Test Qidi X-Max : une imprimante 3D haut de gamme

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La Qidi X-Max dispose d'un large écran tactile couleur de 5 pouces qui propose l'accès à un menu assez ergonomique.

On retrouve ainsi la possibilité de préchauffer l'imprimante, avec une mise en mémoire des précédents paramètres et ce même après extinction de la machine. Cela permet un gain de temps important puisque l'on est limité à appuyer sur + ou - alors qu'un clavier numérique aurait été plus simple d'utilisation.
Chose assez rare pour être noté : il est possible de naviguer dans tous les dossiers de la clé USB et de visualiser le moindre fichier, qu'il soit composé de caractères spéciaux ou d'une longueur importante.

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Le menu permet d'activer ou désactiver la ventilation interne, la lumière, on peut choisir parmi plusieurs langues (principalement asiatiques et anglais), mais aussi accéder aux informations de la machine. Un module permet de configurer l'accès au WiFi ou en Ethernet.

Le système de changement de filament est assez intéressant : on sélectionne le sens de rotation : vers le bas (extrusion) ou vers le haut (rétraction) et les moteurs tournent jusqu'à ce que l'on décide de presser à nouveau l'écran. Cela s'avère pratique lorsque l'on souhaite purger une couleur.

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Lorsque l'on parcourt les fichiers sur la clé USB, on peut apercevoir des vignettes de prévisualisation des modèles à condition d'avoir découpé les modèles depuis le logiciel de Qidi. Pendant l'impression, on accède à la vignette de prévisualisation, au temps restant, temps écoulé, températures et ventilation, mais également à la vitesse de déplacement de l'imprimante en temps réel.

Globalement comme pour une majorité des imprimantes 3D équipées d'un écran tactile, on regrette l'impossibilité d'accéder aux réglages avancés de la machine : accélérations, steps, jerk et autres options que l'on retrouve sur les versions débridées de Marlin depuis les écrans LED.


Première impression :

Vient ensuite l'heure de lancer un premier réglage, qui se fait de deux façons : réglage rapide ou complet. Qidi recommande un réglage rapide qui consiste à simplement positionner la tête en position de départ au centre du plateau et à effectuer un réglage en glissant une feuille de papier entre la surface d'impression et la buse afin qu'elle frotte légèrement. On corrige alors la hauteur avec la molette unique du fond.

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Ce type de réglage est utile uniquement quand un premier réglage a permis de bien équilibrer le plateau. Nous recommandons donc de procéder au réglage normal pour une première fois, qui s'attarde sur plusieurs points du plateau et permet d'obtenir rapidement un réglage parfait.

De par ses dimensions et le choix de positionner la bobine sur le dessus et à l'arrière de la machine, la X-Max pose quelques problèmes de prise en main. Il faudra donc s'acharner un peu pour placer la bobine sur les supports.

À ce titre deux remarques immédiates : le plastique qui constitue les fixations d'un des bras télescopiques a cassé lors de notre manipulation, et ce, sans forcer. D'autre part, les cales en plastique à monter sur l'axe pour verrouiller le positionnement de la bobine étaient trop serrées, il aura fallu les poncer pour les insérer... Une chose d'autant plus étonnante qu'elles sont en plastique injecté... Voilà des déconvenues que l'on ne souhaite pas vraiment voir sur une machine qui se revendique de qualité "industrielle" et facturée au-delà des 1000 euros.

Notre premier test en PLA n'a très honnêtement pas été très bon... Nous avions pourtant trouvé un profil dédié à la machine sur Simplify3D, un logiciel que nous utilisons et maîtrisons parfaitement. En réalité l'enceinte de la machine a tendance à surchauffer assez rapidement, ce qui pose des problèmes évidents avec le PLA qui est l'un des plastiques les plus simples à imprimer, mais pas le plus résistant à la chaleur. Nous avions fait le choix de fermer la porte et de mettre le capot en position, c'était une erreur.

