Stockage sur ADN : un OS, un film, un malware, une carte cadeau Amazon…

Le par  |  7 commentaire(s)
ADN-sequençage

Une nouvelle approche permet d'optimiser la capacité de stockage de données dans des molécules d'ADN. Le coût demeure une barrière pour le stockage sur ADN.

Le stockage sur des brins synthétiques d'ADN ouvre des perspectives en matière de stockage de données, et particulièrement pour la conservation de grandes quantités d'informations sur des périodes de plusieurs milliers d'années. Microsoft Resarch, qui a manifesté son intérêt dans ce domaine, estime que grâce au stockage sur ADN, " toutes les données publiques accessibles sur l'Internet pourraient se glisser dans une boîte à chaussures. "

ADNLe principe repose sur la traduction de données numériques (0 et 1) dans une information génétique composée des quatre bases nucléotidiques d'un brin d'ADN (adénine, cytosine, guanine et thymine) et en fonction de leur ordre d'enchaînement. D'abord sous forme électronique, les lettres A, C, G et T sont directement traduites dans les molécules elles-mêmes.

Des chercheurs de l'université Columbia et du New York Genome Center ont utilisé cette technique pour stocker le tout petit système d'exploitation KolibriOS, un film de Louis Lumière de 50 secondes, une carte cadeau Amazon de 50 $, un virus informatique, une plaque d'une sonde spatiale Pioneer et une étude de 1948 de Claude Shannon.

Ces fichiers ne représentent au total qu'un peu plus de 2 Mo mais les chercheurs avancent que leur méthode a permis de stocker 60 % de données en plus que précédemment dans des conditions d'expérimentation similaires. Pour cela, ils ont tiré parti d'un algorithme de correction d'erreurs (codes fontaines).

Un communiqué explique que les six fichiers ont été " compressés dans un fichier maître, puis les données ont été divisées dans des chaînes de code binaire. " En utilisant l'algorithme, ces chaînes ont été " intégrées de manière aléatoire dans des gouttelettes " et cartographiées sur les bases nucléotidiques d'ADN (A, G, C, T).

" L'algorithme a supprimé des combinaisons de lettres connues pour créer des erreurs, et a ajouté un code à barres à chaque gouttelette pour aider à rassembler ultérieurement les fichiers. " Une liste numérique de 72 000 brins d'ADN a été générée. Les données ont été converties en données biologiques. Leur récupération a nécessité du séquençage d'ADN.

Selon les chercheurs, il serait possible de stocker 215 Po de données dans un seul gramme d'ADN mais il se pose le problème du coût. Les chercheurs ont dépensé 7 000 $ afin de synthétiser l'ADN pour le stockage de leurs 2 Mo de données, et 2 000 $ pour les lire.

Complément d'information

Vos commentaires

Gagnez chaque mois un abonnement Premium avec GNT : Inscrivez-vous !
Trier par : date / pertinence
Le #1955219
Hormis le coût de stockage, ce que l'article ne stipule pas c'est le temps d'écriture et surtout de relecture des informations. Des accès horriblement lents face aux supports actuels et une fois "vitrifiées" sur le brin d'ADN, ces infos sont immuables. Maintenant, pour l'archivage, c'est à voir si le jeu en vaut la chandelle...
Le #1955228
quand on dit que les données se monnaient cheres ...
Le #1955236
Peut-être le future du stockage
Le #1955244
..' et en cas de bug, zombie nation ?'
Anonyme
Le #1955255
Safirion a écrit :

Peut-être le future du stockage


Le futur du stockage longue durée peut-être. Pour le reste, c'est juste trop lent.
Le #1955261
bugmenot a écrit :

Safirion a écrit :

Peut-être le future du stockage


Le futur du stockage longue durée peut-être. Pour le reste, c'est juste trop lent.


Faut voir si on peut pas booster ça
Le #1955292
On pourra p't'être même s'écrire "dedans" à la "Johnny Mnemonic"...
Suivre les commentaires
Poster un commentaire
Anonyme
:) ;) :D ^^ 8) :| :lol: :p :-/ :o :w00t: :roll: :( :cry: :facepalm:
:andy: :annoyed: :bandit: :alien: :ninja: :agent: :doh: :@ :sick: :kiss: :love: :sleep: :whistle: =]