Terres rares : les quotas imposés par la Chine sont jugés contraires aux règles de l'OMC

Le par  |  16 commentaire(s) Source : New York Times
Drapeau Chine

La Chine, productrice de 90% des terres rares utilisées dans l'industrie de l'électronique, impose des quotas de production que l'OMC estime non justifiés.

Les critiques sur les quotas imposés par la Chine sur l'exportation de terres rares, ces métaux pas si rares mais très utilisés dans l'industrie de l'électronique, ont finalement fait mouche auprès de l'OMC (Organisation Mondiale du Commerce).

Drapeau Chine Productrice de 90% des volumes de terres rares, la Chine a commencé à imposer des quotas en 2005, évoquant la nécessité de préserver sa ressource. En 2012, Etats-Unis, Union européenne et Japon ont dénoncé ces pratiques devant l'OMC en affirmant que le fournisseur cherche à maintenir des prix élevés sur les terres rares.

De son côté, la Chine avait fait valoir le déséquilibre entre son rôle de fournisseur essentiel pour le reste du monde et son stock de terres rares estimé à moins de 30% des réserves mondiales. Outre l'impact environnemental opportunément mis en avant, il y a aussi l'accusation sous-jacente que le reste du monde épuise rapidement les réserves de la Chine sans toucher aux siennes.

Le panel de l'OMC chargé de trancher ce litige a pourtant estimé que les quotas imposés par la Chine n'étaient pas justifiés et que l'argument de la protection de l'environnement n'étais pas valide, alors que le pays n'impose aucune restriction pour son marché local.

Le gouvernement chinois a maintenant deux mois pour faire appel de la conclusion du panel de l'OMC. Ce dernier ne condamne pas le fait d'imposer des quotas sur une ressource précieuse mais plutôt de ne pas respecter les mêmes règles en fonction de ses clients.

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Vos commentaires Page 1 / 2

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Le #1697132
Quand la plus grande dictature du monde devient acteur économique mondial n°1, forcément ça fait mal...
Le #1697262
bugmenot a écrit :

Quand la plus grande dictature du monde devient acteur économique mondial n°1, forcément ça fait mal...


Oui c'est facile de taper sur les chinois mais on oublie souvent de regarder chez nous les "démocratie".

Le marché fonctionne sur le principe de l'offre et de la demande; ça n a rien a voir avec le politique, c'est du business pur ! vas dire aux producteurs de pétole qu il ne peuvent pas gérer leurs ressources comme ils m'entend ...
Le #1697452
MickHammer a écrit :

bugmenot a écrit :

Quand la plus grande dictature du monde devient acteur économique mondial n°1, forcément ça fait mal...


Oui c'est facile de taper sur les chinois mais on oublie souvent de regarder chez nous les "démocratie".

Le marché fonctionne sur le principe de l'offre et de la demande; ça n a rien a voir avec le politique, c'est du business pur ! vas dire aux producteurs de pétole qu il ne peuvent pas gérer leurs ressources comme ils m'entend ...


Je crois qu'ici on touche surtout à la problématique des monopoles... Ce n'est pas un marché libre où n'importe qui peut tenter de s'établir dans n'importe quel rôle, c'est un marché contraint où un acteur unique dispose seul de la possibilité de fournir une ressource.
Les fournisseurs de pétrole ont d'ailleurs bien compris l'intérêt de ce genre de maguouille, l'OPEP étant justement un organisme dont le rôle est d'empêcher la concurrence entre les offres, de manière à ne pas laisser jouer l'offre et la demande...
Le #1697512
Ces métaux portent vraiment mal leur nom.

Concernant leur soit-disant crise, il y avait récemment un article dans le WSJ qui décrivait comment les opérateurs globaux se sont rapidement adaptés à la tentative (ratée parce que les producteurs locaux n'ont pas suivi les 'ordres', en fournissant le marché gris/noir) des dirigeants chinois de restreindre l'accès à leur marché.

D'autres mines ont donc rapidement ouvert de par le monde pour compenser la restriction temporaire. Cet état de fait laisse maintenant présager une surproduction à venir et une poursuite de la baisse des prix, ce qui conduit les chinois à actuellement consolider leur industrie.