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Rapidement la tête se bouche, l'extrudeur claque et l'on doit absolument tout démonter... On en profite ainsi pour jeter un oeil sur la conception de la tête qui nous paraissait intéressante au départ, et qui se révèle finalement être un mélange assez improbable de tout ce qui se fait sur le marché actuellement. On retrouve ainsi une buse de type MK10 avec un radiateur cylindrique inspiré de l'E3D V6 relié à un bloc aluminium via un heatbreak full métal raccourci. On découvre un extrudeur basique de type MK8 intégralement en plastique et sans réglage de tension, surmonté d'un énième radiateur dont  l'intérêt n'est pas évident.
Notre problème est simple : trop de chaleur a entrainé un bouchon dans le heatbreak, le moteur et l'engrenage ont fini par couper le filament et un bout s'est logé dans la vis sans tête de fixation de l'engrenage, bloquant tout le mécanisme. Une première expérience qu'on n'est pas près d'oublier.

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Un rapide tour sur la toile nous apprend que pour des conditions optimales avec le PLA, il convient de laisser la porte ouverte et de retirer le capot en question... Soit, nous relançons un test et miracle, tout se passe bien.

Les premières impressions passent et il ressort globalement qu'il faudra travailler un minimum sur les profils d'impression pour se débarrasser de quelques traces sur les impressions. Sans être horribles, les impressions sont cependant loin de la qualité attendue, surtout pour une Core XY, alors même que nous n'avions pas encore poussé la vitesse d'impression au-delà des 60 mm/s sur des impressions d'une résolution de 0.2mm par hauteur de couche en buse 0.4 mm.

Après plusieurs jours à tester de monter en vitesse, nous abandonnerons tout simplement l'idée d'aller au-delà de 90 mms afin de sortir notre test dans un temps raisonnable.

Vient ensuite l'heure de mettre cette Xmax au défi avec des filaments plus techniques, à commencer par l'ABS. L'ABS nécessite d'accéder à de plus hautes températures : 100 degrés au niveau du support d'impression, 240 à 260 degrés pour la tête d'impression, il nécessite une absence de courant d'air, une enceinte maitrisée et filtrée.

Dans cet exercice, nous choisissons de monter la tête d'impression hautes températures, qui est dénuée de ventilateur et optons pour une buse noire qui semble être en acier renforcé lui permettant de résister aux matériaux abrasifs comme les filaments chargés (métal, pierre, bois, carbone...)
C'est là que nous rencontrons un nouveau problème : si le carénage de la tête est simple à démonter, la nappe est fixée via deux leviers sur ressort... À peine nous tentons de la démonter que l'un des leviers se brise et va se loger dans la structure de la machine. Cela n'empêche pas de démonter ou de remonter la nappe, mais si le second venait à lâcher, alors la nappe serait définitivement branchée sur la tête en place. Encore une fois, cela n'est pas vraiment acceptable pour une machine se revendiquant de qualité industrielle et vendue à un prix aussi élevé.

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Nous tentons également de placer notre bobine d'ABS in intérieur et on se rend rapidement compte que cela va poser problème. Le support de bobine est en plastique qui n'inspire guère confiance, avec un pas de vis limité qui n'est pas totalement dans l'axe... En clair, visser le tout avec la bobine sur le support est un enfer, qui plus est il faut réussir à le visser jusqu'au dernier millimètre sans quoi ce dernier va bloquer la progression du plateau chauffant et on risque irrémédiablement la casse... Face à cette situation ubuesque, nous choisissons de placer notre bobine sur le dessus, on se limitera aux bobines de 500 grammes pour la zone interne et c'est fort dommage...

Quoi qu'il en soit, nos premiers tests ne donnent rien de bon... Avec l'extraction enclenchée, l'ABS se décolle et l'on assiste à de la délamination, phénomène typique des chocs thermiques et courants d'air... C'est là que l'on prend conscience d'un autre défaut de la machine : le manque d'étanchéité.

Concrètement, la porte de la machine qui permet d'accéder au plateau chauffant n'est pas du tout étanche. On le remarque assez clairement en constatant des jours de plusieurs millimètres sur ses 4 côtés lorsqu'elle est fermée. Par ailleurs la partie haute de la porte correspond justement avec la position "home" de l'impression, l'extraction crée alors un courant d'air qui fait passer l'air frais de l'extérieur juste au niveau de la zone d'impression.

