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Sarkozy et l’Université – la revanche personnelle d’un cancre

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max
http://www.fondation-copernic.org/spip.php?article219

Sarkozy et l’Université – la revanche personnelle d’un cancre.

par Alain Garrigou, Professeur de science politique à l’université de
Paris X Nanterre
Doc 1 (Word - 496 ko)
Doc 2 (Word - 1.6 Mo)

L’histoire universitaire et le rapport malheureux de Nicolas Sarkozy à
celle-ci permettent de comprendre la politique de mépris qu’avec
constance ses affidés développent à l’endroit de la recherche et des
chercheurs, de l’université et des universitaires. Preuves à l’appui.

Les propos de Nicolas Sarkozy sur l’université et la recherche
trahissent une implication personnelle qui n’obéit pas seulement à la
centralisation présidentielle du pouvoir. Il ne suffit pas de mettre en
cause les conseillers et la plume du discours du 22 janvier 2009 sur «
une stratégie nationale de recherche et d’innovation » alors que des
passages improvisés de cette allocution prennent un ton acrimonieux et
que bien d’autres interventions confirment un solide ressentiment.
Pendant sa campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy s’en prenait par
exemple à celui qui avait mis la princesse de Clèves au programme du
concours d’administration centrale : « Un sadique ou un imbécile,
choisissez, avait mis dans le programme d’interroger les concurrents sur
la princesse de Clèves. Imaginez un peu le spectacle » (23 février 2007
à Lyon). Depuis, les propos méprisants se sont multipliés contre les
scientifiques ou des sciences. En février 2008, la mise en place d’une
commission présidée par le professeur Guesnerie, visait à donner une
caution académique aux reproches adressés à un enseignement qui
négligerait l’entreprise, accorderait trop de place à la macroéconomie
et à la sociologie et préparerait, on le devine, à des pensées
politiquement subversives. Toutefois, la commission Guesnerie conclut à
une excellente qualité d’ensemble des manuels. Les attaques contre la
section économique et sociale ont néanmoins continué en prenant parfois
le ton du persiflage au nom d’une compétence peu évidente. Ainsi, le 27
janvier 2009, Nicolas Sarkozy ressassait-il son hostilité devant un
nouveau public : « Il y a une filière économique pour vos enfants. C’est
une blague. Mettez vos enfants dans la filière ES, ils ne pourront pas
se permettre de se présenter dans les meilleures écoles économiques ».

Titres de compétence ? Les sociologues savent bien que les jugements en
disent souvent plus sur leurs auteurs que sur les choses dont ils
parlent. Or les études de Nicolas Sarkozy n’ont pas été si brillantes ni
spécialisées qu’elles l’autorisent à juger de haut les questions
d’orientation scolaire et de pédagogie. Par contre, elles ont été assez
médiocres pour nourrir son ressentiment personnel qui, en affinité avec
l’humeur anti-intellectuelle des milieux qui le soutiennent, explique
largement la « petite guerre » faite aujourd’hui aux scientifiques et
universitaires.

Avant l’élection présidentielle de 2007, les sites officiels (ministère
de l’Intérieur, Conseil Général des Hauts de Seine), partisan (UMP) ou
professionnel (Cabinet d’avocats Arnaud Claude – Nicolas Sarkozy)
indiquaient que Nicolas Sarkozy avait une maîtrise de droit privé, un
certificat d’aptitude à la profession d’avocat, un DEA de sciences
politiques et fait des études à l’Institut d’Etudes politiques de Paris.
Quelques uns étaient plus précis comme le Ministère de l’Intérieur et de
l’Aménagement du Territoire indiquant un « DEA de sciences politiques
avec mention (mémoire sur le référendum du 27 avril 1969 » ainsi que
celui du Conseil Général des Hauts de Seine qui assurait que « Nicolas
Sarkozy décroche un DEA de sciences politiques avec mention, lors de la
soutenance d’un mémoire sur le référendum du 27 avril 1969 ».

