Le premier Patch Tuesday de l'année 2026 s'avère mouvementé pour les utilisateurs de Windows. Déployé le 13 janvier, il a provoqué au moins deux dysfonctionnements. Ils ont été jugés suffisamment pénalisants pour pousser Microsoft à publier un correctif d'urgence, quatre jours plus tard.

Quels étaient les bugs introduits par le Patch Tuesday ?

Le premier problème concernait l'arrêt ou la veille prolongée des appareils qui pouvaient être empêchés. À la place, les appareils concernés redémarraient.

Le bug a touché les appareils avec activation de Secure Launch, une fonctionnalité de sécurité basée sur la virtualisation, et équipés de la version 23H2 de Windows. Qui plus est, le patch défaillant a uniquement été diffusé pour les éditions Enterprise et IoT.

Le second bug a eu un impact plus large en touchant plusieurs versions de Windows 11, y compris 25H2, Windows 10 et Windows Server. Il se manifestait par des échecs de connexion et d'authentification dans les applications de connexion à distance. 

Les utilisateurs ne parvenaient plus à se connecter via Windows App sur les appareils avec Windows, sur Azure Virtual Desktop et Windows 365.

Windows 11 verrouill

Comment Microsoft a-t-il corrigé la situation ?

Pour résoudre ces dysfonctionnements, Microsoft a publié une série de mises à jour hors cycle ou out-of-band (OOB). Une mesure rare en plein week-end.

Ces correctifs, identifiés par des numéros de KB tels que KB5077797 pour Windows 11 23H2 et KB5077744 pour Windows 11 25H2, ne sont pas distribués automatiquement par le biais de Windows Update. Les utilisateurs et administrateurs doivent les télécharger manuellement depuis le catalogue Microsoft Update pour les installer.

En parallèle, pour les parcs d'entreprise ne pouvant pas déployer immédiatement les patchs et patchs, Microsoft a proposé une solution alternative. Il s'agit du déploiement d'un Known Issue Rollback (KIR), afin de désactiver la partie problématique de la mise à jour initiale grâce à une stratégie de groupe.