Marché de la musique : toujours en chute
Pour la huitième année consécutive le marché de la musique enregistrée est à la baisse.
À l'heure du bilan 2009, le Syndicat national de l'édition phonographique ( SNEP ) semblait plus enthousiaste qu'à l'accoutumée pour les résultats du marché de la musique enregistrée en France. À l'heure du bilan 2010, le SNEP souligne que pour la huitième année consécutive ce marché a poursuivi sa chute, mais elle est peut être plus sévère qu'elle aurait dû l'être.
Le SNEP rappelle en effet que l'année 2009 a connu de fortes ventes liées au décès de Michael Jackson en juin 2009. Comme un roi de la pop, ça ne meurt pas tous les ans, il n'y a pas eu de dopage des ventes pour 2010 et la chute du marché n'est que d'autant plus marquée. Par ailleurs, le marché a souffert fin 2010 d'une consommation moindre imputée aux conditions météorologiques difficiles qui ont contribué à une baisse de 9 % des achats en magasins.
Le marché de la musique enregistrée a ainsi accusé en 2010 une baisse de -5,9 %. En 2009, cette baisse n'avait par contre été que de -3,2 %, à comparer toutefois à la baisse de -15 % en 2008. Pour 2010, le marché de la musique enregistrée a représenté 554,4 millions d'euros dont 466,3 millions d'euros pour le marché physique ( -8,9 %) et 88,1 millions pour le marché numérique qui affiche une belle progression à +14,1 %. Il n'y a toutefois toujours pas d'effet de compensation.
Sur ce marché du numérique, celui des sonneries téléphoniques est considéré comme en fin de cycle. Le téléchargement est lui toujours en forte progression au niveau des ventes. Pour le streaming, le SNEP note " l'explosion " ( +60,5 % ) des revenus issus des abonnements à un service de musique en ligne ( 14,6 M€ ).
Le regard du SNEP sur le streaming gratuit financé par la publicité est par contre beaucoup plus critique avec une progression de seulement +8% ( 9 M€ ) et un système qui montrerait ses limites. Pascal Nègre, qui est aussi le président du SNEP, n'a d'ailleurs pas manqué de critiquer le modèle du streaming gratuit. Selon lui, le streaming gratuit ne doit servir qu'à faire connaître une marque, puis doit passer au modèle payant avec abonnement.
- Selon le Syndicat national de l'édition phonographique, la situation du marché français de la musique enregistrée s'améliore et repart même à la hausse, ventes physiques comprises.


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Et pour la 8e année consécutive, la qualité de la musique est à la baisse, c'est peut-être lié
On parle ici de chiffre d'affaire, pas de marge.
En caricaturant (chiffres arbitraires), un CD album coute 20 €, avec un prix de revient de 10 €, et un album numérique coute 10 €, avec un prix de revient de 3 €, donc en fait ils ont tout intérêt à vendre du numérique.
Je serais curieux de connaitre les même chiffres sur la marge. Il faut regarder peut-être du côté du bilan de ces grandes sociétés ? juste pour voir qu'elles ne perdent pas de bénéfice ?
Bref...
Si on regarde bien les artistes les plus talentueux et créatifs aujourd'hui n'ont pas de problème de vente ou de téléchargement .La seule chose il sont souvent moins connu du grand public,font beaucoup de live et ne se font pas entuber de 90% leur boulots par les majors !