Test Qidi X-Max : une imprimante 3D haut de gamme

Le par Mathieu M.  |  2 commentaire(s)
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Le marché de l'impression 3D est en ébullition depuis quelques années et nombreux sont les constructeurs à souhaiter se lancer sur le segment. Après la tendance aux machines bon marché qui ont démocratisé le secteur auprès des particuliers, certaines maques tentent de percer avec des machines orientées plus haut de gamme.

Des imprimantes 3D cloisonnées pour tous

Le fabricant Qidi Technology s'est lancé il y a quelques années dans le secteur de l'impression 3D avec un catalogue déjà assez fourni de modèles. De la plus petite à la plus grande, on trouve ainsi les X-Maker, X-Pro, X-Plus et X-Max. Qidi aime associé chaque machine à un terme désignant une certaine orientation : Commercial pour les deux premières, Industrial pour la X Plus et la X-Max.

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Et c'est donc la X-Max qui nous a été fournie par Gearbest afin de nous faire une idée de ce à quoi pourrait ressembler une machine qualifiée d'intégrable en milieu industriel par le fabricant... Il faut dire qu'un peu partout ailleurs, on use et abuse des qualificatifs "Pro" au point qu'on y perd énormément de sens... Troquer le "Pro" pour "Industriel" est donc une façon de revendiquer le sérieux de la machine.

Ne connaissant absolument pas cette marque, un petit tour sur Internet nous amène sur le site officiel qui offre quelques visuels, mais absolument aucun détail sur les modèles d'imprimantes. On retrouve les rubriques habituelles des spécialistes du domaine, notamment une section permettant de télécharger les firmwares en vue de les modifier, mais pas grand chose d'autres à se mettre sous la dent, dommage, hormis des liens pour l'acheter mais uniquement depuis Amazon anglais.

Heureusement, l'imprimante 3D QIDI TECH X-Max est disponible dans les entrepôts français de Gearbest au tarif réduit de 1000 € avec le code de réduction Z3F7A552B961D001 et une expédition gratuite en quelques jours.

QIDI TECH X-Max (expédiée de France)

Code promo: Z3F7A552B961D001

Quantité: 300



Présentation

L'imprimante 3D Qidi X-Max est livrée entièrement assemblée dans un énorme carton de 28 kg mesurant 65x67x75 cm. La machine en elle-même affiche des dimensions (hors couvercle supérieur et bobine) de 58x50x56 cm et de 58x59x80 cm avec le couvercle acrylique et une bobine standard de 1Kg.

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La machine est de type cloisonné, c'est-à-dire que la zone d'impression est protégée dans une enceinte qui profite de quelques avantages : un éclairage LED piloté, une double ventilation filtrée et une porte transparente pour visualiser l'avancement de l'impression.

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La X-Max est équipée d'un large écran tactile résistif de 5 pouces de diagonale en couleur et au menu plutôt agréable. En interne, le volume d'impression reste limité à 300x250x300 mm ce qui est un peu moins qu'une Creality CR-10 par exemple, mais relativement conséquent pour une machine de ce type. À comparaison, la Dremel 3D45 que nous avions testée

il y a quelques mois ne propose qu'un volume de 255x150x170 mm, nous sommes donc ici clairement face à un volume d'impression plus que confortable.

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La machine est de type CoreXY, c'est à dire que le plateau d'impression ne se déplace que de bas en haut et c'est la tête d'impression (en direct drive ici) qui se déplace sur les axes X et Y de façon très fluide grâce à des fixations sur roulements. Comparativement à une imprimante cartésienne à potence, on peut en théorie gagner en précision et en vitesse d'impression sans perdre en qualité puisque le plateau n'accuse aucune inertie.

Au rayon des fonctionnalités annexes, on retrouve une base d'impression magnétique (livrée en double) avec tapis d'accroche de type buildtack. L'imprimante intègre directement des bras permettant d'accueillir un dévidoir de bobine, on y trouve également un très imposant capot acrylique pour cloisonner la machine lors de l'impression de filaments techniques nécessitant des hautes températures.

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On trouve également un second dévidoir à l'intérieur de l'imprimante afin de stocker les filaments les plus sensibles comme le PVA, l'ASA ou le Nylon, très sujets à l'humidité.

On note que le plateau qui accueille le support d'impression est particulièrement massif. Il est constitué d'un bloc d'aluminium de 10 mm d'épaisseur agrémenté de nombreux aimants néodyme pour maintenir fermement le plateau lors de l'impression.

L'enceinte profite d'un bandeau LED pour l'éclairage que l'on peut activer ou désactiver via le menu, une partie des connectiques opte pour la nappe ruban pour la tête, ce qui permet de changer de tête plus facilement et du câble plus traditionnel, mais toutefois logé dans une chaine pour l'alimentation du plateau chauffant.

