Pour le retour de l'humanité sur la Lune, mais d'abord autour de notre satellite naturel avec la mission Artemis II, la Nasa a finalisé la répétition générale avec remplissage des réservoirs. Un " wet dress rehearsal " de la fusée Space Launch System (SLS).

L'opération, menée au Centre spatial Kennedy en Floride, a permis de charger avec succès plus de 2,6 millions de litres de propergols cryogéniques, mais a aussi mis en lumière plusieurs défis techniques persistants.

Quels sont les problèmes rencontrés durant le test ?

Le principal obstacle rencontré par les ingénieurs a été une fuite d'hydrogène liquide. Ce problème, rappelant les difficultés d'Artemis I, est survenu au niveau d'une interface connectant la tour de lancement à l'étage principal de la fusée SLS.

Bien que les équipes aient tenté plusieurs manœuvres pour colmater la brèche, la fuite a perduré et a même provoqué l'arrêt automatique du compte à rebours final à environ 5 minutes du lancement simulé.

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En plus de cette fuite, d'autres anomalies ont été recensées. Une valve du module de l'équipage Orion a nécessité un resserrage, et les conditions météorologiques froides ont retardé le début des opérations et affecté certains équipements comme des caméras.

Des coupures dans les communications audio entre les équipes au sol ont également été observées.

Le lancement d'Artemis II reporté à mars 2026 (au plus tôt)

Face à ces défis, la Nasa a pris la décision de renoncer à la fenêtre de lancement de février pour Artemis II. Elle était prévue autour du 8 février, avec déjà un léger report en lien avec les conditions météorologiques.

L'Agence spatiale américaine vise désormais le mois de mars prochain comme première nouvelle opportunité, le temps nécessaire pour analyser en profondeur toutes les données collectées et mettre en œuvre les correctifs.

Ce report a un impact direct sur l'équipage de quatre astronautes. Reid Wiseman, Victor Glover et Christina Koch de la Nasa, ainsi que Jeremy Hansen de l'Agence spatiale canadienne, ont été libérés de leur période de quarantaine. Ils y retourneront environ deux semaines avant la nouvelle date de lancement ciblée.

Bien évidemment, la Nasa souligne que la sécurité de l'équipage demeure la priorité absolue.