MMM : la fermeture de MegaUpload... c'est Sarkozy ?
La députée Muriel Marland-Militello présente Nicolas Sarkozy comme l'homme qui a dit non et établit une forme de lien avec la fermeture de MegaUpload.
Muriel Marland-Militello - qui a notamment été le rapporteur du projet de loi Hadopi pour la commission des affaires culturelles de l'Assemblée nationale - ne dit évidemment pas que c'est Nicolas Sarkozy qui a fait fermer le site MegaUpload. Néanmoins, il y a de quoi être déconcerté avec ses déclarations repérées par Numerama.
La députée UMP semble établir une forme de lien entre les prises de position de Nicolas Sarkozy et la fermeture du MegaUpload orchestrée par les autorités américaines. Comment en effet interpréter une telle déclaration :
" C'est grâce aux initiatives de notre président de la République Nicolas Sarkozy que la communauté internationale est décidée à ne plus céder à un certain fatalisme qui pouvait exister en la matière. Cette décision de justice ( ndlr : affaire MegaUpload ) en est une illustration. "
Sur son blog, la députée présente Nicolas Sarkozy comme " l'homme qui a dit non ", le seul qui a eu " le courage de s'attaquer vraiment au piratage et de chercher des solutions pérennes favorables à la démocratisation culturelle ". De quoi quasiment le faire entrer dans la postérité ou plutôt " l'histoire de la culture ". Rien que ça.
Dans son billet qui ne manquera certainement pas de faire réagir, Muriel Marland-Militello reprend le concept " d'Internet responsable " et fait resurgir celui " d'Internet civilisé ". Forcément, elle plaide en faveur de l'Hadopi.
- Le président de la République salue la fermeture de MegaUpload.


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Faut qu'ils arrêtent la fumette ...
S'il est hypocrite de ne voir que de la censure dans la fermeture de MU sans évoquer le piratage, il n'en reste pas moins choquant de lire dans un tel post un focus absolument total sur le piratage sans évoquer la censure. Bref, à chaque fois la problèmatique du comment limiter le piratage sans censurer pour autant (NB: j'ai pas la solution à ça...) est soigneusement esquivée.
Lors des révolutions arabes les gus du gouvernement se félicitaient tous de la liberté de l'information permise par internet, mais maintenant ils veulent l'éliminer sans le dire... "Je dis ce que je fais et je fais ce que je dis", peut-être, mais "je dis pas quelles sont mes intentions": la liberté d'expression c'est bien chez les autres, mais pas chez nous... faudrait pas que ce mouton de peuple se révolte contre nous. On leur a d'ailleurs soigneusement lavé les cerveaux, comme en témoigne le fait que nombre d'entre eux ne se rendent même pas compte qu'il existait des cas d'usages légaux (minoritaires, certes, mais bien réels et bien dans la m**** maintenant que leurs fichiers ont disparu). La plupart des journalistes sont d'ailleurs complices, les quelques interviews d'anciens utilisateurs de MU que j'ai pu entendre concernant tout le temps des usages illégaux (serial pirate qui déclare qu'il va juste changer de plateforme, c'est très malin ça...) et jamais des usages légaux...
Ça me rappelle la fermeture de Napster, il y a quelques années, quand toutes les majors pensaient que cela être la fin du partage et qu'elles pourraient recommencer à vendre de la daube.
Et ca se ressent de plus en plus, quelque soit le parti... Ca fait peur.