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On remarque que le plateau est pour sa part guidé sur 4 barres de 12 mm de diamètre et piloté par deux tiges trapézoïdales de 8mm. Le réglage se fait via un système de roulettes et ressorts (3 uniquement), il n'y a aucun système de leveling automatique fourni avec l'imprimante, mais un port sur la tête laisse entendre qu'il est possible de l'ajouter facilement.

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Au fond du caisson, on retrouve deux ventilateurs d'extraction pour filtrer (seuls des filtres charbon sont fournis) l'air de l'enceinte. En façade, on retrouve un port USB qui permettra d'accueillir les fichiers à imprimer et un port Ethernet.

Enfin, l'imprimante dispose d'une connexion WiFi pour un pilotage à distance, mais uniquement depuis le logiciel de slice dédié.

Qidi fournit beaucoup d'accessoires avec sa machine : une clé USB Toshiba de 16 Go avec des fichiers test notices et logiciels, un second plateau flexible et son buildtack, un câble Ethernet, une bobine de 1 Kg de filament rouge, mais également deux petites mallettes.

On y trouve dedans un tournevis et une boite de pièces détachées avec pelle mêle des pinces, fusibles, vis, écrous, buses et bouts de PTFE, clés diverses...On trouve également un bâton de colle pour facilite l'adhérence et chose étonnante, une seconde tête complète présentée comme une version dédiée aux filaments nécessitant des hautes températures.



L'heure du test

La Qidi X-Max dispose d'un large écran tactile couleur de 5 pouces qui propose l'accès à un menu assez ergonomique.

On retrouve ainsi la possibilité de préchauffer l'imprimante, avec une mise en mémoire des précédents paramètres et ce même après extinction de la machine. Cela permet un gain de temps important puisque l'on est limité à appuyer sur + ou - alors qu'un clavier numérique aurait été plus simple d'utilisation.
Chose assez rare pour être noté : il est possible de naviguer dans tous les dossiers de la clé USB et de visualiser le moindre fichier, qu'il soit composé de caractères spéciaux ou d'une longueur importante.

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Le menu permet d'activer ou désactiver la ventilation interne, la lumière, on peut choisir parmi plusieurs langues (principalement asiatiques et anglais), mais aussi accéder aux informations de la machine. Un module permet de configurer l'accès au WiFi ou en Ethernet.

Le système de changement de filament est assez intéressant : on sélectionne le sens de rotation : vers le bas (extrusion) ou vers le haut (rétraction) et les moteurs tournent jusqu'à ce que l'on décide de presser à nouveau l'écran. Cela s'avère pratique lorsque l'on souhaite purger une couleur.

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Lorsque l'on parcourt les fichiers sur la clé USB, on peut apercevoir des vignettes de prévisualisation des modèles à condition d'avoir découpé les modèles depuis le logiciel de Qidi. Pendant l'impression, on accède à la vignette de prévisualisation, au temps restant, temps écoulé, températures et ventilation, mais également à la vitesse de déplacement de l'imprimante en temps réel.

Globalement comme pour une majorité des imprimantes 3D équipées d'un écran tactile, on regrette l'impossibilité d'accéder aux réglages avancés de la machine : accélérations, steps, jerk et autres options que l'on retrouve sur les versions débridées de Marlin depuis les écrans LED.


Première impression :

Vient ensuite l'heure de lancer un premier réglage, qui se fait de deux façons : réglage rapide ou complet. Qidi recommande un réglage rapide qui consiste à simplement positionner la tête en position de départ au centre du plateau et à effectuer un réglage en glissant une feuille de papier entre la surface d'impression et la buse afin qu'elle frotte légèrement. On corrige alors la hauteur avec la molette unique du fond.

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Ce type de réglage est utile uniquement quand un premier réglage a permis de bien équilibrer le plateau. Nous recommandons donc de procéder au réglage normal pour une première fois, qui s'attarde sur plusieurs points du plateau et permet d'obtenir rapidement un réglage parfait.

De par ses dimensions et le choix de positionner la bobine sur le dessus et à l'arrière de la machine, la X-Max pose quelques problèmes de prise en main. Il faudra donc s'acharner un peu pour placer la bobine sur les supports.

À ce titre deux remarques immédiates : le plastique qui constitue les fixations d'un des bras télescopiques a cassé lors de notre manipulation, et ce, sans forcer. D'autre part, les cales en plastique à monter sur l'axe pour verrouiller le positionnement de la bobine étaient trop serrées, il aura fallu les poncer pour les insérer... Une chose d'autant plus étonnante qu'elles sont en plastique injecté... Voilà des déconvenues que l'on ne souhaite pas vraiment voir sur une machine qui se revendique de qualité "industrielle" et facturée au-delà des 1000 euros.

