Données personnelles : Facebook accusé d'abus de position dominante

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Le réseau social Facebook est accusé d'abus de position dominante par l'autorité de concurrence fédérale allemande. La collecte de données personnelles est concernée.

Cela chauffe sur un nouveau front pour le réseau social de Mark Zuckerberg. Selon des conclusions préliminaires, le Bundeskartellamt accuse Facebook d'abus de position dominante avec sa collecte et utilisation de données personnelles auprès de sources tierces.

Facebook-bulleEn Allemagne, Facebook compte près de 30 millions d'utilisateurs par mois, dont 23 millions ont un usage quotidien du réseau social. Pour l'autorité de concurrence fédérale allemande, Facebook " abuse de cette position dominante en subordonnant l'utilisation de son réseau social à la condition d'être autorisé à amasser sans limite des données de toute sorte générées par l'utilisation de sites tiers et à les fusionner avec le compte Facebook de l'utilisateur. "

Il est donc reproché à Facebook de profiter de sa position dominante en Allemagne sur le marché des réseaux sociaux pour obliger les utilisateurs à autoriser la collecte de données depuis d'autres plateformes. Parmi ces dernières, WhatsApp et Instagram qui sont dans le giron du groupe Facebook, mais également des sites et applications d'autres groupes intégrant les API de Facebook.

Le président du Bundeskartellamt écrit que la collecte de données hors du réseau social a également lieu même si un utilisateur n'appuie par sur un bouton " J'aime ", mais que celui-ci est intégré à un site. " Les utilisateurs ne sont pas conscients de cela. "

Une décision finale de l'autorité allemande n'est pas attendue avant le début de l'été 2018. Facebook a la possibilité de répondre aux allégations et fournir d'éventuelles solutions, ce qui passerait nécessairement par une modification des conditions d'utilisation. Dans cette affaire, Facebook ne s'expose pas à une amende financière, a précisé à Reuters un porte-parole du Bundeskartellamt.

Facebook estime ne pas être en position dominante en Allemagne, et considère que le Bundeskartellamt dresse " une image inexacte " de la situation. Si Facebook se dit prêt à coopérer, le réseau social souligne qu'il se conformera au Règlement général pour la protection des données qui entrera en vigueur en Europe à partir du 25 mai 2018.

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