De la peau de poisson pour cicatriser et guérir plus vite

Le par  |  15 commentaire(s)
tilapia

Une équipe de chercheurs de l'Université de médecine de Shanghai vient de mettre en avant les bienfaits de la peau de poisson dans la cicatrisation des blessures.

Les prochains pansements dont nous disposerons seront-ils réalisés à base de peau de poisson ? Les résultats d'un programme de recherche mené par l'Université de médecine Jiatong de Shanghai le laissent penser.

Une équipe de chercheurs menée par Jiao Sun a mis en évidence que le collagène extrait de la peau des poissons pouvait accélérer la cicatrisation des plaies sans aucune des autres complications jusqu'ici constatées avec l'utilisation de collagène issu d'autres sources.

Les scientifiques savaient déjà que le collagène était particulièrement efficace dans le processus de cicatrisation. Néanmoins, il s'agit d'une substance particulièrement onéreuse et qui ne réagit pas toujours de la même façon en fonction de son origine. Le collagène de poisson pourrait ainsi se présenter comme une alternative accessible et universelle.

Collagène poisson 1 Le collagène est la protéine la plus abondante dans notre corps, il permet de maintenir nos cellules et nos organes en place, mais a également un rôle dans la régulation des gènes, la signature et la croissance cellulaire, la présence de collagène ou non a ainsi un impact sur la façon dont nos cellules se comportent.

En couvrant une plaie de collagène, on crée une trame permettant aux nouvelles cellules de venir se poser et se multiplier plus rapidement. Cela provoque une meilleure guérison dans des temps raccourcis. Actuellement, la plupart des collagènes utilisés dans le domaine médical proviennent de mammifères comme le porc ou la vache. Ces protéines sont proches de celle de l'homme, mais des impuretés présentes dans ces dernières peuvent provoquer la transmission de maladies entre les espèces. Cela implique des processus stricts de prélèvement et de transformation du collagène.

Avec le poisson, ces précautions n'ont pas vraiment lieu d'être puisqu'il n'existe aucun risque de chevauchement pathogène avec l'homme.

L'équipe de chercheurs s'est focalisée sur des tests avec du collagène prélevé sur la peau d'un tilapia. Les protéines ont été filées en nanofibres pour faciliter leur application sur la blessure d'un rat. Il a été démontré des similitudes entre le collagène du poisson et celui de l'homme, notamment sur sa capacité à repousser l'eau et à se montrer stable jusqu'à 45 degrés Celsius, ce qui se veut parfait pour une application dans le corps humain.

Le rat de laboratoire n'a montré aucune réponse immunitaire à l'application de collagène de poisson sur sa blessure, et des tests croisés ont permis de mettre en évidence une guérison plus rapide chez les rats traités.

Il faudra mener plusieurs tests avant d'envisager des tests cliniques sur l'homme, et voir arriver des solutions permettant d'accélérer la cicatrisation avec ce type de collagène.

Complément d'information

Vos commentaires Page 1 / 2

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Le #1834309
Je me demande ce qui restera de notre humanité dans 50 ans?
Anonyme
Le #1834317


Je suis pas d'accord avec l'article et les chercheurs, car ok y a des maladies qui se transmettent du cochon à l'homme, mais peut etre y a aussi des maladies qui se transmettent du poisson à l'homme.
Déjà on a vu les virus des oiseaux ou des chauves-souris transmis vers l'homme.
Alors méfiance avec ce genre de découvertes.
Le #1834318
Ca va sentir la morue ...
Anonyme
Le #1834319
FRANCKYIV a écrit :

Ca va sentir la morue ...




un peu de sel et de poivre, grillé à point, et bon appétit.

hm les barbecues de sardine grillée, ça me manque !
Le #1834328
Au moins, eux, ils cherchent dans la bonne direction !!!

Après pour choper la grippe saumonée, faut voir...
Anonyme
Le #1834341
lebonga a écrit :

Au moins, eux, ils cherchent dans la bonne direction !!!

Après pour choper la grippe saumonée, faut voir...





ben justement, je suis certain qu'il existe des virus qui se transmettent du poisson à l'humain et pour l'instant on les connait pas encore...


Le #1834355
je deteste le poisson
Anonyme
Le #1834359
candylover a écrit :

je deteste le poisson





depuis qu'ils ont pollué tous les océans, les poissons sont pleins de métaux lourds et autres poisons, donc vaut mieux pas trop en manger...

toutes façons, bientot y en aura plus assez pour les vendre, car ils ont tout pêché ! t'as meme des pêcheurs européens qui vont pecher en afrique leur voler leurs poissons ...t'imagine ?
Le #1834421
Pensez à lire l'article avant de commenter.
Le #1834427
"Une équipe de chercheurs menée par Jiao Sun a mis en évidence que le collagène extrait de la peau des poissons pouvait accélérer la cicatrisation des plaies sans aucune des autres complications jusqu'ici constatées avec l'utilisation de collagène issu d'autres sources."

Le but est d'utiliser le collagène de la peau des poissons (pas les écailles… ) pour accélérer la cicatrisation de plaies. Tout comme on se sert d'asticots pour nettoyer des plaies profondes (ces petites bêtes mangent les chairs nécrosées, pas les chairs saines, ça limite donc les risques de surinfection voire de gangrène, et ça coûte nettement moins cher qu'un traitement à coup d'antibiotiques bien lourds). Ça m'étonnerait que la méthode en question consiste à mixer un poiscaille et te tartiner de la rillette de thon sur la plaie…ah oui, il y a le verbe "extrait". Ça implique une "extraction", sûrement par un procédé chimique précis, pas avec une petite seringue plantée dans le poiscaille. 'fin bon…
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Anonyme
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