Le supercalculateur Fugaku est le nouveau champion. ARM Inside...

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Il y a un nouveau champion dans le Top500. Le supercalculateur japonais Fugaku avec ses processeurs à architecture ARM, ce qui est une première.

Le dernier Top500 (score sur le benchmark Linpack) vient de tomber. Dans ce classement bi-annuel des supercalculateurs les plus puissants au monde, il y a du changement en tête puisque le supercalculateur américain Summit cède son trône au supercalculateur japonais Fugaku.

Le nouveau système champion du Top500 affiche une puissance de calcul de 415,5 pétaflops, soit 415,5 millions de milliards d'opérations par seconde. Il est ainsi 2,8 fois plus rapide que Summit avec ses 148,6 pétaflops.

Installé au centre de recherche en sciences informatiques de Riken au Japon et développé en partenariat avec Fujitsu, Fugaku est équipé en SoC A64FX à 48 cœurs à 2,2 GHz et devient le tout premier supercalculateur avec processeurs ARM (décidément…) à occuper la première place du Top500.

Dans ce classement, seulement quatre supercalculateurs avec processeurs à architecture ARM sont présents, dont trois avec processeurs A64FX de Fujitsu (à la 1e, 37e et 205e place) et un avec processeur ThunderX2 de Marvell (à la 245e place).

Avec près de 159 000 processeurs A64FX, le fonctionnement complet de Fugaku est prévu pour le premier semestre 2021. Il a déjà servi dans la recherche sur le Covid-19. À noter qu'en ce qui concerne l'efficacité énergétique, Fugaku est à la 9e place du classement Green 500, juste derrière Summit avec ses processeurs IBM Power9 et GPU Nvidia Tesla V100.

La Chine continue de dominer le Top500 en plaçant 226 superordinateurs. Le podium est complété par les États-Unis avec 114 systèmes et le Japon avec 30 systèmes. La France est au pied du podium avec 18 supercalculateurs.

Les USA conservent néanmoins la tête en matière de performance globale avec un total de 644 pétaflops, contre 564 pétaflops pour la Chine et 530 pétaflops pour le Japon.

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Vos commentaires

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Le #2102242
Dommage que l'article ne parle pas de ce qui me semble être l'info la plus intéressante concernant cette machine, à savoir la nouvelle approche retenue.
Il fonctionne sur un OS Linux (comme tous les supercalculateurs du top500 depuis des années), mais pas que.

McKernel, l'OS utilisé, est un système multi-kernel qui exécute le kernel ultra-lèger McKernel et le kernel Linux en même temps.

Du coup on garde un noyau ultra-léger et ultra performant, vraiment spécifique, dédié au calcul et qui peut être modifié rapidement, tout en bénéficiant de l'API complète de Linux.
Quand un appel système est detecté, le noyau McKernel passe cet appel au kernel Linux.

source: https://www.sys.r-ccs.riken.jp/ResearchTopics/os/mckernel/
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