Face aux nombreuses critiques qui étrillent Redfall, l'exclusivité Xbox sortie dernièrement, Phil Spencer est monté au créneau pour donner quelques explications.

Le dernier titre d'Arkane Austin est ainsi plutôt décevant : descendu par les critiques comme par les joueurs, l'exclusivité Xbox annoncée comme l'un des titres majeurs du lineup de la marque est loin de répondre aux attentes. Il faut dire qu'Arkane a sans doute péché par orgueil : lors du rachat de Bethesda par Microsoft, le patron du studio se réjouissait ainsi de ne pas avoir à développer le titre sur PlayStation 5, l'occasion de peaufiner à l'excès le titre pour la Xbox... Résultat, un jeu qui connait nombre de bugs et qui se limite à 30 fps en 4K sans pour autant en mettre plein les yeux.

Red Fall : l'échec au gout amer

Phil Spencer a donc évoqué la situation chez Kinda Funny Xcast et fait son mea culpa : "ça aura été une sortie difficile avec des notes assez basses et beaucoup de déception chez les fans. C'est très difficile pour moi de décevoir la communauté".

Redfall 01

Le patron est également revenu plus globalement sur les déceptions du côté de l'univers Xbox, et plus particulièrement sur l'ancienne génération. Pour Phil Spencer, la Xbox One aura été la pire génération pour Microsoft, puisque c'est justement sur cette génération que Sony a creusé un écart significatif lui permettant de dominer le marché aujourd'hui.

Désormais, les ambitions de Xbox sont moindres : "Nous ne sommes pas là pour dépasser Sony ou Nintendo. Il n'y a pas de vraie solution miracle ou de victoire pour nous. Je sais que cela va surprendre et déranger des tas de personnes. Mais la vérité, c'est que lorsque vous êtes en troisième position sur le marché des consoles avec des acteurs devant vous aussi fort qu'ils le sont, la situation est très difficile pour Xbox."

Starfield

Des propos qui visent sans doute deux situations : d'une part, tenter de temporiser l'enthousiasme des fans quant à la prochaine grosse sortie à venir chez Microsoft, Starfield. D'autre part, le discours semble également bien rodé et vise très certainement à maintenir une étiquette de faiblesse sur le marché, afin de faire pencher les régulateurs en faveur d'un accord de rachat d'Activision Blizzard.

D'ici à se laisser penser que Redfall puisse avoir été justement partiellement saboté pour donner l'impression de vaciller alors que l'Europe doit prochainement se prononcer sur la validité du rachat, il n'y a qu'un pas.