5G : pour l'Anses, pas de risque supplémentaire pour la santé

Le par Christian D.  |  6 commentaire(s)
Anses logo

Après examen des études disponibles sur le sujet, l'Anses estime que la 5G en bande 3,5 GHz ne présente pas de risque supplémentaire pour la santé. La question de l'effet des bandes millimétriques reste en suspens.

C'est l'un des rapports attendus pour valider ou non le déploiement rapide de la 5G en France et l'un des motifs qui ont incité certaines municipalités à imposer un moratoire freinant l'installation de nouvelles antennes.

L'Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire) rend publiques ses conclusions sur l'effet de la 5G sur la santé après évaluation des études disponibles à ce jour. Elle note d'abord l'importance de la nouvelle technologie mobile pour désengorger les réseaux 4G et pour ses implications économiques et fournit un avis sur les différentes fréquences utilisées.

5g

Bandes 700 MHz et 2,1 GHz

Ces fréquences ont déjà été largement utilisées avec les réseaux 2G à 4G et les études les concernant sont nombreuses et désormais bien documentées. L'agence estime toujours qu'il n'y a "pas de preuve d'effet sanitaire " pour ces bandes même si les recherches concernant des effets de long cours (cancer, altération du fonctionnement cérébral, fertilité) sont toujours en cours.

Bande 3,5 GHz

L'Anses note la nouveauté de cette bande et observe que l'exposition actuelle, avec un réseau 5G peu développé, n'est "pas représentative de ce qu'elle sera dans le futur".

Elle a donc mené des investigations supplémentaires pour vérifier si son utilisation présentait un risque. Sur la question des effets sanitaires, il n'a pas été possible de réaliser des extrapolations poussées à partir de données de fréquences différentes.

Pour ce qui est de l'exposition, les données de l'ANFR et d'études à l'étranger "ne laissent pas présager, en l'état des connaissances, d'augmentation importante de l'exposition de la population".

L'Anses considère cependant "comme peu probable que le déploiement de la 5G dans la bande de fréquence autour de 3,5 GHz constitue à l'heure actuelle de nouveaux risques pour la santé".

Bande 26 GHz

L'utilisation de la bande millimétrique 26 GHz interviendra dans un second temps dans le déploiement de la 5G (vers 2023 en France) et "aucune donnée d'exposition n'est aujourd'hui connue", note l'Anses.

Très énergétique, cette gamme de fréquences est aussi de faible portée et de très faible pénétration (1 mm environ).

L'extrapolation est donc de rigueur et l'agence a reporté son intérêt sur un spectre plus large de 18 à 100 GHz  présentant une profondeur de pénétration similaire et en cherchant dans les études disponibles les effets potentiels sur la peau, l'oeil, les membranes, le système nerveux central et les cellules de divers tissus.

Sans pouvoir aller très loin dans les affirmations, elle note que "les simulations disponibles laissent présager des niveaux d'exposition faibles". Elle ne se prononce donc pas vraiment pour cette bande concernant l'existence d'effets sanitaires ou non.

Elle conclut logiquement que des études supplémentaires sont nécessaires, particulièrement pour les bandes millimétriques, tout en restant vigilant sur l'effet potentiel des bandes plus basses à mesure que leurs usages augmenteront dans la population et que les niveaux d'exposition augmenteront avec l'accroissement du nombre d'antennes.

L'Anses met en consultation publique son rapport jusqu'au 1er juin 2021 afin de recueillir les commentaires des parties intéressées. Le rapport final, prenant en compte les remarques, sera diffusé ensuite.

  • Partager ce contenu :
Cette page peut contenir des liens affiliés. Si vous achetez un produit depuis ces liens, le site marchand nous reversera une commission sans que cela n'impacte en rien le montant de votre achat. En savoir plus.
Complément d'information

Vos commentaires

Trier par : date / pertinence
Ulysse2K away Absent VIP icone 49619 points
Le #2128536
Même pour la 3G/4G, on n'a pas assez de recul pour ce genre d'affirmation.

Ce n'est pas en fumant 3 paquets de cigarettes le premier jour qu'on peut affirmer que le tabac est sans danger.

Mais bon... Comme d'hab, trop de capitaux sont en jeu et, au final, notre santé, ils (les lobbies) s'en moquent totalement !
AnaxandreNata offline Hors ligne Senior icone 334 points
Le #2128625
Ulysse2K a écrit :

Même pour la 3G/4G, on n'a pas assez de recul pour ce genre d'affirmation.

Ce n'est pas en fumant 3 paquets de cigarettes le premier jour qu'on peut affirmer que le tabac est sans danger.

Mais bon... Comme d'hab, trop de capitaux sont en jeu et, au final, notre santé, ils (les lobbies) s'en moquent totalement !


Bien de ton avis. La patience n'est pas vraiment au programme...
TroudhuK offline Hors ligne Vénéré icone 3575 points
Le #2128655
Il y a autre chose aussi, c'est de savoir si les antennes peuvent être détournées pour se mettre à émettre un signal qui cette fois est autrement plus dangereux ? Que le fonctionnement nominal ne nous foudroie pas sur place, c'est bon à savoir, mais si on peut commander facilement les antennes pour qu'elles servent d'arme...
Truffor offline Hors ligne Vénéré icone 4505 points
Le #2128698
Le verdict aurait été le même dans tous les cas.
emile2 offline Hors ligne Héroïque avatar 703 points
Le #2128819
prises isolément, les ondes de la 5G concernent en effet de faibles émissions, mais le problème des ondes électromagnétiques supplémentaires de la 5G, c’est qu’ elles se rajoutent à toutes celles déjà émises à la maison (wi-fi, multiplications des objets connectés, ... ) : , avec des risques potentiels donc majorés par ces effets cumulatifs de « brouillard électromagnétique » pernicieux : La prévention des risques des champs électromagnétiques est prise en compte par les professionnels exposés : http://www.officiel-prevention.com/protections-collectives-organisation-ergonomie/rayonnements/detail_dossier_CHSCT.php?rub=38&ssrub=126&dossid=338
media offline Hors ligne Vétéran avatar 1323 points
Le #2129273
Je ne comprends pas : Le titre dit "pas de risque supplémentaire pour la santé", mais l'article dit grosso modo "on n'en sait rien".
Ce qui n'est pas du tout la même chose !
icone Suivre les commentaires
Poster un commentaire