Projet JEDI : Microsoft remporte le juteux contrat cloud du Pentagone

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Entre Amazon et Microsoft qui étaient les deux derniers en lice, le choix du département de la Défense des États-Unis s'est finalement porté sur Microsoft pour son gros contrat JEDI.

Vendredi, le département de la Défense des États-Unis a annoncé avoir choisi Microsoft pour le contrat cloud Joint Enterprise Defense Infrastructure alias JEDI. Pour l'attribution de ce contrat, Microsoft était en lice avec Amazon.

Ce contrat concerne la modernisation de l'infrastructure de cloud computing du Pentagone. Microsoft devra fournir des solutions d'infrastructure en tant que service (IaaS) et plateforme en tant que service (PaaS) au Pentagone et à tous ses partenaires dans le cadre de ses activités et missions.

Satya-Nadella

" La stratégie de défense nationale nous dicte d'améliorer la rapidité et l'efficacité avec lesquelles nous développons et nous déployons des capacités techniques modernisées pour nos femmes et hommes en uniforme ", déclare le directeur des systèmes d'information du département de la Défense des États-Unis.

Dana Deasy ajoute que l'attribution du contrat est " une étape importante dans l'exécution de la stratégie de modernisation numérique. " Microsoft sera donc le seul prestataire commercial d'un contrat d'un montant maximal de 10 milliards de dollars sur une période de dix ans si toutes les options sont exercées.

Pour cette attribution et la compétition finale avec Amazon, c'est donc également une victoire de prestige du cloud Azure de Microsoft face à Amazon Web Services. Amazon se dit du reste surpris par cette attribution à Microsoft et présente AWS comme le leader incontesté du cloud computing. À CNBC, un porte-parole d'AWS déclare : " Une évaluation détaillée portant uniquement sur les offres comparatives conduit clairement à une conclusion différente (ndlr : pour l'attribution du contrat JEDI). "

Avant le choix entre Amazon ou Microsoft, le projet JEDI a suscité l'intérêt de groupes comme IBM et Oracle, ainsi que Google. Sous la pression de ses employés et de considérations éthiques en matière d'intelligence artificielle, Google avait décidé de se retirer fin 2018.

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Vos commentaires

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Le #2082150
Tiens je ne sais pas pourquoi mais je ne suis pas surpris.
Le #2082213
Jeanlucesi a écrit :

Tiens je ne sais pas pourquoi mais je ne suis pas surpris.


Je le suis tout de même un peu plus : pour avoir suivi l'histoire (certes d'un peu loin), j'avais cru comprendre que Amazon était nettement en pole position des négociations... C'est un revirement qui doit faire gratter quelques crânes chez Bezos.
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