La mention des Etudes à l’IEP de Paris est problématique puisque Nicolas
Sarkozy n’y a pas poursuivi ses études jusqu’au bout comme il est aisé
de le vérifier dans l’annuaire des anciens élèves. Or, selon les usages,
le titre d’ancien élève ne vaut que pour les diplômés. Il fut donc
abandonné. Toutefois, le site de l’Elysée porte toujours cette
indication lapidaire : Institut d’Etudes Politiques de Paris
(1979-1981). Quant à l’expression « avec mention » accolée à un diplôme,
elle indique cette propension à « gonfler » son CV caractéristique des
candidatures aux emplois d’aujourd’hui. Si les universitaires savent que
tous les diplômés ont au moins la mention « passable », tous les
Français ne le savent peut-être pas. L’ensemble des CV est flou à
d’autres égards puisqu’on ignore où les diplômes ont été obtenus. Seul
le site professionnel du cabinet d’avocats des Hauts de Seine indiquait
que Nicolas Sarkozy « est diplômé de droit privé et d’un DEA de sciences
politiques de l’Université de Paris X Nanterre ».

C’est en effet là que Nicolas Sarkozy a fait ses études. Faute
d’annuaire d’anciens élèves, il était plus difficile de vérifier ce
curriculum vitae. Le certificat d’aptitude à la profession d’avocat a
bien été obtenu en 1980 avec la note de 10/20 (cf. doc. 1 en annexe). Il
y a par contre un problème pour le DEA. Sauf la même défaillance de
mémoire des professeurs exerçant en 1979 dans le DEA de sciences
politiques de Paris X Nanterre, Nicolas Sarkozy n’a pas obtenu son
diplôme. Une petite enquête se heurte à la page noire du réseau intranet
de l’université. L’auteur de ces lignes a alors adressé une demande
écrite à la présidence de l’université qui a confirmé que le service de
scolarité disposait bien d’un document certifiant l’obtention du DEA. Il
restait à vérifier avec la pièce qui fait foi en la matière, à savoir le
procès verbal de délibération, document autographe au format A3,
difficile à contrefaire. Le candidat apparaît bien dans le procès verbal
de la première session : il est « ajourné » car absent de l’épreuve
écrite terminale et n’ayant pas rendu son mémoire (cf. doc. 2). Il
restait à consulter le procès verbal de la deuxième session. Or, le
procès verbal a disparu des archives de l’université. Il est même le
seul procès verbal manquant de toute l’existence du DEA.

Un conclusion est certaine : les universités protègent mal leurs
archives. Si l’auteur de ces lignes a pu y pénétrer pour enquête, on
peut supposer que d’autres puissent le faire aussi, légalement ou non,
pour des raisons illicites. Voila en tout cas un bon motif de réforme de
l’université : garantir l’authenticité des diplômes.

Alain Garrigou Professeur de science politique à l’université de Paris X
Nanterre

10 réponses

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Pierre Maurette
max, le 06/03/2009 a écrit :

[...]

Alain Garrigou Professeur de science politique à l'université de Paris X
Nanterre



Et cousin de mon chien. Qui lève la patte pour vous saluer.

--
Pierre Maurette
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Ben.
max a écrit :
http://www.fondation-copernic.org/spip.php?article219

Sarkozy et l’Université – la revanche personnelle d’un cancre.

par Alain Garrigou, Professeur de science politique à l’université de
Paris X Nanterre
Doc 1 (Word - 496 ko)
Doc 2 (Word - 1.6 Mo)

L’histoire universitaire et le rapport malheureux de Nicolas Sarkozy à
celle-ci permettent de comprendre la politique de mépris qu’avec
constance ses affidés développent à l’endroit de la recherche et des
chercheurs, de l’université et des universitaires. Preuves à l’appui.

