Déploiement fibre et mobile : le Sénat demande à l'Arcep de ne pas relâcher la pression

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Alors que les réseaux fixes et mobiles constituent plus que jamais un lien essentiel au milieu de la crise sanitaire, la commission de l'aménagement du territoire appelle l'Arcep à se montrer inflexible concernant les déploiements, même dans le contexte actuel.

Ne pas relâcher l'effort sous peine de caler complètement. La commission du Sénat sur l'aménagement du territoire et du développement durable a auditionné le président de l'Arcep, Sébastien Soriano, sur la question du déploiement des réseaux et lui a adressé une "demande forte" de maintien des calendriers, avec de nécessaires ajustements, et a incité le régulateur à "exercer son pouvoir de contrôle et de sanctions en cas de non respect des objectifs qui leur sont assignés".

Les projets de déploiement en cours restent essentiels, tant pour l'essor de l'économie que pour la réduction de la fracture numérique, et il n'est pas question que la crise du coronavirus devienne le prétexte d'un laisser-aller.

Arcep logo vignette

Certes, il faudra sans doute adapter les échéances mais la commission rappelle que "la crise actuelle révèle également les failles de notre société numérique", alors que la moitié du territoire n'est toujours pas couverte en haut débit et que plusieurs milliers de zones blanches doivent encore être résorbées, et qu'"une partie de notre notre population est aujourd'hui déconnectée en plus d'être confinée".

Les deux grands projets en cours sont d'une part le plan France Très haut débit pour le déploiement de la fibre optique et le New Deal Mobile pour accélérer le déploiement en 4G.

Si un décalage du calendrier est probable, la commission du Sénat en appelle à la fermeté de l'Arcep sur l'étude des demandes de report des échéances, avec un exemen au cas par cas pour "ne pas accepter n'importe quel retard justifié par la crise".

Elle demande également à ce que les opérateurs fassent un effort financier "en direction des entreprises de rang inférieur" pour soutenir le secteur et éviter sa désorganisation.

De son côté, le président de l'Arcep a indiqué que les risques de saturation des réseaux, craints au début du confinement, étaient maîtrisés grâce aux mesures prises par les opérateurs et à la responsabilisation des consommateurs et des fournisseurs de contenus vidéo.

Cet aspect d'un développement contrôlé des usages vidéo, qui pèsent très lourd dans l'utilisation des réseaux, devra toutefois être développé après la crise, quitte à introduire une "dérogation proportionnée à la neutralité du Web".

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Anonyme
Le #2097520
Dans le Rhône entre Lyon et Tarare notamment, les équipes (filiales, sous-traitant, on ne sait pas trop) ont attaqué depuis plus d'un an. On croyait même que c'était opérationnel lorsque SFR (et sa marque Red) ont communiqué sur l'éligibilité (je suis dans le 69380).
Et bien fallait pas se réjouir, car il manque soit des cables soit des boitiers dans les chambres techniques. Je ne comprend pas comment ils se sont (dés-)organisés... Comment peut on faire les travaux et ne pas finir les tâches alors que cela a commencé il y a plus d'un an. J'aurais franchement préféré que ce soit Orange qui se charge des infrastructures par chez nous. Au moins eux, ils sont sérieux. Là, on ne peut clairement pas avoir confiance dans SFR.
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