L'Agence spatiale américaine décide de revoir le calendrier de sa prochaine mission habitée vers la Lune, Artemis II. En cause, des températures proches du point de congélation prévues au Centre spatial Kennedy en Floride, un phénomène météorologique rare pour la région.

Cette décision touche directement la répétition générale en conditions réelles (wet dress rehearsal) qui est une étape cruciale avant le décollage.

La Nasa ne veut évidemment pas prendre de risque

Les responsables de la mission ont jugé que les conditions météorologiques prévues pour ce week-end ne seraient pas compatibles avec un lancement, rendant les opérations trop risquées.

Pour garantir le succès des opérations et la sécurité du matériel, la Nasa a préféré ne prendre aucun risque, même pour le test de remplissage des réservoirs.

Des systèmes de chauffage maintiennent la capsule Orion à bonne température au sommet de la fusée de 98 mètres, et des purges spécifiques ont été configurées pour s'adapter à aux conditions extrêmes.

Quel est le nouveau calendrier pour la mission Artemis II ?

Initialement programmée pour le 31 janvier (heure de Floride), la répétition générale est désormais fixée au lundi 2 février, si la météo le permet.

Par conséquent, la première opportunité de lancement pour la mission Artemis II avec son équipage n'est plus envisagée avant le dimanche 8 février, soit un retard de deux jours sur le précédent plan.

La Nasa précise que " tout retard supplémentaire entraînerait un décalage d'un jour pour un jour ". Les fenêtres de tir des 6 et 7 février ne sont en tout cas plus d'actualité.

L'équipage d'Artemis II reste en quarantaine

L'équipage de quatre astronautes d'Artemis II demeure en quarantaine à Houston, au Texas. Leur date d'arrivée au Centre spatial Kennedy est dorénavant incertaine et sera réévaluée par les responsables de la mission une fois la répétition générale effectuée.

nasa-equipage-artemis-2 Source image : Nasa/Robert Markowitz

Ce report réduit la fenêtre de tir disponible pour la Nasa en février. Elle ne dispose que de quelques jours par mois pour lancer son ambitieux programme spatial habité.