Les propos de Nicolas Sarkozy sur l’université et la recherche
trahissent une implication personnelle qui n’obéit pas seulement à la
centralisation présidentielle du pouvoir. Il ne suffit pas de mettre en
cause les conseillers et la plume du discours du 22 janvier 2009 sur «
une stratégie nationale de recherche et d’innovation » alors que des
passages improvisés de cette allocution prennent un ton acrimonieux et
que bien d’autres interventions confirment un solide ressentiment.
Pendant sa campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy s’en prenait par
exemple à celui qui avait mis la princesse de Clèves au programme du
concours d’administration centrale : « Un sadique ou un imbécile,
choisissez, avait mis dans le programme d’interroger les concurrents sur
la princesse de Clèves. Imaginez un peu le spectacle » (23 février 2007
à Lyon). Depuis, les propos méprisants se sont multipliés contre les
scientifiques ou des sciences. En février 2008, la mise en place d’une
commission présidée par le professeur Guesnerie, visait à donner une
caution académique aux reproches adressés à un enseignement qui
négligerait l’entreprise, accorderait trop de place à la macroéconomie
et à la sociologie et préparerait, on le devine, à des pensées
politiquement subversives. Toutefois, la commission Guesnerie conclut à
une excellente qualité d’ensemble des manuels. Les attaques contre la
section économique et sociale ont néanmoins continué en prenant parfois
le ton du persiflage au nom d’une compétence peu évidente. Ainsi, le 27
janvier 2009, Nicolas Sarkozy ressassait-il son hostilité devant un
nouveau public : « Il y a une filière économique pour vos enfants. C’est
une blague. Mettez vos enfants dans la filière ES, ils ne pourront pas
se permettre de se présenter dans les meilleures écoles économiques ».

Titres de compétence ? Les sociologues savent bien que les jugements en
disent souvent plus sur leurs auteurs que sur les choses dont ils
parlent. Or les études de Nicolas Sarkozy n’ont pas été si brillantes ni
spécialisées qu’elles l’autorisent à juger de haut les questions
d’orientation scolaire et de pédagogie. Par contre, elles ont été assez
médiocres pour nourrir son ressentiment personnel qui, en affinité avec
l’humeur anti-intellectuelle des milieux qui le soutiennent, explique
largement la « petite guerre » faite aujourd’hui aux scientifiques et
universitaires.

Avant l’élection présidentielle de 2007, les sites officiels (ministère
de l’Intérieur, Conseil Général des Hauts de Seine), partisan (UMP) ou
professionnel (Cabinet d’avocats Arnaud Claude – Nicolas Sarkozy)
indiquaient que Nicolas Sarkozy avait une maîtrise de droit privé, un
certificat d’aptitude à la profession d’avocat, un DEA de sciences
politiques et fait des études à l’Institut d’Etudes politiques de Paris.
Quelques uns étaient plus précis comme le Ministère de l’Intérieur et de
l’Aménagement du Territoire indiquant un « DEA de sciences politiques
avec mention (mémoire sur le référendum du 27 avril 1969 » ainsi que
celui du Conseil Général des Hauts de Seine qui assurait que « Nicolas
Sarkozy décroche un DEA de sciences politiques avec mention, lors de la
soutenance d’un mémoire sur le référendum du 27 avril 1969 ».

La mention des Etudes à l’IEP de Paris est problématique puisque Nicolas
Sarkozy n’y a pas poursuivi ses études jusqu’au bout comme il est aisé
de le vérifier dans l’annuaire des anciens élèves. Or, selon les usages,
le titre d’ancien élève ne vaut que pour les diplômés. Il fut donc
abandonné. Toutefois, le site de l’Elysée porte toujours cette
indication lapidaire : Institut d’Etudes Politiques de Paris
(1979-1981). Quant à l’expression « avec mention » accolée à un diplôme,
elle indique cette propension à « gonfler » son CV caractéristique des
candidatures aux emplois d’aujourd’hui. Si les universitaires savent que
tous les diplômés ont au moins la mention « passable », tous les
Français ne le savent peut-être pas. L’ensemble des CV est flou à
d’autres égards puisqu’on ignore où les diplômes ont été obtenus. Seul
le site professionnel du cabinet d’avocats des Hauts de Seine indiquait
que Nicolas Sarkozy « est diplômé de droit privé et d’un DEA de sciences
politiques de l’Université de Paris X Nanterre ».

