Test Fight Night Champion

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Fight Night Champion

Electronic Arts n'est pas du genre à tuer des poules aux œufs d'or pour le simple plaisir de commettre un génocide de volailles rares. Il est donc on ne peut plus logique, connaissant l'éditeur, d'avoir aujourd'hui entre les mains, deux ans après Fight Night Round 4, un nouvel et cinquième épisode de sa fameuse série de jeux de boxe : Fight Night Champion.

S'évader de prison, c'est tout un art (d'ailleurs, les jeux vidéo en sont-ils un ?). La manière la plus connue d'y parvenir est sans doute celle qui a été utilisée par les protagonistes de Prison Break dans la série du même nom. Mais elle n'est efficace que si on a un frère en liberté avec de trop bonnes idées. Il existe aussi d'autres façons de s'en sortir, peut-être un peu moins salissantes mais bien plus valorisantes au final : devenir champion de boxe. Il fallait y penser. Telle est l'aspiration d'Andre Bishop, jeune poids moyen en qui réside un incroyable potentiel. C'est du moins ce que pense son entraîneur Gus Carisi, lequel a tellement de printemps au compteur que le père d'Andre lui-même a été son poulain. Le fiston, qui était promis à un bel avenir dans ce milieu, tombe malheureusement dans un traquenard orchestré par un promoteur véreux et est placé derrière les barreaux. Pour survivre sous les verrous, il devra faire jouer ses poings qui le mèneront éventuellement vers la sortie, s'il parvient à rester en vie jusqu'à ce jour.

Fight Night Champion PS3 (1) Fight Night Champion PS3 (2)

En mouvement, Andre, Gus, Megan et tous leurs amis sont encore plus impressionnants.

Fight Night Champion ne commence pas par un traditionnel choix de modes. Non, la première fois que vous lancerez le jeu, on vous fera directement revêtir la peau d'Andre Bishop. Plus tard, lorsque vous chargerez votre partie, vous aurez bien sûr droit à un menu assez fourni en options. Mais pour une immersion garantie, EA Sports a choisi de nous plonger dans le bain sans attendre. Une très bonne idée que voilà, car pour les joueurs pour qui la boxe n'est pas une religion, le mode scénario est impeccable pour se mettre dans l'ambiance. Ici, l'histoire évolue via des cinématiques ponctuées par des rencontres sur le ring. Plus rarement, vous aurez à vous entraîner sur un sac de frappe en reproduisant les mouvements indiqués. Au bout d'une série de plusieurs manipulations réussies, vous pourrez passer à la suite avec comme unique récompense un timide mot de félicitations. Oubliez un hypothétique gain d'expérience, dans le mode Champion, on suit le fil imposé et c'est tout. La personnalisation de votre boxeur, ça se passera ailleurs.

On le redit, le jeu n'a réellement d'importance, ou plutôt, doit une grande partie de son intérêt, à ce fameux mode Champion. Il nous rode presque à notre insu afin de nous aider à apprécier les joutes individuelles se déroulant dans les modes Combat Immédiat et Palmarès (détaillé plus bas). Sans vous spoiler l'intrigue (qui reste convenue mais admirablement bien racontée), vous dirigerez Andre durant plusieurs étapes de sa vie, à travers des combats qui demanderont parfois à ce que vous remplissiez certaines conditions pour décrocher la victoire (comme par exemple mettre votre adversaire K.O. à deux reprises sans le toucher à la tête). Les cinématiques sont probablement de celles qui brisent en mille morceaux le miroir séparant le virtuel de la réalité. Les personnages sont très bien modélisés, mais c'est le travail fourni sur les attitudes et les animations qui nous épate à un très haut point. Rares sont les jeux à nous captiver autant par le naturel de leurs protagonistes, une sensation de toucher le vrai renforcée par plusieurs apparitions du présentateur Brian Kenny, qui présente dans le jeu l'émission "Friday Night Fights" tout comme il le fait sur la chaîne américaine ESPN2. Malheureusement, cette partie dure quasiment aussi longtemps que le film Titanic.

Fight Night Champion PS3 (3) Fight Night Champion PS3 (4)

Le stick droit s'avèrera bien plus pratique et réactif que le carré de touches juste au-dessus pour balancer des coups.

Une fois que vous en aurez fini avec le mode Champion, vous nourrirez probablement l'envie de créer votre propre boxeur, à votre effigie par exemple. Si vous disposez du matériel adéquat, vous pourrez même scanner votre propre visage pour qu'il soit plaqué sur la tête de l'un des modèles pré-enregistrés. Ensuite, suivant votre poids, vous serez placé dans la catégorie correspondante. Avant de partir affronter votre premier adversaire et ainsi faire vos preuves, il vous faudra définir si votre boxeur préfère frapper vite que fort, s'il est du genre provocateur, bref, personnaliser toutes les caractéristiques pouvant l'être. Si le cœur vous en dit, optez pour la Marseillaise en guise d'hymne entrée. En cas de sifflets, ces derniers vous offriront une motivation supplémentaire pour mettre à terre votre opposant.

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