Blizzard pointé du doigt pour les importantes disparités salariales

Le par Mathieu M.  |  3 commentaire(s)
Activision Blizzard

Le scandale n'est pas du niveau de celui d'Ubisoft, pourtant il est révélateur d'une situation qui est quasiment standard dans le domaine du jeu vidéo : les employés de Blizzard dénoncent d'importantes disparités salariales.

En marge de la crise qui secoue Ubisoft sur fond de harcèlement sexuel et de sexisme nauséabond, Blizzard se retrouve également au coeur d'une tempête.

Les employés du groupe se sont ainsi regroupés pour dénoncer collectivement des disparités salariales et promesses jamais tenues par l'éditeur. Il serait ainsi question de promesses de hausses importantes de salaires qui n'auraient ainsi jamais eu lieu ou qui ne dépasseraient jamais les 10%, et qui faisaient ainsi suite à une enquête soulignant les disparités dans les salaires entre les employés profitant pourtant de statuts et anciennetés identiques.

Blizzard - logo

Le sondage remonte à 2019 et pointait du doigt que les employés de Blizzard étaient globalement mécontents de leur niveau de revenu. Il apparaissait également qu'à poste équivalent, certains employés touchaient jusqu'à 25% de salaire en plus ou en moins que leurs collègues. Le sondage débouche alors sur une enquête interne chez Blizzard et une réaction assez rapide avec la promesse d'augmentations et d'un lissage des disparités constatées.

Mais presque un an après force est de constater que les promesses ne sont pas tenues. Quand elles le sont, cela se fait à minima avec des augmentations qui ne dépassent pas les 10% et ne permettent ainsi pas de rattraper les écarts. Des efforts bien en deçà de ce qu'attendaient les salariés qui exposent ainsi la situation au journal Bloomberg. Les employés se partagent ainsi un tableur qui invite chacun à indiquer de façon anonyme son salaire et les augmentations passées.

Face aux révélations de Bloomberg, la porte-parole de Blizzard a indiqué "souhaiter compenser nos employés de façon juste et compétitive. Nous passons constamment en revue les processus d'augmentation afin de mieux reconnaitre le talent de nos meilleurs éléments afin de rester compétitifs dans l'industrie, avec pour objectif de récompenser et d'investir davantage sur nos meilleurs employés."

Sauf qu'en épluchant le tableur partagé par les employés, on peut constater que si certains employés gagnent plus de 100 000$ par an, d'autres frôlent tout juste le minimum légal, tandis que Bobby Kotick CEO d'Activision Blizzard s'octroie 40 millions de dollars sur l'année 2019 hors bonus et dividendes...

La situation fait tache quand, en contrepartie, les employés se regroupent sur des canaux de discussion privés pour s'échanger trucs et astuces pour économiser le moindre dollar...

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Vos commentaires

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sansimportance offline Hors ligne VIP icone 8525 points
Le #2105574
A travail égal, salaire égal !
MAIS ne pas confondre "poste égal" et "travail égal".

Par contre les salaires des dirigeants sont franchement bien trop élevés en général, mais c'est comme dans la politique, ils ne vont pas s'autoflageller et réduire d'eux mêmes leurs avantages (qu'ils augmentent grassement chaque années).
redmail offline Hors ligne Vétéran icone 2044 points
Le #2105582
Je pense qu'en Suisse (mais je peux me tromper) ils ont un bon système.

Le salaire maximum (celui du patron) et le minimum (salarié de base) ne peut pas dépasser un certain pourcentage.

Donc si le parton veut s'augmenter, il est obligé d'augmenter le salaire de ses employés.
justme123 offline Hors ligne Vétéran avatar 1632 points
Le #2105583
redmail a écrit :

Je pense qu'en Suisse (mais je peux me tromper) ils ont un bon système.

Le salaire maximum (celui du patron) et le minimum (salarié de base) ne peut pas dépasser un certain pourcentage.

Donc si le parton veut s'augmenter, il est obligé d'augmenter le salaire de ses employés.


Dans le privé on fait ce qu'on veut dans n’importe quel pays.
Dans le public en Suisse il arrive à certains endroits dans la public que la différence de salaire horaire entre des postes aux qualification différentes soit nulle. Les cerveaux se barrent donc dans le privé pour avoir de la considération pour les années qu'ils ont passé à l'université...
Aucun extrême n'est bon
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