C’est en effet là que Nicolas Sarkozy a fait ses études. Faute
d’annuaire d’anciens élèves, il était plus difficile de vérifier ce
curriculum vitae. Le certificat d’aptitude à la profession d’avocat a
bien été obtenu en 1980 avec la note de 10/20 (cf. doc. 1 en annexe). Il
y a par contre un problème pour le DEA. Sauf la même défaillance de
mémoire des professeurs exerçant en 1979 dans le DEA de sciences
politiques de Paris X Nanterre, Nicolas Sarkozy n’a pas obtenu son
diplôme. Une petite enquête se heurte à la page noire du réseau intranet
de l’université. L’auteur de ces lignes a alors adressé une demande
écrite à la présidence de l’université qui a confirmé que le service de
scolarité disposait bien d’un document certifiant l’obtention du DEA. Il
restait à vérifier avec la pièce qui fait foi en la matière, à savoir le
procès verbal de délibération, document autographe au format A3,
difficile à contrefaire. Le candidat apparaît bien dans le procès verbal
de la première session : il est « ajourné » car absent de l’épreuve
écrite terminale et n’ayant pas rendu son mémoire (cf. doc. 2). Il
restait à consulter le procès verbal de la deuxième session. Or, le
procès verbal a disparu des archives de l’université. Il est même le
seul procès verbal manquant de toute l’existence du DEA.

Un conclusion est certaine : les universités protègent mal leurs
archives. Si l’auteur de ces lignes a pu y pénétrer pour enquête, on
peut supposer que d’autres puissent le faire aussi, légalement ou non,
pour des raisons illicites. Voila en tout cas un bon motif de réforme de
l’université : garantir l’authenticité des diplômes.

Alain Garrigou Professeur de science politique à l’université de Paris X
Nanterre





bien dit !!!!
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LeLapin
Pierre Maurette se fendait de cette prose :

max, le 06/03/2009 a écrit :

[...]

Alain Garrigou Professeur de science politique à l'université de
Paris X Nanterre



Et cousin de mon chien. Qui lève la patte pour vous saluer.



Votre vieucx chien con ?

--
LeLapin
Avatar
Pierre Maurette
LeLapin, le 06/03/2009 a écrit :
Pierre Maurette se fendait de cette prose :

max, le 06/03/2009 a écrit :

[...]

Alain Garrigou Professeur de science politique à l'université de
Paris X Nanterre



Et cousin de mon chien. Qui lève la patte pour vous saluer.



Votre vieucx chien con ?



Vous n'avez rien compris à la magie d'un toutou qui sait rester con
malgré l'âge et l'arthrose. Si vous avez un moment, lisez John Fante.
Vous ne comprenez rien aux chiens, alors que le chien Garrigou comprend
tout des lapins. Il leur renifle avec curiosité l'extrémité la plus
intelligente, le coté où ça sort...

--
Pierre Maurette
Avatar
JL
Pierre Maurette a écrit :

Et cousin de mon chien. Qui lève la patte pour vous saluer.



Ce n'est pas un article pour vous. L'université ne vous a jamais
concernée...
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Pierre Maurette
JL, le 06/03/2009 a écrit :
Pierre Maurette a écrit :

Et cousin de mon chien. Qui lève la patte pour vous saluer.



Ce n'est pas un article pour vous. L'université ne vous a jamais concernée...



Vrai. Je suis autodidacte. Et j'aurais écrit "concerné".

