Test du Dremel 3D45 : l'imprimante 3D pour l'éducation et les semi-pro

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Passé la première configuration qui propose à l'utilisateur de désigner la langue de l'OS et de renseigner son code WiFi, il est temps de charger l'imprimante en filament et de procéder aux premiers tests, plusieurs étant déjà intégrés dans la mémoire de la machine.

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L'alimentation en filament se fait par le côté de l'imprimante : un capot permet d'accéder au dévidoir, le filament doit être passé dans un tube en teflon et poussé pour l'acheminer jusqu'au-dessus de la tête et de son guide. Lors du lancement de l'alimentation en filament, il est automatiquement entrainé par l'extrudeur.

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Une fois le filament en place, le lecteur de puce RFID entre en jeu : les bobines de filament de Dremel intègrent une puce indiquant la nature du filament, cela permet à la machine de détecter automatiquement si l'utilisateur a inséré du PLA, de l'ABS, du Nylon ou du PETG. Pourquoi cela ? Et bien tout simplement parce que l'imprimante active par défaut un système d'aide à l'utilisateur permettant à cette dernière de prendre le pas sur les informations inscrites dans le fichier G-Code que l'on souhaite imprimer.

Concrètement, pour imprimer une pièce en 3D, il convient de la faire passer dans un logiciel dit de "slice" qui va découper le modèle en tranches à l'image d'un scanner tout en produisant un code interprétable par une imprimante 3D en lui indiquant des données de température, de vitesse et de coordonnées. Dans ce GCode sont inscrits les réglages de base de l'imprimante, notamment température de buse, ventilation, vitesse... Or, ces données ne sont pas les mêmes que l'on imprime avec du PLA ou de l'ABS par exemple, et tenter d'imprimer de l'ABS avec des paramètres pour PLA se solde systématiquement par un échec.

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Par exemple, le PLA s'imprime entre 190 et 220 degrés, on peut l'imprimer à 90 mm/s sans trop de problèmes et avec une bonne ventilation, le tout sans plateau chauffant. L'ABS pour sa part nécessite une température plus élevée (240-260 degrés), une vitesse plus réduite (50 mm/s) et très peu de ventilation (selon systèmes), avec un plateau à 90°C, sans quoi la fusion du plastique n'est pas au rendez-vous, les couches ne collent pas entre elles et la pièce craque ou se décolle du plateau.

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Avec le système de Dremel, la puce RFID indique à l'imprimante que l'utilisateur à inséré un filament donné, et de fait, c'est l'imprimante qui adapte certains paramètres en fonction du filament, outrepassant les informations indiquées dans le GCode. On peut ainsi lancer un Gcode prévu pour du PLA alors que l'on a chargé de l'ABS sans s'inquiéter de voir son impression échouer.

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Le système est vraiment très intéressant, mais il a également un prix : les bobines vendues par Dremel ne dépassent pas les 500 grammes (le réceptacle ne permet d'ailleurs pas d'accueillir des bobines standard d'1Kg), et à un prix bien plus élevé que la moyenne du marché (entre 30 et 40 € les 500 grammes).

On peut malgré tout choisir d'utiliser son propre filament  en laissant le capot de la bobine ouvert (ou en y faisant un trou pour conserver le confinement de l'imprimante au maximum) : lorsque la détection RFID échoue, l'imprimante demande à l'utilisateur de renseigner lui même quel filament est inséré et éventuellement de renseigner des paramètres de température associés.

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Vient ensuite l'heure du nivelage du plateau. Tout utilisateur d'imprimante 3D le sait, la base des réglages commence par un plateau parfaitement aligné avec sa buse. Sur les machines traditionnelles, cela se fait avec une cale ou une feuille de papier sur les 4 coins du plateau à l'aide de molettes qui font monter chaque angle.
Ici, le système est assisté : le plateau ne propose que 2 molettes à l'avant, c'est d'ailleurs le plateau qui monte, il ne se déplace que sur l'axe vertical et c'est la tête qui se déplace en X et en Y.

Lors du nivelage du plateau, la tête déploie une sonde équipée d'un capteur de pression via un servo. Le plateau monte et écrase le capteur qui nous indique alors si l'on est trop haut ou trop bas et nous invite à tourner la molette de réglage sous le plateau dans le bon sens. L'analyse du niveau se fait en temps réel, de sorte que lorsque l'on atteint le bon réglage, l'imprimante partage une notification nous invitant à passer au second point. Le niveau se fait en quelques secondes et avec une facilité déconcertante.
Par la suite, l'imprimante procédera à un nivelage automatique en réalisant plusieurs points de mesure sur le plateau visant à le cartographier en 3D : l'impression sera alors corrigée en direct pendant l'impression pour palier aux éventuelles déformations ou différences de hauteur comme le ferait un BLTouch, Touch Mi ou n'importe quel capteur inductif ou capacitif.

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La préparation de la première impression nécessite également l'application de colle bâton sur le plateau en verre : elle permettra d'assurer une accroche parfaite de la pièce sur ce dernier et d'éviter les décollements (warping).

Vient alors l'heure de sélectionner son modèle via l'écran tactile, puis de lancer l'impression. On peut sélectionner les modèles directement dans la machine ou ceux stockés sur la clé USB fournie.

Les temps de chauffe sont particulièrement courts et l'impression assez silencieuse (caisson oblige). On apprécie particulièrement le système de filtrage du caisson intégré au modèle qui permet d'éliminer les odeurs parfois très fortes qui se dégagent lors de l'impression d'ABS, mais aussi des micro particules particulièrement néfastes sur la santé.

Malheureusement, Dremel ne communique que peu de détails très techniques concernant sa machine. Je ne suis donc pas en mesure de préciser quel type de carte mère est utilisé, s'il s'agit d'une carte propriétaire ou non... Idem concernant la tête d'impression, le tout étant recouvert par un carénage, je n'ai pas spécialement cherché à démonter l'ensemble pour voir si l'extrudeur était à simple ou double entraînement et de quel type se présente la hotend.

Vos commentaires
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Le #2075890
Ils ne vont pas en vendre beaucoup. Si seulement ils avaient augmenté sensiblement le volume d’impression...
Le #2075894
cycnus a écrit :

Ils ne vont pas en vendre beaucoup. Si seulement ils avaient augmenté sensiblement le volume d’impression...


Et pourtant ils en vendent pas mal...

L'avantage d'avoir un SAV derrière et de s'installer dans les grandes enseignes de bricolage...
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