Le piratage de musique est insignifiant sur les réseaux

Le
news
posté le Lundi 09 mai 2005 à 23h41 par Guillaume Champeau
source : Ratiatum

2%. Deux petits pourcents. La part des fichiers audio demandés sur les
réseaux P2P est désormais presque nulle, alors que celle des vidéos écrase
tous les autres types de fichiers.

Selon des informations fournies de source fiable à Ratiatum à partir d'un
examen des 1.000 fichiers les plus demandés sur les réseaux P2P, la
répartition des genres serait la suivante :
20 contenus audios
60 jeux-vidéo
30 logiciels
780 vidéos

78% des fichiers les plus demandés par les internautes sur les réseaux
d'échanges seraient donc des films. Pourtant, le cinéma semble être le
secteur le moins frappé par la crise qui secoue toute l'industrie
culturelle. Sur l'année glissante en France, les salles enregistrent
toujours +9,2% de fréquentation par rapport à l'année précédente, et les
ventes de DVD explosent (+15% au premier trimestre).

La coexistence pacifique entre le Peer-to-Peer, les salles obscures et la
vente de vidéos semble être une réalité dans ce secteur d'ailleurs beaucoup
plus réticent à engager une lutte armée contre les internautes. A chaque
mode de consommation son motif. Le public va au cinéma pour ressentir une
émotion particulière ou par comportement social. Nous achetons ensuite des
DVD par fétichisme, et sans doute aussi par besoin de collectionner les
films qui, de la même manière que les plus jeunes collent des posters de
leurs stars dans leur chambre, nous ramènent à nous-mêmes (montrez-moi votre
vidéothèque et je vous dirai qui vous êtes). Enfin, les internautes
téléchargent également tout naturellement des vidéos pour visionner ce
qu'ils n'auraient autrement ni acheté ni regardé sur grand écran, soit par
désintérêt soit par incapacité financière. La complémentarité dans le cinéma
est forte, et perdurera aussi longtemps que cette industrie parviendra à
garder les valeurs ajoutées que nous plaçons sur les salles et les films
vendus sous blister.

Le grand malheur de l'industrie du disque est au contraire d'avoir fait de
la musique un simple objet de grande consommation. Le fétichisme s'est
déplacé de la pochette illustrée du 35 tours vers le clip M6 où l'on
aperçoit en gros plan le derrière du string de la chanteuse vedette, ou vers
la sonnerie de téléphone portable "chez toi pour le simple coût d'un SMS
surtaxé". L'objet disque a perdu sa valeur intrinsèque quand les maisons de
disques se sont affichées comme "industrie de la musique". Difficile de
tisser un lien social sur le dernier hit des Pop Academy, lorsque les
balades à la Scorpion n'ont plus voix au chapitre des grandes ondes. Si l'on
ajoute à ce constat la guerre organisée contre les internautes civils, dont
les victimes sont déjà trop nombreuses, il devient aisé de comprendre que
seulement 2% des fichiers demandés sur les réseaux P2P sont aujourd'hui des
fichiers musicaux.

Mais alors, pourquoi les chiffres de l'industrie du disque recommencent-ils
eux aussi à grimper ? Au cours du premier trimestre 2005, le marché du
disque a enregistré une progression de 5,8 % de son chiffre d'affaires par
rapport à 2004 sur la même période.

Lorsque dans la vidéo les téléchargements explosent, les ventes aussi.
Lorsque les téléchargements de musique baissent ou stagnent, les ventes de
musique augmentent quand même. Paradoxal ? Preuve en tout cas qu'en matière
de statistiques et d'analyse sur les réseaux P2P, il est toujours possible
de tout dire et de tout prétendre, et que nul ne peut affirmer dire la
vérité.

La seule vérité prouvée, c'est que les industries du disque et du cinéma se
portent bien, de mieux en mieux, et qu'elles continuent pourtant à ordonner
la condamnation de quelques boucs émissaires.

Il ne s'agit pas d'un paradoxe, mais d'une absurdité.

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foo
Le #1913593
news wrote:

La seule vérité prouvée, c'est que les industries du disque et du cinéma se
portent bien, de mieux en mieux, et qu'elles continuent pourtant à ordonner
la condamnation de quelques boucs émissaires.

Il ne s'agit pas d'un paradoxe, mais d'une absurdité.


