Rocket Lab veut placer des satellites en orbite autour de la Lune

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Rocket Lab Electron

Forte d'une nouvelle mission réussie de placement de satellite en orbite terrestre, Rocket Lab vise maintenant la Lune pour y faire tourner des satellites.

Rocket Lab, entreprise américaine dotée d'un pas de tir privé en Nouvelle-Zélande, a réussi un nouveau lancement il y a quelques jours avec son lanceur à bas coût Electron.

La mission "As the Crow Flies" a permis de placer sur orbite une charge utile de 20 Kg à une altitude record (pour la firme) de 1200 kilomètres. Utilisant de l'impression 3D pour fabriquer rapidement le moteur de ses lanceurs, Rocket Lab veut s'imposer sur les mises en orbite de nano-satellites par ses prix bas et un rythme de lancement soutenu.

Rocket Lab Electron

Après avoir démarré ses lancements en orbite basse, la firme vise maintenant plus haut. Elle annonce vouloir proposer aux opérateurs de petits satelllites l'accès aux orbites moyennes, géostationnaires...et même aux orbites lunaires !

Rocket Lab Photon Lune

Elle compte pour cela utiliser son lanceur Electron, son étage supérieur Photon et un étage spécial permettant des manoeuvres pour assurer des missions à plus longue portée permettant d'atteindre des points plus éloignés comme les orbites de halo (NHRO), les points de Lagrange L1/L2 ou même la Lune, que ce soit pour un simple survol ou une mise en orbite lunaire.

La plate-forme Photon a été pensée dès le début pour un usage allant au-delà de l'orbite terrestre basse et les différentes missions réussies en 2019 ont permis de valider les technologies employées.

Rocket Lab se sent donc d'attaque pour proposer des missions spatiales plus lointaines, toujours pour des satellites légers, dès la fin 2020.

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Vos commentaires

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Le #2081401
Je suis curieux de l'utilité du projet pour le moment.
Je veux dire c'est pas tous les ans qu'on envoie des missions scientifiques autour de la Lune, et tant qu'elle restera inhabitée, on n'aura pas besoin de satellites de télécommunication...
Le #2081493
Crevax a écrit :

Je suis curieux de l'utilité du projet pour le moment.
Je veux dire c'est pas tous les ans qu'on envoie des missions scientifiques autour de la Lune, et tant qu'elle restera inhabitée, on n'aura pas besoin de satellites de télécommunication...


Il y a plusieurs points:

- il vaux mieux avoir une bonne couverture en termes de communications avant de la coloniser
- on est allés sur la lune, mais on en a rien vu, 99,9% (au bas mot) restent a explorer
- comment savoir ce qui est utile sans avoir exploré ?
- le fait qu'un petit lanceur puisse placer une charge en orbite lunaire va permettre a des acteurs n'ayant pas les moyens des agences gouvernementales de mener a bien des projets qui concernent la Lune


Le #2081498
LinuxUser a écrit :

Crevax a écrit :

Je suis curieux de l'utilité du projet pour le moment.
Je veux dire c'est pas tous les ans qu'on envoie des missions scientifiques autour de la Lune, et tant qu'elle restera inhabitée, on n'aura pas besoin de satellites de télécommunication...


Il y a plusieurs points:

- il vaux mieux avoir une bonne couverture en termes de communications avant de la coloniser
- on est allés sur la lune, mais on en a rien vu, 99,9% (au bas mot) restent a explorer
- comment savoir ce qui est utile sans avoir exploré ?
- le fait qu'un petit lanceur puisse placer une charge en orbite lunaire va permettre a des acteurs n'ayant pas les moyens des agences gouvernementales de mener a bien des projets qui concernent la Lune




- Il n'y a pas besoin d'une bonne couverture avant colonisation, ça commencera pendant plusieurs décennies par une (ou deux) bases lunaires, un seul satellite stationnaire au dessus plus un deuxième pour faire relais lorsque qu'il est hors de portée de la Terre devrait être suffisant pendant un bon moment...
- Il y a une carte détaillé de toute la surface lunaire et ils continuent régulièrement à prendre des photos de plus en plus détaillées de la surface. Ça n'a pas encore tout été analysé, mais on a une bonne base de donnée sur la surface lunaire qui s'améliore de jour en jour...
Le #2081500
Crevax a écrit :

LinuxUser a écrit :

Crevax a écrit :

Je suis curieux de l'utilité du projet pour le moment.
Je veux dire c'est pas tous les ans qu'on envoie des missions scientifiques autour de la Lune, et tant qu'elle restera inhabitée, on n'aura pas besoin de satellites de télécommunication...


Il y a plusieurs points:

- il vaux mieux avoir une bonne couverture en termes de communications avant de la coloniser
- on est allés sur la lune, mais on en a rien vu, 99,9% (au bas mot) restent a explorer
- comment savoir ce qui est utile sans avoir exploré ?
- le fait qu'un petit lanceur puisse placer une charge en orbite lunaire va permettre a des acteurs n'ayant pas les moyens des agences gouvernementales de mener a bien des projets qui concernent la Lune




- Il n'y a pas besoin d'une bonne couverture avant colonisation, ça commencera pendant plusieurs décennies par une (ou deux) bases lunaires, un seul satellite stationnaire au dessus plus un deuxième pour faire relais lorsque qu'il est hors de portée de la Terre devrait être suffisant pendant un bon moment...
- Il y a une carte détaillé de toute la surface lunaire et ils continuent régulièrement à prendre des photos de plus en plus détaillées de la surface. Ça n'a pas encore tout été analysé, mais on a une bonne base de donnée sur la surface lunaire qui s'améliore de jour en jour...


Un satellite stationnaire du point de vue de la Lune (dit sélénostationnaire), ne peut être situé que sur un des points de Lagrange du système Terre-Lune, problème: ils sont instables, en plus cela nécessiterai de choisir l'emplacement des bases en fonction de ces points (alors que l'on préférerai choisir la localisation en fonction de son intérêt intrinsèque).

Une orbite sélénostationnaire comparable à l'orbite géostationnaire pour la Terre n'existe pas à cause de l'influence non négligeable de la Terre (d’où le premier point)

Si ton satellite était sélénostationnaire, il n'y aurait pas d'alternance besoin/ pas besoin de relais, la Lune étant verrouillée gravitationnellement avec la Terre, soit ton satellite est visible, soit il ne l'est pas (comme la face visible / face cachée), mais comme l'orbite sélénostationnaire n'existe pas, on a pas ce problème.

Oui on connait assez bien la surface "visuellement", mais c'est tout.
Les prélèvements ont été faits en seulement quelques points, il y a des grottes dont on ne connais rien, les pôles restent a explorer... etc...


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