Hadopi : des professionnels du cinéma fustigent la loi
Dans une lettre ouverte parue dans Libération, 13 représentants du cinéma français signent une protestation à l'encontre du projet de loi Création et Internet.
C'est aujourd'hui que la Commission Mixte Paritaire se réunit pour rédiger un texte commun entre l'Assemblée nationale et le Sénat du projet de loi Création et Internet. Il s'agira de gommer certains points de divergence pour produire un texte soumis au vote du Parlement le jeudi 9 avril. Autant dire que la lettre ouverte de quelques représentants protestataires du cinéma français risque de rester lettre morte.
Une lettre contre la répression du projet de loi
Parue dans Libération, elle a été signée de 13 cinéastes, producteurs et artistes : Chantal Akerman, Christophe Honoré, Jean-Pierre Limosin, Zina Modiano, Gaël Morel, Victoria Abril, Catherine Deneuve, Louis Garrel, Yann Gonzalez, Clotilde Hesme, Chiara Mastroianni, Agathe Berman et Paulo Branco.
Dans cette missive, les signataires marquent leur ferme opposition au projet de loi qui ne fait " qu'instaurer un mécanisme de sanctions à la constitutionnalité douteuse et au fonctionnement fumeux ". C'est alors l'enchaînement de tout ce qui a déjà été mis en lumière par les opposants au texte : une loi fondée sur la présomption de culpabilité avec aucune preuve fiable apportée, aucun recours gracieux possible, une coupure de l'accès à Internet extensible à l'infini, une loi en contradiction avec le droit fondamental mis en valeur par le Parlement européen.
Présentée comme le " fruit d'un lobbying massif ", la loi est qualifiée de " démagogique, techniquement inapplicable, bêtement ignorante des nouveaux procédés de téléchargement et purement répressive ", sans prévoir aucun nouveau moyen de rétribution pour les ayants droit. À peine voilé, le regret qu'un système de licence globale n'ait pas remporté plus d'adhésion mais il est également fait mention d'une " plateforme unifiée de téléchargement des œuvres à prix accessibles et sans DRM ".
L'intégralité du contenu de cette lettre ouverte qui ne fait pas dans la demi-mesure est disponible sur le site Ecrans de Libération, et avec en guise de conclusion un appel :
" Nous appelons tous les amoureux du cinéma et des libertés, de la création et de la diversité à faire entendre leur voix auprès de leurs représentants afin d'abandonner tant qu'il est encore temps le dispositif Hadopi et de mettre en place un système plus juste, équilibré et prenant en compte les intérêts de tous. "
- La ministre de la Culture et de la Communication profite de l'approche de la Fête de la Musique pour faire une nouvelle fois la promotion de la loi Création et Internet, insistant notamment sur le principe de la lettre recommandée afin...


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Genre je suis contre après que le mal soit fait...
La loi n'est pas encore définitivement votée et les décrets pas encore parus
Avant tout ça il y aura le recours au Conseil Constitutionnel et au Parlement Européen qui a voté massivement "l'inaliénation de l'accès à internet" (amendement 46)
Cela contribue à gêner la mise en oeuvre d'une loi dans laquelle au fond personne ne croit plus, sauf la Ministre de l'Inculture qui prends OpenOffice pour un pare feu et avoue que dans son Ministère on utilise les logiciels libres
c'est un mal bien de chez nous de réagir après la guerre...
Que des stars qui se prononçent contre cette loi, peut etre une occasion pour eux de "renégocier leur contrat avec les majors" ? tssss.
PS: Qu'ils aillent voir les ingés Cisco, qu'ils aillent en Chine voir si c'est innapplicable techniquement, certains passeront sous les filets mais la grande majorité non .Déjà Si google, si les Fai redirigent les requetes, ça sera bien avançé, si on impose des quotas de téléchargement (5 gigas max), ça ralentira considérablement le piratage. Après il suffira de tatouer les disques de plus de 500 gigas et de mettre en oeuvre le TCPA