Exploiter la donnée, mais pour quoi faire ?

Le par  |  9 commentaire(s)
Data Science

Nombreux sont ceux qui affirment, comme s’il s’agissait d’un dogme, qu’il faut exploiter la donnée. Oui, mais laquelle ? Et, surtout, comment et pourquoi ?

Tribune libre par Fabrice Haccoun, CEO d’Advanced Schema 

Il ne suffit pas de monter une cellule Big Data, de créer un Data Lake ou de travailler sur quelques cas d’usage pour devenir une entreprise « data-driven ». Si, technologiquement, tout est désormais possible, exploiter le plein potentiel de la donnée nécessite de faire le lien avec la stratégie d’entreprise et les objectifs business. Force est de constater que, pour la plupart des grands groupes, ce challenge est loin d’être relevé ! 

Genèse d’une révolution

En moins de 10 ans, les grandes entreprises se sont retrouvées confrontées à une augmentation exponentielle du volume de leurs données, mais aussi à la nécessité de réduire leur « time-to-market ». Or, les moyens traditionnels n’étaient plus adaptés ou, plus exactement, ils rendaient très incertain le retour sur investissement. Stocker à des coûts très élevés des pétaoctets de données dont on ne sait même pas encore ce qu’on va en faire de surcroît dans un contexte général de réduction des budget alloués à l’IT n’avait pas de sens. On comprend aisément les raisons pour lesquelles le point de rupture a été atteint.

Mais, plutôt que de freiner l’innovation, ce dernier en a été, au contraire, un formidable accélérateur ! Au cœur de cette rupture : les technologies Big Data et leur cortège de solutions (Intelligence Artificielle, IoT, Machine Learning, Search Engines, bases NoSQL…). 

Exploiter la donnée pour la donnée ne sert à rien

Là où, auparavant, les contraintes s’avéraient immenses, tout devient possible. En plus de continuer à tirer de la valeur de données « classiques » structurées (financières, commerciales, RH ou marketing), nous avons désormais la possibilité d’en générer à partir de celles qui n’en n’ont pas intrinsèquement (logs de navigation Web, commentaires sur les réseaux sociaux, données générées par les dispositifs connectés…). La valeur s’obtient alors plutôt par la corrélation entre ces data et d’autres, structurées ou non.

Reste qu’il ne suffit pas d’exploiter la data parce que c’est dans l’air du temps. Pour profiter de ces technologies, les organisations doivent tout d’abord se poser une question très simple : pourquoi veulent-elles exploiter leurs données ? Une fois la réponse trouvée, la réflexion est encore loin d’être terminée. Il leur reste à décider quels cas d’usage doivent être éprouvés, quel casting de solutions et quels choix d’architecture doivent être faits pour atteindre les objectifs. 

data-donnees

Quand le Big Data fait chambre à part

Au sein de l’écosystème du Big Data des composants voient régulièrement le jour, portés pour la plupart par des start-up, dont la pérennité est proportionnelle à leur capacité à lever des fonds. Or, les grands groupes attendent de la prédictibilité et une certaine forme de stabilité. Résultat : peu d’entre eux veulent prendre le risque de construire leur système data sur ces bases mouvantes. 

Face à cette nécessité, leur réponse a souvent été de créer leurs propres pôles internes d’innovation, censés fonctionner en mode agile. Mais, comment se fait-il que ces derniers soient encore, 3 ou 4 ans après leur lancement, en phase de PoC, tandis que des PME innovantes, disposant pourtant de moyens beaucoup plus limités, aient déjà amorcé l’industrialisation de leurs solutions ?

La raison est simple : beaucoup de grands groupes font avec le Big Data ce qu’ils ont toujours fait, à savoir, travailler en silos et essayer de faire entrer des carrés dans des ronds. Le digital est lui-même un silo et le lien avec les autres fonctions de l’entreprise se fait généralement grâce à la bonne volonté ou à la conviction d’individus isolés. Or, l’esprit d’innovation doit, au contraire, être omniprésent, distribué et surtout pas cantonné ou centralisé. 

Être ou ne pas être une entreprise « data-driven » : telle est la question

Le secret pour profiter pleinement des avancées offertes par ces technologies ? Il réside dans la capacité de l’entreprise à les diffuser à tous les niveaux et donc à se décloisonner, à sortir de son organisation matricielle, mais aussi à réunir l’ensemble des expertises autour de la table : data scientists, managers, experts métiers, partenaires, direction générale, responsables financiers, DSI… 

Tant que les grands groupes n’auront pas intégré cette nécessité, ils ne deviendront jamais complètement « data-driven », même s’ils en ont l’illusion. Le risque ? Qu’ils se fassent doubler sur leurs marchés par des sociétés innovantes nativement agiles. C’est déjà le cas pour certains d’entre eux, qui voient des start-up envoyer des fusées dans l’espace, des voitures parcourir la ville sans chauffeurs ou des banques en ligne se créer ex nihilo…

Ils doivent donc opérer sans attendre leur transformation culturelle, structurelle et organisationnelle. Ce que l’on appelle communément la révolution numérique a déjà profondément changé la société. Reste aux grandes compagnies à choisir si elles veulent la subir ou en faire une opportunité.