--
Pierre Maurette
Avatar
LeLapin
Pierre Maurette se fendait de cette prose :

LeLapin, le 06/03/2009 a écrit :
Pierre Maurette se fendait de cette prose :

max, le 06/03/2009 a écrit :

[...]

Alain Garrigou Professeur de science politique à l'université de
Paris X Nanterre



Et cousin de mon chien. Qui lève la patte pour vous saluer.



Votre vieucx chien con ?



Vous n'avez rien compris à la magie d'un toutou qui sait rester con
malgré l'âge et l'arthrose. Si vous avez un moment, lisez John Fante.
Vous ne comprenez rien aux chiens, alors que le chien Garrigou comprend
tout des lapins. Il leur renifle avec curiosité l'extrémité la plus
intelligente, le coté où ça sort...



Effectivement je dois avoir cette lacune, je n'ai jamais eu que des chiens
intelligents...

--
LeLapin
Avatar
Pierre Maurette
LeLapin, le 06/03/2009 a écrit :
Pierre Maurette se fendait de cette prose :

LeLapin, le 06/03/2009 a écrit :
Pierre Maurette se fendait de cette prose :

max, le 06/03/2009 a écrit :

[...]

Alain Garrigou Professeur de science politique à l'université de
Paris X Nanterre



Et cousin de mon chien. Qui lève la patte pour vous saluer.



Votre vieucx chien con ?



Vous n'avez rien compris à la magie d'un toutou qui sait rester con
malgré l'âge et l'arthrose. Si vous avez un moment, lisez John Fante.
Vous ne comprenez rien aux chiens, alors que le chien Garrigou comprend
tout des lapins. Il leur renifle avec curiosité l'extrémité la plus
intelligente, le coté où ça sort...



Effectivement je dois avoir cette lacune




parmi d'autres.

--
Pierre Maurette
Avatar
Ben
--

"Ben." a écrit dans le message de
news:49b18512$0$12662$
max a écrit :
http://www.fondation-copernic.org/spip.php?article219

Sarkozy et l’Université – la revanche personnelle d’un cancre.

par Alain Garrigou, Professeur de science politique à l’université de
Paris X Nanterre
Doc 1 (Word - 496 ko)
Doc 2 (Word - 1.6 Mo)

L’histoire universitaire et le rapport malheureux de Nicolas Sarkozy à
celle-ci permettent de comprendre la politique de mépris qu’avec
constance ses affidés développent à l’endroit de la recherche et des
chercheurs, de l’université et des universitaires. Preuves à l’appui.

Les propos de Nicolas Sarkozy sur l’université et la recherche trahissent
une implication personnelle qui n’obéit pas seulement à la centralisation
présidentielle du pouvoir. Il ne suffit pas de mettre en cause les
conseillers et la plume du discours du 22 janvier 2009 sur « une
stratégie nationale de recherche et d’innovation » alors que des passages
improvisés de cette allocution prennent un ton acrimonieux et que bien d’autres
interventions confirment un solide ressentiment. Pendant sa campagne
présidentielle, Nicolas Sarkozy s’en prenait par exemple à celui qui
avait mis la princesse de Clèves au programme du concours d’administration
centrale : « Un sadique ou un imbécile, choisissez, avait mis dans le
programme d’interroger les concurrents sur la princesse de Clèves.
Imaginez un peu le spectacle » (23 février 2007 à Lyon). Depuis, les
propos méprisants se sont multipliés contre les scientifiques ou des
sciences. En février 2008, la mise en place d’une commission présidée par
le professeur Guesnerie, visait à donner une caution académique aux
reproches adressés à un enseignement qui négligerait l’entreprise,
accorderait trop de place à la macroéconomie et à la sociologie et
préparerait, on le devine, à des pensées politiquement subversives.
Toutefois, la commission Guesnerie conclut à une excellente qualité d’ensemble
des manuels. Les attaques contre la section économique et sociale ont
néanmoins continué en prenant parfois le ton du persiflage au nom d’une
compétence peu évidente. Ainsi, le 27 janvier 2009, Nicolas Sarkozy
ressassait-il son hostilité devant un nouveau public : « Il y a une
filière économique pour vos enfants. C’est une blague. Mettez vos enfants
dans la filière ES, ils ne pourront pas se permettre de se présenter dans
les meilleures écoles économiques ».

