PRISM : les grandes oreilles britanniques y ont aussi eu accès

Le par  |  4 commentaire(s) Source : The Guardian
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Si la NSA est à l'origine du programme PRISM de récupération des données personnelles de certains utilisateurs partout où elles se trouvent, d'autres organismes non US y ont eu accès, comme le GCHQ britannique.

Pendant que les médias découvrent naïvement que les données personnelles stockées sur les serveurs des grands groupes américains peuvent être consultées par la NSA (National Security Agency) en toute discrétion et que l'administration Obama tente à la fois de minimiser et de légitimer l'existence du programme PRISM au nom de la lutte contre le terrorisme, il apparaît que les Etats-Unis ne sont pas les seuls bénéficiaires du dispositif.

Le journal The Guardian affirme que le GCHQ (Governement Communications Headquarters) britannique, équivalent de la NSA, a utilisé le programme PRISM depuis 2010 au moins pour collecter des informations sur des individus et a obtenu 197 rapports aspirant emails, photos, vidéos et éléments des réseaux sociaux sans passer par les requêtes officielles.

GCHQ Ici aussi, il est question de surveillance d'individus suspects (non résidents US et hors des Etats-Unis, selon les bases du programme) plutôt que de flicage à grande échelle mais c'est encore la problématique de l'accès potentiel et sans contrôle à des informations relevant de la vie privée de millions de personnes qui est mise en avant.

Si The Guardian indique que le GCHQ n'utilise plus actuellement le programme PRISM, il fait remarquer qu'il n'existe aucune mention de son utilisation dans les rapports censés vérifier que les trois agences gouvernementales britanniques de sécurité respectent le cadre légal en matière d'interception et de rétention de données.

Si les relations entre les deux pays rendent logique cette coopération entre les agences de sécurité, on peut tout de même se demander quels autres services de renseignement ont accès, ou ont eu accès, aux données collectées via le programme PRISM, et dans quelles conditions.

La révélation du Guardian a bien sûr mis mal à l'aise les politiques britanniques qui se retranchent comme aux Etats-Unis derrière la justification de sécurité nationale et d'un cadre strict et limité, à savoir la surveillance de personnes suspectées d'activités terroristes.

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Vos commentaires

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Le #1347682
Bizarrement ça me fait penser au film In the Loop, comme quoi ce film est plus un documentaire qu'une comédie politique.
Le #1348282
Les anglais ont toujours été très proches des américains, et le partage de données sensibles a sûrement toujours été la règle.

Toutefois, se pose ici la question de savoir si les données partagées étaient si "sensibles" que ça, et reste le problème de l'absence totale de respect des règles ... élaborées par le gouvernement britannique lui-même ....

Encore une fois, une impression désagréable qu'on nous prend pour des cons !
Le #1348532
pas d’inquiétude. une xbox one dans chaque maison avec un kinect non déconnectable mais désactivable (sisisi microsoft l'a promis ...) et plus besoin de prism ou autres grandes oreilles
Le #1348792
Sans doute urgent de comprendre que dans le contexte numérique/internet, et pour les données clés en particulier, une notion de "sphère privée" est nécessaire, qu'il n'y a aucune fatalité technique dans la goinfrerie actuelle d'information personnelles, ni aucun besoin d'identifiant unique par utilisateur partagé entre les services. Par contre nécessité d'un nouveau rôle, et séparation très claire des rôles.

Voir à ce sujet à propos de IDéNum (dossier repris actuellement par Fleur Pellerin) :

http://iiscn.wordpress.com/2011/06/29/idenum-une-mauvaise-idee/
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