Europeana_Logo La Commission européenne nous a donc refait le coup de la France avec le Géoportail de l'IGN. A l'heure de son lancement officiel, la bibliothèque numérique européenne n'aura donc pas supporté le choc de la curiosité internaute évoquée hier. Quelques minutes de fonctionnement en pointillé avec le doublement du nombre initial de serveurs dédiés mais c'est apparemment la mort dans l'âme que la CE a dû se résoudre à remettre à plus tard le libre accès au patrimoine culturel et scientifique de l'Europe.


Deuxième tentative en décembre
Désormais un seul message pour tout internaute qui tente d'accéder à Europeana : " Le site est temporairement inaccessible en raison du trop grand intérêt suscité après son lancement (10 millions de clics par heure). Nous faisons de notre mieux pour rouvrir Europeana dans une version plus robuste dès que possible. Nous serons de retour à la mi-décembre ". Ce n'est donc pas ce week-end que vous aurez le loisir de vous cultiver en naviguant sur Europeana.

On s'étonnera toutefois qu'avec les ambitions affichées pour Europeana et son lancement en grande pompe, le site ne se soit pas montré... robuste. Se confiant à l'AFP, un porte-parole de la Commission européenne a indiqué : " On a dû prendre cette triste décision hier soir - quand on s'est approché des 20 millions de clics par heure - de réduire la pression sur le site en le fermant provisoirement. [...] La demande était trop massive ".

Il faudra donc patienter encore quelques semaines pour découvrir Europeana, projet au coût total de 225 millions d'euros, sans prendre en compte les tableaux ou les manuscrits à numériser.