Il est communément admis que les entreprises doivent exploiter les données pour se transformer, je crois qu’il faut changer de paradigme car c’est le contraire : les entreprises doivent d’abord se transformer pour se mettre en situation de profiter pleinement de la révolution digitale.

Vos commentaires

Gagnez chaque mois un abonnement Premium avec GNT : Inscrivez-vous !
Trier par : date / pertinence
Le #2015307
"Tant que les grands groupes n’auront pas intégré cette nécessité, ils ne deviendront jamais complètement « data-driven », même s’ils en ont l’illusion. Le risque ? Qu’ils se fassent doubler sur leurs marchés par des sociétés innovantes nativement agiles. C’est déjà le cas pour certains d’entre eux, qui voient des start-up envoyer des fusées dans l’espace, des voitures parcourir la ville sans chauffeurs ou des banques en ligne se créer ex nihilo…"

Et non dude, ce n'est pas parce-qu'elles sont "Data-driven", c'est justement parce qu'elles ont un but tangible autre qu'enc***** des mouches en plein vol...

Joli coup de pipotron, ou BS generator
Anonyme
Le #2015311
Rien à faire. J'ai vraiment du mal avec ces soit-disant "tribunes" qui au mieux sont des discours de marketteux au pire de véritables publicités déguisées.
Le #2015318
Article vraiment tres creux qui ne contient aucune information. On peut juste apprecier l'exercice, mais je ne suis meme pas sur que la personne qui a ecrit cet article comprenne quelque chose au big Data.

Le big data cherche juste a remplacer le marketing. Par exemple quand vous achetez un article, un billet d'avion, faites une resa d'hotel, comment puis-je vous proposer un autre article qui est susceptible de vous intéresser (et ainsi accroitre mes ventes) ? C'est cela qu'on veut faire. C'est tout

Apres il faut evite d'utiliser des termes techniques qu'on ne maitrise pas, genre noSQL (qui a plus a faire avec l'augmentation memoire et le fait qu les BD tiennent en memoire qu'avec le BigData)
Le #2015320
Rien que son titre de ceo pour faire plus startup américaine alors que le gars bosse dans une entreprise française est à gerber comme dans toutes les startups aux discours disruptif

Et toute la linguistique et l'état d'esprit de l'exploitation de la donnée est avant tout pour profiter d'une mane financière non pas pour faire évoluer les pratiques et technologie aux profits des peuples mais uniquement pour faire du fric...
Le #2015321
Ceux qui récupèrent de la donnée ne le font sûrement pas parce que c'est dans l'air du temps ....
Le #2015325
data-driven ou pas, les entreprises finissent toujours par être money-driven
Le #2015328
Putain que de charabia à 2 balles ! Y a vraiment des PDG de "grands groupes" qui se laissent piéger par ce baratin ????

Donc les grands groupes courraient le risque de : "....Qu’ils se fassent doubler sur leurs marchés par des sociétés innovantes nativement agiles. C’est déjà le cas pour certains d’entre eux, qui voient des start-up envoyer des fusées dans l’espace, des voitures parcourir la ville sans chauffeurs...."

Bref Elon Musk ou Google seraient des "start-up", qui arrivent à lever des fonds et agissent vite !!!!!!!!!

Aaaaahhh ouais, vu comme ça !!!! Ces putains de start-up vont vite-même sans argent !- comme le montre la phrase suivante :
"Mais, comment se fait-il que ces derniers soient encore, 3 ou 4 ans après leur lancement, en phase de PoC, tandis que des PME innovantes, disposant pourtant de moyens beaucoup plus limités, aient déjà amorcé l’industrialisation de leurs solutions ?"

Si quelqu'un me trouve une mouche ...
Le #2015329
frèzetagada a écrit :

Putain que de charabia à 2 balles ! Y a vraiment des PDG de "grands groupes" qui se laissent piéger par ce baratin ????

Donc les grands groupes courraient le risque de : "....Qu’ils se fassent doubler sur leurs marchés par des sociétés innovantes nativement agiles. C’est déjà le cas pour certains d’entre eux, qui voient des start-up envoyer des fusées dans l’espace, des voitures parcourir la ville sans chauffeurs...."

Bref Elon Musk ou Google seraient des "start-up", qui arrivent à lever des fonds et agissent vite !!!!!!!!!

Aaaaahhh ouais, vu comme ça !!!! Ces putains de start-up vont vite-même sans argent !- comme le montre la phrase suivante :
"Mais, comment se fait-il que ces derniers soient encore, 3 ou 4 ans après leur lancement, en phase de PoC, tandis que des PME innovantes, disposant pourtant de moyens beaucoup plus limités, aient déjà amorcé l’industrialisation de leurs solutions ?"

Si quelqu'un me trouve une mouche ...


Ta dernière phrase !!!
Le #2015396
Suivre les commentaires
Poster un commentaire
Anonyme
Anonyme