Titres de compétence ? Les sociologues savent bien que les jugements en
disent souvent plus sur leurs auteurs que sur les choses dont ils
parlent. Or les études de Nicolas Sarkozy n’ont pas été si brillantes ni
spécialisées qu’elles l’autorisent à juger de haut les questions d’orientation
scolaire et de pédagogie. Par contre, elles ont été assez médiocres pour
nourrir son ressentiment personnel qui, en affinité avec l’humeur
anti-intellectuelle des milieux qui le soutiennent, explique largement la
« petite guerre » faite aujourd’hui aux scientifiques et universitaires.

Avant l’élection présidentielle de 2007, les sites officiels (ministère
de l’Intérieur, Conseil Général des Hauts de Seine), partisan (UMP) ou
professionnel (Cabinet d’avocats Arnaud Claude – Nicolas Sarkozy)
indiquaient que Nicolas Sarkozy avait une maîtrise de droit privé, un
certificat d’aptitude à la profession d’avocat, un DEA de sciences
politiques et fait des études à l’Institut d’Etudes politiques de Paris.
Quelques uns étaient plus précis comme le Ministère de l’Intérieur et de
l’Aménagement du Territoire indiquant un « DEA de sciences politiques
avec mention (mémoire sur le référendum du 27 avril 1969 » ainsi que
celui du Conseil Général des Hauts de Seine qui assurait que « Nicolas
Sarkozy décroche un DEA de sciences politiques avec mention, lors de la
soutenance d’un mémoire sur le référendum du 27 avril 1969 ».

La mention des Etudes à l’IEP de Paris est problématique puisque Nicolas
Sarkozy n’y a pas poursuivi ses études jusqu’au bout comme il est aisé de
le vérifier dans l’annuaire des anciens élèves. Or, selon les usages, le
titre d’ancien élève ne vaut que pour les diplômés. Il fut donc
abandonné. Toutefois, le site de l’Elysée porte toujours cette indication
lapidaire : Institut d’Etudes Politiques de Paris (1979-1981). Quant à l’expression
« avec mention » accolée à un diplôme, elle indique cette propension à
« gonfler » son CV caractéristique des candidatures aux emplois d’aujourd’hui.
Si les universitaires savent que tous les diplômés ont au moins la
mention « passable », tous les Français ne le savent peut-être pas. L’ensemble
des CV est flou à d’autres égards puisqu’on ignore où les diplômes ont
été obtenus. Seul le site professionnel du cabinet d’avocats des Hauts de
Seine indiquait que Nicolas Sarkozy « est diplômé de droit privé et d’un
DEA de sciences politiques de l’Université de Paris X Nanterre ».

C’est en effet là que Nicolas Sarkozy a fait ses études. Faute d’annuaire
d’anciens élèves, il était plus difficile de vérifier ce curriculum
vitae. Le certificat d’aptitude à la profession d’avocat a bien été
obtenu en 1980 avec la note de 10/20 (cf. doc. 1 en annexe). Il y a par
contre un problème pour le DEA. Sauf la même défaillance de mémoire des
professeurs exerçant en 1979 dans le DEA de sciences politiques de Paris
X Nanterre, Nicolas Sarkozy n’a pas obtenu son diplôme. Une petite
enquête se heurte à la page noire du réseau intranet de l’université. L’auteur
de ces lignes a alors adressé une demande écrite à la présidence de l’université
qui a confirmé que le service de scolarité disposait bien d’un document
certifiant l’obtention du DEA. Il restait à vérifier avec la pièce qui
fait foi en la matière, à savoir le procès verbal de délibération,
document autographe au format A3, difficile à contrefaire. Le candidat
apparaît bien dans le procès verbal de la première session : il est «
ajourné » car absent de l’épreuve écrite terminale et n’ayant pas rendu
son mémoire (cf. doc. 2). Il restait à consulter le procès verbal de la
deuxième session. Or, le procès verbal a disparu des archives de l’université.
Il est même le seul procès verbal manquant de toute l’existence du DEA.