Nous faisons donc le choix de ne pas enclencher l'extraction qui de toute façon est inutile puisque n'intègre que de simples filtres charbon et non HEPA nécessaire à filtre les nano particules jugées nocives de l'ABS.

Nous constatons un mieux, avec toutefois de nombreuses traces disgracieuses flagrantes d'une température trop élevée... Il nous aura fallu quelques jours et réduire la température d'impression à 220 degrés, plongeant ainsi dans la limite basse de notre filament pour obtenir quelque chose de probant.

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Le choix est donc fait : nous allons réinstaller la tête standard et opter pour une température plus élevée, associée à une légère ventilation : le miracle se produit puisque nos pièces sont désormais bien plus détaillées et sans défauts majeurs. Il faudra sans doute pousser dans les réglages pour obtenir de meilleurs résultats, mais nous avons été capables d'imprimer de l'ABS à 90 mms à 230 degrés et 30% de ventilation avec des résultats plus que corrects. L'aide de la communauté sera donc sur ce point critique afin d'optimiser les impressions.

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Cette expérience met en avant 2 points intéressants puisque nous avons démonté intégralement les deux têtes d'impression pour savoir ce qui les différenciait : en clair, rien à part l'absence de ventilateur et une buse renforcée sur la tête "haute température). L'équipement est strictement identique, les températures accessibles sont les mêmes, en bref, disposer de deux têtes ainsi n'a de sens que pour la buse renforcée et le fait que l'on ne souhaite pas reprendre des impressions en PLA après avoir passé du polycarbonate par exemple, au risque de boucher sa buse avec des résidus du filament précédent.

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Autre point mis en avant : la qualité globale de la structure de la machine qui laisse à désirer. Outre l'absence d'étanchéité de la porte, on remarque que le tout manque de finitions. Les plastiques ne sont pas ébavurés et manquent de précision et point négatif l'imprimante ne dispose pas de fond scellé. En clair, les panneaux s'assemblent partiellement et laissent des jours un peu partout au fond du boitier, permettant aux éléments de tomber dedans. Si l'on a le malheur de faire tomber une vis dans ces zones, inutile de chercher à la récupérer, c'est impossible. Outre les problèmes évidents que cela pose pour la perte d'éléments, il est également question de sécurité puisque la carte mère ainsi que l'alimentation de la machine sont localisées dans le fond de celle-ci. Il est impossible ou presque de démonter l'ensemble convenablement, nous ne savons donc pas s'il est potentiellement possible que des poussières ou filament viennent à tomber sur l'électronique au risque de créer des courts-circuits.

Globalement, l'impression sur la machine aura rapidement démontré l'inefficacité des plaques flexibles livrées avec les pièces de petite dimension. À moins d'imprimer de grosses pièces avec suffisamment de surface en contact avec le tapis d'impression, il faudra user de la spatule pour décoller ses impressions.
Le tapis accroche par contre très bien, c'est globalement l'atout des tapis de ce type, mais en contrepartie ils s'encrassent très vite et il devient rapidement difficile de retirer tout le filament imprimé. Notre tapis démontre clairement à quel point il s'endommage et marque vite. La situation est d'autant plus dérangeante quand on souhaite exploiter la face en contact avec le plateau qui peut intégrer, au fil des impressions, des parties d'anciennes pièces imprimées, parfois d'autres couleurs...

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Vos commentaires
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Le #2087264
Ça ne me semble vraiment pas un bon rapport qualité-prix. Autant acheter du chinois de base est fabriquer un caisson.
Le #2087272
cycnus a écrit :

Ça ne me semble vraiment pas un bon rapport qualité-prix. Autant acheter du chinois de base est fabriquer un caisson.


Autant pour la Dremel 3D45 j'aurais dit que c'était pas forcément vrai, autant je plussoie sur ta remarque concernant cette bécane qui n'est clairement pas au niveau des revendications de la marque.
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