Livres numériques : les abonnements sont légaux sauf en illimité

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Ce n'était pas gagné d'avance, mais finalement, la médiatrice du livre a donné son accord pour la diffusion des modèles d'abonnement en streaming pour les livres numériques.

Laurence Engel, médiatrice du livre a ainsi trouvé un accord avec trois start-up françaises qui souhaitaient proposer un service d'abonnement en streaming sur le secteur du livre numérique. YouScribe, YouBoox et Izneo obtiennent donc le feu vert pour leurs offres, mais pas sans aménagement toutefois.

C'est l'arrivée de Kindle Unlimited qui a occasionné la fronde des acteurs du livre et la montée au créneau de Fleur Pellerin qui mettait en doute la légalité de l'offre. En cause, la violation de la loi sur le livre de 2011 qui établit que ce sont aux éditeurs de fixer le prix de leurs ouvrages... Une situation impossible dans le cadre d'un abonnement où l'utilisateur final n'est pas véritablement acheteur.

Kindle Unlimited

Chez YouScribe, la loi est adaptée de la sorte : ce sont les éditeurs qui fixent leur barème par page " Une sorte de prix imaginaire qui permet de déterminer une limite de consommation pour les lecteurs". Les abonnés sont mutualisés pour créer une limite de consommation globale et non individuelle.

Il ne sera pas question d'illimité, la plateforme évoque qu'en général, les abonnés pourront profiter de 8 à 20 livres par mois. " Beaucoup d'éditeurs sont intéressés par le streaming, car, au final, un abonné investit plus qu'un acheteur de livres. Le panier moyen d'un abonné YouScribe est de 120 euros par an contre 80 pour un acheteur classique."

Si jamais la plateforme devait dépasser les limites imposées par les éditeurs, les prix seront revus à la hausse.

Izneo de son côté a opté pour une solution inverse : l'offre est illimitée, mais se résume aux ouvrages d'un même éditeur.

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Vos commentaires

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Le #1845996

Si on interpréte la loi dans son sens strict, l'éditeur ne devrait donc pouvoir imposer son prix, vu qu'en location, il n'y a pas de vente de livre, mais vente d'un droit d'accès.

Le #1846010
Une honte que la loi protège à ce point une minorité de privilégié et prive ceux qui ont le moins de moyens du moyen de sortir de leur situation défavorable par un accès à la culture. Nos politiques sont tous vendus aux lobbies.
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Anonyme
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