La Federal Trade Commission (FTC) a confirmé son intention de faire appel du jugement rendu en novembre dernier et qui avait donné raison à Meta. La FTC continue de soutenir que le groupe de Mark Zuckerberg a maintenu illégalement un monopole sur les services de réseaux sociaux pendant plus d'une décennie, notamment via les acquisitions d'Instagram en 2012 et de WhatsApp en 2014.

Pourquoi la FTC conteste-t-elle la décision de justice ?

Selon la FTC, les preuves présentées lors du procès initial démontrent la stratégie de Meta pour étouffer la concurrence. L'argument central reste que l'entreprise a consolidé sa position dominante " non pas par une concurrence légitime, mais en rachetant ses menaces concurrentielles les plus importantes ".

" L'économie américaine prospère lorsque la concurrence peut s'épanouir et que les entreprises américaines se font concurrence de manière loyale ", déclare le patron de la FTC.

La FTC sous l'administration Trump-Vance continuera de mener son combat historique contre Meta pour garantir que la concurrence puisse prospérer dans tout le pays, au bénéfice de tous les Américains et des entreprises américaines.  "

Quelle était la base du jugement en faveur de Meta ?

En novembre, un juge a statué que le gouvernement n'avait pas réussi à prouver l'existence d'un monopole illégal détenu par Meta. L'un des points faibles de l'accusation résidait dans la définition même du marché que Meta aurait dominé, un défi rendu plus complexe par l'émergence de TikTok.

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Porte-parole de Meta, Andy Stone écrit sur X que la décision de rejeter les arguments de la FTC dans cette affaire est justifiée. " Elle témoigne de la forte concurrence à laquelle nous sommes confrontés. "

Il ajoute que " Meta restera concentré sur l'innovation et l'investissement aux États-Unis ".

Quelles sont les implications de l'appel ?

Cet appel démontre que les ennuis judiciaires de Meta, concernant des acquisitions validées il y a plus de dix ans par la même FTC, sont loin d'être terminés. La menace d'un démantèlement forcé d'Instagram et de WhatsApp, bien qu'écartée en première instance, reste une possibilité théorique si l'appel venait à renverser le jugement.