous-même les cobayes, et contrairement à l'amiante, je ne pense pas qu'il y ait des solutions de rechanges, à part baisser la puissance, et améliorer la sensibilité des dispositifs de réception).
Ce qui est étrange, c'est qu'on n'installe pas des antennes dans les cours de récréations!
Si j'ai besoin d'appeler chez moi, j'utilise le téléphone fixe, alors je ne vois pas pourquoi les antennes dans la campagne doivent se trouver au beau milieu des habitations!
Le #409041
@Prisme
Tout cela n'est qu'un immense faux problème.
En fait, les antennes seraient bien mieux accepté est acceptées si leur puissance rayonnée est moindre !

A 20W sur la bande des 2Ghz ça fait énorme.

Par comparaison le WiFi c'est 200 fois moins et ça râle encore.

Passer d'un relais de 20W à un relais de quelques centaines de miliwatts nécessiterait un déploiement 100 fois plus important et des investissements en conséquence.
Bien évidemment, les opérateurs vont plutôt dans le sens de minimiser leurs investissements et donc d'augmenter la puissance plutôt que de la baisser.
Il y a des cas connus de cela.

Bref, si donc dans les zones denses la puissance rayonnée était bien moindre et donc, en conséquence, le nombre de relais bien plus important cela serait bien davantage accepté (à condition qu'elles ne soient pas visibles).

db

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Anonyme
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