L'industrie cherche juste une rente sur chaque abonement FAI,
support, ect... Et pour l'obtenir elle doit se plaindre.
Elle y arrivera.

eric G.
Le #1913589
L'industrie cherche juste une rente sur chaque abonement FAI,
support, ect... Et pour l'obtenir elle doit se plaindre.
Elle y arrivera.


elle y arrive : les clés usb bientôt taxées...
http://www.liberation.fr/page.php?Article)5520

--
@+
ERIC
http://ericzworkz.free.fr

foo
Le #1913586
eric G. wrote:

L'industrie cherche juste une rente sur chaque abonement FAI,
support, ect... Et pour l'obtenir elle doit se plaindre.
Elle y arrivera.



elle y arrive : les clés usb bientôt taxées...
http://www.liberation.fr/page.php?Article)5520



CQFD. Petit a petit il y arriveront. Le bon coté
c'est que sa legitime la copie et le p2p.


http://www.culture.gouv.fr/culture/cspla/remuneration.htm


thdu
Le #1913580
et rien n'empêche qu'ils obtiennent les taxes et qu'ils continuent les
attaques en justice ....

@+
Maxwell
Le #1913551
"news" a écrit dans le message de
78% des fichiers les plus demandés par les internautes sur les réseaux
d'échanges seraient donc des films. Pourtant, le cinéma semble être le
secteur le moins frappé par la crise qui secoue toute l'industrie
culturelle.


Je veux pas foutre ma merde, mais je pense que sur les 78%, il y en a bien
50% de porno.
Ce qui explique d'une part pourquoi la comparaison audio/vidéo ne tient pas
la route : il y a pas de mp3 porno.
Et d'autre part la fréquentation en salle n'en souffre pas puisqu'il n'y a
pas de salle projetant des films pornos.

titi
Le #1913549
foo wrote:
L'industrie cherche juste une rente sur chaque abonement FAI,
support, ect... Et pour l'obtenir elle doit se plaindre.
Elle y arrivera.


elle y arrive : les clés usb bientôt taxées...
http://www.liberation.fr/page.php?Article)5520


CQFD. Petit a petit il y arriveront. Le bon coté
c'est que sa legitime la copie et le p2p.
http://www.culture.gouv.fr/culture/cspla/remuneration.htm


Ca ne légitime rien du tout puisque ce n'est que l'application d'un texte
européen qui prévoit que le droit à la copie *privée* doit s'accompagner
d'une juste rémunération de l'auteur (ce qui est totalement ridicule
puisqu'en France il n'y a pas de droit à la copie privée mais une exception
au droit d'auteur ; mais bon, c'est l'europe, hein...).



BlueSky
Le #1913548
Hello *Maxwell* you wrote:

"news" a écrit dans le message de
78% des fichiers les plus demandés par les internautes sur les
réseaux d'échanges seraient donc des films. Pourtant, le cinéma
semble être le secteur le moins frappé par la crise qui secoue toute
l'industrie culturelle.


Je veux pas foutre ma merde, mais je pense que sur les 78%, il y en a
bien 50% de porno.
Ce qui explique d'une part pourquoi la comparaison audio/vidéo ne
tient pas la route : il y a pas de mp3 porno.
Et d'autre part la fréquentation en salle n'en souffre pas puisqu'il
n'y a pas de salle projetant des films pornos.


Bein..

perso, je n'ai *aucun* porno.

Mais ce n'est que mon opinion.. et ma façon de faire ...

Cdlt
--
BS


William Marie
Le #1913545
"news" 42820a7e$0$11681$

C'est tout à fait ça ! Dans la plupart des cas (mais je n'avance
aucun pourcentage) les films ont été déjà vu dans le circuit cinéma.
Le "piratage" (qui n'en est donc à peine un) est juste pour se garder
la possibilité de revoir un film. Aurait-on acheté le DVD pour autant
? Pas sûr.

D'autant que pour les vieux films beaucoup de DVD sont épuisés et
donc introuvables.
--
========================================================== William Marie
Toulouse (France)
mailto:
ATTENTION ! Anti-SPAM pour m'écrire remplacer trapellun.net
par free.fr
http://wmarie.free.fr
===========================================================
foo
Le #1913519
thdu wrote:
et rien n'empêche qu'ils obtiennent les taxes et qu'ils continuent les
attaques en justice ....


Si tu peux justifier que du a acheter le support CD ou DVD en france
(que tu as donc payé la taxe) c'est impossible.


@+





foo
Le #1913498
Maxwell wrote:
"news" a écrit dans le message de

78% des fichiers les plus demandés par les internautes sur les réseaux
d'échanges seraient donc des films. Pourtant, le cinéma semble être le
secteur le moins frappé par la crise qui secoue toute l'industrie
culturelle.



Je veux pas foutre ma merde, mais je pense que sur les 78%, il y en a bien
50% de porno.


Comme dans la "vraie" vie. Le CA de l'industrie des films porno US
fait deux fois celui d'Hollywood tout en etant 20 fois plus discret.


Ce qui explique d'une part pourquoi la comparaison audio/vidéo ne tient pas
la route : il y a pas de mp3 porno.
Et d'autre part la fréquentation en salle n'en souffre pas puisqu'il n'y a
pas de salle projetant des films pornos.





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