Test Persona 5

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Persona 5.

Plusieurs années après la sortie d’un Persona 4 de très bonne qualité, de nombreux amateurs de RPG japonais attendaient la sortie du cinquième opus du fameux spin-off de la franchise Shin Megami Tensei. C’est chose faite, Atlus nous sert un Persona 5 que nous attendions vivement, notamment pour les amateurs de la licence et les curieux qui aimeraient s’essayer à un jeu de rôle japonais différent. Sorti à la fois sur PS3 et PS4, le titre mérite-t-il autant le détour que ses aînés ? Réponse dans notre test complet.

Neuf ans. Cela fait neuf ans que j’ai rédigé le test de Persona 3, premier spin-off de la licence Shin Megami Tensei à sortir en Europe. Un jeu mémorable pour les fans de RPG japonais qui dispose encore aujourd’hui d’une aura bien particulière. Après avoir également mis les mains sur Persona 4 l’année suivante, les choses se confirmaient : Atlus sait nous proposer des jeux de qualité, au profit d’une franchisée née au début des années 90. Après un passage à vide pour ce spin-off – ainsi que la sortie d’un jeu de baston et d’un jeu de rythme – le développeur japonais nous livre enfin ce fameux Persona 5 que nous attendions tant. C’est donc avec quelques cheveux blancs gagnés au fil des années que j’insère fébrilement la galette dans le lecteur de ma PS4, à l’idée de passer de nouvelles dizaines d’heures à jongler entre deux cycles : la vie étudiante et ses relations sociales, ainsi que les affrontements dans des dédales plus ou moins tortueux quand l’occasion se présente. Voilà de quoi réveiller un potentiel petit trip nostalgique.

Pour les inconditionnels de Persona, ce cinquième épisode ne brisera pas les codes instaurés depuis les volets sortis sur PlayStation première du nom et maintenus dans le cadre des volets PS2. Il sera question de débuter dans la peau d’un héros – que nous devrons baptiser et qui se montrera à nouveau muet tout au long de la partie – qui infiltre un palace, avec comme objectif de commettre un cambriolage derrière un masque digne d’un Arsène Lupin. Toutefois, la mission échoue et, après un passage à tabac par la police locale, nous nous retrouvons dans une salle d’interrogatoire face à une inspectrice bien décidée à nous faire cracher le morceau. L’aventure se compose donc de flashbacks basés sur les propos relatés par notre protagoniste principal. Ainsi, nous apprenons qu’il a été préalablement jugé pour un crime qu’il n’a pas commis, en souhaitant venir en aide à une femme aux mains d’un type louche et alcoolisé. Notre jeune homme se verra alors expatrier à Tokyo et vivre dans le grenier d’un bar vintage d’un petit quartier. Accueilli avec méfiance par le tenancier du bar et par l’ensemble du corps enseignant et des élèves de son nouveau lycée, il devra faire sa place pour continuer à vivre sa jeunesse.

Persona 5 - 1 Persona 5 - 2

Rapidement, nous ferons face à des problèmes internes à l’école, notamment entre les enseignants et les étudiants. Des choses surnaturelles commencent alors à se produire, notamment une étrange application sur notre smartphone qu’il est impossible à supprimer et qui finit par nous transporter dans un univers parallèle qui prend la forme d’un palace. Avec ses premiers camarades de fortune, notre héros devra errer dans le dédale de ce palace, rencontrant d’étranges ennemis et un personnage central de ce lieu qui fera curieusement penser à un protagoniste du monde réel. Et pour cause, le lieu matérialise le coeur de cette personne, son esprit torturé. C’est dans cette réalité cauchemardesque que nous réveillerons notre capacité à l’usage d’une première Persona, une créature qui nous aidera à combattre le mal. Les camarades qui nous suivront dans cette aventure sont eux aussi des « élus » qui pourront utiliser une Persona. Voilà le début d’une histoire intéressante qui se basera sur la découverte de personnes torturées qu’il conviendra d’affronter dans cette réalité alternative et ce, dans l’optique d’une incidence dans le monde réel : excuses et aveux publics afin d’arrêter de nuire, etc. À terme, cela permettra de lever le voile sur les raisons de l'échec de cette dernière mission.

Comme ses aînés, Persona 5 propose une progression en deux temps. D’un côté, la vie étudiante dans laquelle il sera question d’aller en cours, étudier, échanger avec d’autres élèves, se balader dans les différents quartiers de la ville, dégotter un job. D’un autre côté, la découverte et l’exploration de palaces labyrinthiques destinés à faire avancer l’histoire. Dans ce cas de figure, nous nous retrouvons dans une sorte de dungeon crawler, plus évolué que dans Persona 3 et Persona 4 malgré tout. Les combats au tour par tour se dérouleront que dans cette phase de jeu, l’autre versant étant purement narratif. Pour les nouveaux venus dans la franchise, il n’est absolument pas demandé d’avoir joué aux précédents opus pour comprendre celui-ci. De plus, c’est l’occasion de découvrir un titre aux mécaniques pas communes et nous laissant la possibilité de gérer notre emploi du temps comme bon nous semble, suivant un calendrier précis. Toutefois, il est utile de préciser que, à l’instar des anciens opus, les premières heures de jeu sont aiguillées et la liberté d’action se veut quasi-inexistante. Passé ce cap plutôt frustrant, les possibilités sont bien plus intéressantes, quand bien même la liberté n’est pas totale : le rayon d’action s’arrête à quelques quartiers de la capitale nipponne et certains lieux (bâtiments, etc ) ne sont pas accessibles.

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