" Pour la première fois, la plateforme de médias sociaux, qui compte plus de 950 millions d'utilisateurs actifs par mois, utilisera des outils et des données de l'Internet Watch Foundation (IWF) du Royaume-Uni en plus des siens pour détecter, perturber, supprimer et bloquer les images d'abus sexuels commis sur des enfants. "
L'annonce de l'ONG britannique concerne Telegram, qui déploiera donc de nouveaux outils pour lui permettre d'agir de manière proactive contre la diffusion de contenus pédopornographiques dans les parties publiques de sa plateforme.
De tels outils sont basés sur la recherche de correspondances exactes avec des contenus répertoriés dans des bases de données. Des empreintes ou signatures numériques uniques qui couvrent des millions d'images et de vidéos.
D'autres outils bloqueront les liens vers des pages web connues pour héberger de tels contenus, tandis que des outils bloqueront également des représentations non photographiques d'abus sexuels sur mineurs, y compris les images créées par l'intelligence artificielle.
Un renforcement des mécanismes présents
Telegram faisait encore exception à de telles initiatives en partenariat avec des ONG ou des programmes spécialisés. IWF compte par exemple parmi ses membres Amazon, Apple, Google, Meta, Microsoft, Snap ou encore TikTok, en plus de divers opérateurs et solutions de paiement.
" Chaque mois, Telegram supprime des centaines de milliers de contenus pédopornographiques en s'appuyant sur des rapports et une modération proactive qui inclut l'IA, le machine learning et la correspondance de hash ", souligne un porte-parole de Telegram.
Les jeux de données et les outils de l'IWF sont ainsi présentés par Telegram comme un renforcement des mécanismes déjà mis en place pour la protection de sa plateforme publique. Reste que Telegram a fréquemment fait l'objet de critiques en la matière.
Telegram plus conciliant avec les autorités
Depuis la mise en examen en France de son fondateur et patron Pavel Durov, Telegram montre des signes tangibles de collaboration avec les autorités. " Les adresses IP et les numéros de téléphone de ceux qui enfreignent nos règles peuvent être divulgués aux autorités compétentes en réponse à des demandes légales valables. "
Pour Telegram, Pavel Durov a en outre assuré que des efforts d'ampleur concernent la modération dans sa globalité. Ils touchent par exemple son moteur de recherche. " La recherche sur Telegram est destinée à trouver des amis et à découvrir des actualités, non à promouvoir des produits illégaux. "