Processeurs mobiles : la Corée du Sud veut concevoir ses propres CPU

Le par  |  0 commentaire(s) Source : Business Korea
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Pour la Corée du Sud, les processeurs mobiles ont un caractère stratégique et économique tel que le gouvernement est prêt à financer le développement de ses propres CPU mobiles sur les cinq prochaines années.

L'évolution des processeurs mobiles constitue un moteur de croissance qui alimente les marchés des smartphones, des tablettes, mais aussi des systèmes de bord automobiles, de l'informatique embarquée et des gadgets connectés.

Quelques sociétés spécialisées dans ce domaine alimentent ces différents pans de l'industrie de l'électronique et en tirent de substantiels revenus grâce aux droits de licence en relation avec les architectures utilisées pour créer les coeurs des processeurs d'applications.

Coree Sud drapeau Le gouvernement de Corée du Sud constate cette dépendance à la propriété intellectuelle issue de sociétés étrangères et pour laquelle ses fleurons technologiques, comme Samsung ou LG Electronics, paient de coûteuses royalties aux concepteurs des architectures, ARM principalement, mais aussi Cadence Design Systems et MIPS.

Le ministère du Commerce, de l'Industrie et de l'Energie (MOTIE) vient donc d'annoncer un programme qui doit permettre à la Corée du Sud de disposer de ses propres processeurs mobiles.

La première étape passe passe par des processeurs économiques pour gadgets connectés et pour l'Internet des objets d'ici 2020, avec une enveloppe de 35 milliards de wons (environ 34 millions de dollars).

Le second volet portera sur la conception d'un processeur mobile haute performance utilisable dans des smartphones et tablettes d'ici 2025. Cette roadmap repose sur le constat que la Corée a dépensé 350 milliards de wons (342 millions de dollars) en 2012 en royalties pour des processeurs d'applications et que ce montant devrait atteindre 900 milliards de wons (plus de 870 millions de dollars) d'ici 2020.

Les champions technologiques et les instituts coréens sont capables de développer leurs propres processeurs mobiles mais le contexte n'était pas favorable pour une commercialisation effective. Le cadre mis en place par le MOTIE veut aller au-delà des limitations rencontrées, avant que les droits de licence ne pèsent d'un poids trop lourd sur l'industrie électronique coréenne, au rayonnement international.

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