Un conclusion est certaine : les universités protègent mal leurs
archives. Si l’auteur de ces lignes a pu y pénétrer pour enquête, on peut
supposer que d’autres puissent le faire aussi, légalement ou non, pour
des raisons illicites. Voila en tout cas un bon motif de réforme de l’université
: garantir l’authenticité des diplômes.

Alain Garrigou Professeur de science politique à l’université de Paris X
Nanterre





bien dit !!!!






Le soi-disant "ben" " ou " qui usurpe aussi
maintenant mon adresse véritable est un
individu grossier et malpoli, il usurpe mon pseudo depuis un mois.
Je ne ne suis pas responsable de ses élucubrations.
et je continuerai jusqu'à cessation



Le soi-disant "ben" " ou " qui usurpe aussi
maintenant mon adresse véritable est un
individu grossier et malpoli, il usurpe mon pseudo depuis un mois.
Je ne ne suis pas responsable de ses élucubrations.
et je continuerai jusqu'à cessation



Le soi-disant "ben" " ou " qui usurpe aussi
maintenant mon adresse véritable est un
individu grossier et malpoli, il usurpe mon pseudo depuis un mois.
Je ne ne suis pas responsable de ses élucubrations.
et je continuerai jusqu'à cessation



Le soi-disant "ben" " ou " qui usurpe aussi
maintenant mon adresse véritable est un
individu grossier et malpoli, il usurpe mon pseudo depuis un mois.
Je ne ne suis pas responsable de ses élucubrations.
et je continuerai jusqu'à cessation



Le soi-disant "ben" " ou " qui usurpe aussi
maintenant mon adresse véritable est un
individu grossier et malpoli, il usurpe mon pseudo depuis un mois.
Je ne ne suis pas responsable de ses élucubrations.
et je continuerai jusqu'à cessation



Le soi-disant "ben" " ou " qui usurpe aussi
maintenant mon adresse véritable est un
individu grossier et malpoli, il usurpe mon pseudo depuis un mois.
Je ne ne suis pas responsable de ses élucubrations.
et je continuerai jusqu'à cessation



Le soi-disant "ben" " ou " qui usurpe aussi
maintenant mon adresse véritable est un
individu grossier et malpoli, il usurpe mon pseudo depuis un mois.
Je ne ne suis pas responsable de ses élucubrations.
et je continuerai jusqu'à cessation


BEN











Avatar
LeLapin
Pierre Maurette se fendait de cette prose :

LeLapin, le 06/03/2009 a écrit :
Pierre Maurette se fendait de cette prose :

LeLapin, le 06/03/2009 a écrit :
Pierre Maurette se fendait de cette prose :

max, le 06/03/2009 a écrit :

[...]

Alain Garrigou Professeur de science politique à l'université de
Paris X Nanterre



Et cousin de mon chien. Qui lève la patte pour vous saluer.



Votre vieucx chien con ?



Vous n'avez rien compris à la magie d'un toutou qui sait rester con
malgré l'âge et l'arthrose. Si vous avez un moment, lisez John
Fante. Vous ne comprenez rien aux chiens, alors que le chien
Garrigou comprend tout des lapins. Il leur renifle avec curiosité
l'extrémité la plus intelligente, le coté où ça sort...



Effectivement je dois avoir cette lacune




parmi d'autres.



Je n'étais pas exclusif.

--
LeLapin
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