
C'est à l'occasion de son
Research Experience Day annuel que le fabricant de terminaux et équipementier télécom
Motorola a dévoilé quelques aspects de l'avenir des téléphones portables et des réseaux mobiles sur lesquels ses ingénieurs travaillent.
Pour préparer les terminaux et les modèles économiques de demain ( voire d'après-demain ), il faut y réfléchir maintenant. Et l'objectif affiché durant l'événement passe par la
simplification de l'expérience utilisateur.
Parmi les champs de recherche, les systèmes de contrôle modulables, passant par des
interfaces tactiles, ont la part belle. Nombreux ont été cette année les terminaux mobiles faisant appel à une interface tactile remplaçant les touches physiques et pouvant être modifiées à volonté.
Dans un genre similaire, le japonais
DoCoMo a présenté au CEATEC Japan 2007 des
prototypes de claviers e-paper pouvant changer d'affichage selon l'application utilisée. Dans ses laboratoires, Motorola planche sur ces concepts de claviers modulables, dont les touches se transforment de chiffres en lettres, en passant par les commandes de lecteurs musicaux embarqués.
Cependant Motorola veut y rajouter le
sens du toucher : une pression sur la touche virtuelle renverra une vibration à l'endroit où l'écran tactile a été percuté. Ce type de réponse localisée à la pression est réalisé en collaboration avec des sociétés spécialisées dans ce domaine, comme
Synaptics.
Les éléments de réseau au-delà de la 4G seront collaboratifsMais Motorola est également un équipementier télécom impliqué dans les solutions réseaux dites 4G, comme le
WiMAX et la
3G LTE (
Long Term Evolution ), pour lesquels la société a présenté ses solutions.
Le Research Experience Day fut également l'occasion de présenter des ébauches de technologies
"au-delà de la 4G" (
Beyond 4G ). Dans cette anticipation, qui n'interviendra pas avant 7 ou 8 ans, les terminaux et les réseaux
coopéreront pour fournir toujours plus de bande passante.
Ces appareils mobiles seront en effet capables d'utiliser pour leurs transmissions deux stations-relais environnantes ou une station-relais et un terminal mobile à portée ( s'il autorise un tel type de partage ) grâce aux possibilités de gestion
MIMO (
Multiple Outpout Multiple Input ), ce dernier servant alors de point de passage vers sa station-relais la plus proche, un peu à la manière d'un réseau mesh.
Motorola s'intéresse aussi aux nouveaux modes de communication dans les pays en voie de développement et imagine des stations-relais ou des bornes de recharge pouvant être utilisées pour 20 mobiles à la fois et alimentées par des
panneaux solaires.
Ou encore des sortes de cabines téléphoniques dans lesquelles les personnes peuvent écrire des messages qui sont stockés en attendant le passage d'un bus embarquant une unité cellulaire capable de les transmettre vers leurs destinataires.