Encore un exemple manifeste de ce qu'a très justement remarqué un économiste : les ressources n'existent pas, elles sont économiquement créées par (l'ingénieux esprit de) l'homme suivant les contraintes rencontrées par le marché pour satisfaire les besoins/demandes des clients (nous).
Le #1697612
Donc les modèles économiques actuels cesseront définitivement de fonctionner quand les ressources n'existeront vraiment plus.
Le #1697642
Les modèles économiques n'ont jamais vraiment fonctionné parce que l'on ne sait pas modéliser les systèmes dynamiques complexes, et pas encore résoudre les équations quand on a la chance de les connaitre (Navier–Stokes).

Quant aux ressources (économiques), elles sont par définition créées à la demande : elles sont donc infinies. La (non-)connaissance de l'existence et/ou de la quantité de tel ou tel substrat physique sous-jacent n'a qu'un rôle marginal, l'innovation techn(olog)ique garantissant la réponse adaptative du marché à la demande fluctuante.
Le #1697752
tmtisfree a écrit :

Les modèles économiques n'ont jamais vraiment fonctionné parce que l'on ne sait pas modéliser les systèmes dynamiques complexes, et pas encore résoudre les équations quand on a la chance de les connaitre (Navier–Stokes).

Quant aux ressources (économiques), elles sont par définition créées à la demande : elles sont donc infinies. La (non-)connaissance de l'existence et/ou de la quantité de tel ou tel substrat physique sous-jacent n'a qu'un rôle marginal, l'innovation techn(olog)ique garantissant la réponse adaptative du marché à la demande fluctuante.


Wow, le culte de la planète Terre infinie a encore un adepte... Tu as râté la news de la NASA ? http://www.generation-nt.com/nasa-vers-fin-notre-civilisation-ici-dizaines-annees-actualite-1866762.html
Le #1697982
La confusion entre substrat physique et ressource économique est un grand classique.

Quant à la NASA, tu as raté sa vrai news :

NASA officials released this statement on the study today (March 20): "A soon-to-be published research paper, 'Human and Nature Dynamics (HANDY): Modeling Inequality and Use of Resources in the Collapse or Sustainability of Societies' by University of Maryland researchers Safa Motesharrei and Eugenia Kalnay, and University of Minnesota's Jorge Rivas, was not solicited, directed or reviewed by NASA. It is an independent study by the university researchers utilizing research tools developed for a separate NASA activity. As is the case with all independent research, the views and conclusions in the paper are those of the authors alone. NASA does not endorse the paper or its conclusions."

Sur les mérites de l'étude elle-même, ce ne sont que des modélisations dont j'ai justement critiqué le peu de pertinence avec la réalité économique un peu plus haut. Le fait qu'elle soit reprise à l'unisson par les médias n'est pas plus surprenant.
Le #1699032
bugmenot a écrit :

Quand la plus grande dictature du monde devient acteur économique mondial n°1, forcément ça fait mal...


Niveau pays voyou,
assassin,
voleur,
pillard,
espionneur,
donneur de leçons,
difficile de faire pire que les USA...
Le #1699162
tmtisfree a écrit :

La confusion entre substrat physique et ressource économique est un grand classique.

Quant à la NASA, tu as raté sa vrai news :

NASA officials released this statement on the study today (March 20): "A soon-to-be published research paper, 'Human and Nature Dynamics (HANDY): Modeling Inequality and Use of Resources in the Collapse or Sustainability of Societies' by University of Maryland researchers Safa Motesharrei and Eugenia Kalnay, and University of Minnesota's Jorge Rivas, was not solicited, directed or reviewed by NASA. It is an independent study by the university researchers utilizing research tools developed for a separate NASA activity. As is the case with all independent research, the views and conclusions in the paper are those of the authors alone. NASA does not endorse the paper or its conclusions."

Sur les mérites de l'étude elle-même, ce ne sont que des modélisations dont j'ai justement critiqué le peu de pertinence avec la réalité économique un peu plus haut. Le fait qu'elle soit reprise à l'unisson par les médias n'est pas plus surprenant.


Une réalité économique qui prétend créer sa propre réalité n'est peut être pas vraiment réel.
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Anonyme
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