Facebook suspend des dizaines de milliers d'applications de 400 développeurs

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La teneur des applications n'est pas révélée, mais Facebook continue son audit après l'affaire Cambridge Analytica. Pour le moment, ce sont des dizaines de milliers d'applications qui ont été suspendues.

Facebook a annoncé la suspension de dizaines de milliers d'applications tierces dans le cadre d'une enquête initiée en mars 2018 à la suite de l'éclatement de l'affaire Cambridge Analytica.

Entreprise britannique de communication stratégique et d'analyse de données, Cambridge Analytica avait acheté des données de dizaines de millions d'utilisateurs de Facebook récupérées via une application de quiz de personnalité. Ces données ont notamment été exploitées pour tenter d'influencer le vote lors de la campagne présidentielle américaine de 2016 en diffusant des contenus ciblés sur la base de profils, ainsi que pour le Brexit au Royaume-Uni.

Facebook avait promis un audit complet de toutes les applications avec une activité suspecte, tout en soulignant que cela touchait des applications ayant eu accès à de grandes quantités d'informations avant des changements intervenus en 2014 sur sa plateforme afin de réduire l'accès aux données.

Les dizaines de milliers d'applications pour le moment épinglées sont associées à près de 400 développeurs. Facebook précise que " beaucoup " de ces applications étaient encore en test quand elles ont été suspendues. " Il n'est pas inhabituel pour les développeurs d'avoir plusieurs applications en test qui ne sont jamais déployées. "

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" Dans de nombreux cas, les développeurs n'ont pas répondu à nos demandes pour des informations, nous avons donc suspendu leurs applications ", ajoute Facebook. " Dans quelques cas, nous avons complètement interdit les applications. "

Ce bannissement complet est en rapport avec le partage dit inapproprié de données obtenues sur Facebook, la mise à disposition du public de données sans protection de l'identité des personnes, une violation manifeste des conditions d'utilisation.

Le groupe de Mark Zuckerberg n'entre pas dans les détails pour les applications, mais il s'agit probablement comme pour l'affaire Cambridge Analytica de petits jeux ou tests de personnalité par exemple.

Une fois que son enquête arrivera à son terme et que les preuves d'une mauvaise utilisation des données auront été établies, Facebook s'engage à prévenir les utilisateurs. Le point d'étape de Facebook intervient dans un contexte où les procédures à son encontre sur ses propres terres américaines se multiplient. Il faut montrer son action...

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Le #2078862
Et les propos racistes ? L'apologie du fachisme ? C'est pour quand ?
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Anonyme
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