Test Deadly Premonition (Import PS3/Xbox 360)

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Du début à la fin, Deadly Premonition demeure sur son piédestal et ce ne sont pas les quelques errances apparaissant vers le terme de l'aventure qui remettront en question son incroyable niveau. Cette enquête policière à la saveur "silent hillienne" et flirtant avec le surnaturel ne devrait pas vous laisser de marbre, et pour en profiter au mieux, nous ne saurions que trop vous conseiller d'y jouer la nuit avec un casque vissé sur les oreilles (et un avis favorable de votre médecin). Deadly Premonition s'amuse du joueur, s'amuse avec lui et le surprend constamment. Les répliques sonnent juste, en particulier celles du personnage de Francis York Morgan qui se démarque du casting grâce à son flegme à toute épreuve. Un nouveau héros est né, et avec lui, mon coup de cœur absolu de cette génération.

Deadly Premonition est disponible sur Xbox 360 à partir de 28,45€. Vous pouvez également le trouver sur PS3 en import (japonais et asiatique) sous le nom "Red Seeds Profile".

Note : les captures d'écran figurant dans ce test proviennent de la version Xbox 360 du jeu, que nous avons pu essayer après la rédaction de ce test. Nous en retiendrons une traduction française des textes parfois paresseuse.

Red Seeds Profile (Deadly Premonition PS3) - jaquette Deadly Premonition - jaquette Xbox 360

+ Les plus
  • Une claque narrative et auditive
  • Un scénario qui tient en haleine
  • Ambiance saisissante et terrifiante
  • Le personnage de York
  • Une ville de Greenvale "vivante"
  • Durée de vie très satisfaisante
- Les moins
  • Finition absente
  • Limite techniquement
  • Aurait pu être plus maniable (interface à revoir notamment)
  • Malheureusement peu rejouable
  • Tuer le temps peut s'avérer vraiment ennuyant (en V.O. of course)
  • Traduction pas terrible des textes (Xbox 360)

Notes

  • Graphisme Avec un pied dans la génération précédente et l'autre dans la figure de l'actuelle, Deadly Premonition se révèle être très perfectible techniquement parlant (graphismes du niveau d'une PS2, présence de bugs...). Mais on retiendra finalement le charisme élevé des protagonistes et l'esthétisme horrifique superbement maîtrisé de l'ensemble.
    7/10
  • Bande son En mettant de côté le bug (encore !) faisant sauter le thème de l'écran-titre sur PS3 et les problèmes de mixage, impossible de ne pas saluer les compositeurs de Deadly Premonition pour leur sans faute. L'emploi des musiques en surprendra négativement certains, et on comprendra facilement pourquoi (une musique entraînante et jazzy jouée avec un cadavre dans la pièce ?). Les autres dont je fais partie choisiront de se laisser porter par les différentes ambiances dépeintes et la grande qualité des morceaux, dont les plus ténébreux vous hérisseront d'ailleurs sans mal le poil. Les voix sont excellentes, et les cris des monstres anormalement stressants et amusants en même temps.
    9/10
  • Jouabilité Aïe, ouille, ça sent la rouille. York a beau être un agent du FBI normalement entraîné pour répondre parfaitement présent en situation de combat, il apparaît relativement lourd à manier. On regrettera aussi que le temps ne se fige pas lorsqu'on lit la description d'un objet à ramasser, juste pour éviter de se faire bêtement attaquer pendant qu'on apprend que notre inventaire est plein. Si Resident Evil 4 et 5 sont des modèles de jouabilité pour vous, Deadly Premonition ne vous posera que peu de soucis.
    6/10
  • Durée de vie Hors quêtes annexes, Deadly Premonition vous durera une bonne vingtaine d'heures. En comptant ces scénarios secondaires, vous en aurez bien pour minimum six cents minutes supplémentaires environ. Rien à redire donc, sauf que malheureusement, lors d'un éventuel second run, l'effet de surprise ne sera plus. Évidemment.
    7/10
  • Scénario Maturité du propos. Intelligence d'écriture. Magistrale mise en scène. Le scénario de Deadly Premonition rivalise sans mal avec ceux que nous pondent les auteurs d'Hollywood dans leurs grands jours. Les personnages sonnent vrais, en particulier celui de Francis York Morgan que l'on prendra énormément plaisir à voir évoluer. Dommage peut-être que vers la fin de l'aventure, le fantastique fasse perdre de la crédibilité à tout ce qui avait été brillamment bâti auparavant.
    9/10
  • Note générale Bien plus entreprenant qu'un Silent Hill : Shattered Memories, Deadly Premonition représente le bond en avant que la série de Konami n'ose toujours pas exécuter depuis plusieurs années. Sa narration, à défaut de sa réalisation technique, donne un joli coup de vieux à bien des titres du même genre pourtant réputés. On n'inscrira pas Deadly Premonition au panthéon vidéoludique pour son apparence seule, mais bel et bien pour ses faits d'armes, exceptionnels. A essayer absolument avant de mourir. Oh, il pleut.
    9/10
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