Notre premier test en PLA n'a très honnêtement pas été très bon... Nous avions pourtant trouvé un profil dédié à la machine sur Simplify3D, un logiciel que nous utilisons et maîtrisons parfaitement. En réalité l'enceinte de la machine a tendance à surchauffer assez rapidement, ce qui pose des problèmes évidents avec le PLA qui est l'un des plastiques les plus simples à imprimer, mais pas le plus résistant à la chaleur. Nous avions fait le choix de fermer la porte et de mettre le capot en position, c'était une erreur.

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Rapidement la tête se bouche, l'extrudeur claque et l'on doit absolument tout démonter... On en profite ainsi pour jeter un oeil sur la conception de la tête qui nous paraissait intéressante au départ, et qui se révèle finalement être un mélange assez improbable de tout ce qui se fait sur le marché actuellement. On retrouve ainsi une buse de type MK10 avec un radiateur cylindrique inspiré de l'E3D V6 relié à un bloc aluminium via un heatbreak full métal raccourci. On découvre un extrudeur basique de type MK8 intégralement en plastique et sans réglage de tension, surmonté d'un énième radiateur dont  l'intérêt n'est pas évident.
Notre problème est simple : trop de chaleur a entrainé un bouchon dans le heatbreak, le moteur et l'engrenage ont fini par couper le filament et un bout s'est logé dans la vis sans tête de fixation de l'engrenage, bloquant tout le mécanisme. Une première expérience qu'on n'est pas près d'oublier.

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Un rapide tour sur la toile nous apprend que pour des conditions optimales avec le PLA, il convient de laisser la porte ouverte et de retirer le capot en question... Soit, nous relançons un test et miracle, tout se passe bien.

Les premières impressions passent et il ressort globalement qu'il faudra travailler un minimum sur les profils d'impression pour se débarrasser de quelques traces sur les impressions. Sans être horribles, les impressions sont cependant loin de la qualité attendue, surtout pour une Core XY, alors même que nous n'avions pas encore poussé la vitesse d'impression au-delà des 60 mm/s sur des impressions d'une résolution de 0.2mm par hauteur de couche en buse 0.4 mm.

Après plusieurs jours à tester de monter en vitesse, nous abandonnerons tout simplement l'idée d'aller au-delà de 90 mms afin de sortir notre test dans un temps raisonnable.

Vient ensuite l'heure de mettre cette Xmax au défi avec des filaments plus techniques, à commencer par l'ABS. L'ABS nécessite d'accéder à de plus hautes températures : 100 degrés au niveau du support d'impression, 240 à 260 degrés pour la tête d'impression, il nécessite une absence de courant d'air, une enceinte maitrisée et filtrée.

Dans cet exercice, nous choisissons de monter la tête d'impression hautes températures, qui est dénuée de ventilateur et optons pour une buse noire qui semble être en acier renforcé lui permettant de résister aux matériaux abrasifs comme les filaments chargés (métal, pierre, bois, carbone...)
C'est là que nous rencontrons un nouveau problème : si le carénage de la tête est simple à démonter, la nappe est fixée via deux leviers sur ressort... À peine nous tentons de la démonter que l'un des leviers se brise et va se loger dans la structure de la machine. Cela n'empêche pas de démonter ou de remonter la nappe, mais si le second venait à lâcher, alors la nappe serait définitivement branchée sur la tête en place. Encore une fois, cela n'est pas vraiment acceptable pour une machine se revendiquant de qualité industrielle et vendue à un prix aussi élevé.

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Nous tentons également de placer notre bobine d'ABS in intérieur et on se rend rapidement compte que cela va poser problème. Le support de bobine est en plastique qui n'inspire guère confiance, avec un pas de vis limité qui n'est pas totalement dans l'axe... En clair, visser le tout avec la bobine sur le support est un enfer, qui plus est il faut réussir à le visser jusqu'au dernier millimètre sans quoi ce dernier va bloquer la progression du plateau chauffant et on risque irrémédiablement la casse... Face à cette situation ubuesque, nous choisissons de placer notre bobine sur le dessus, on se limitera aux bobines de 500 grammes pour la zone interne et c'est fort dommage...

Quoi qu'il en soit, nos premiers tests ne donnent rien de bon... Avec l'extraction enclenchée, l'ABS se décolle et l'on assiste à de la délamination, phénomène typique des chocs thermiques et courants d'air... C'est là que l'on prend conscience d'un autre défaut de la machine : le manque d'étanchéité.

Concrètement, la porte de la machine qui permet d'accéder au plateau chauffant n'est pas du tout étanche. On le remarque assez clairement en constatant des jours de plusieurs millimètres sur ses 4 côtés lorsqu'elle est fermée. Par ailleurs la partie haute de la porte correspond justement avec la position "home" de l'impression, l'extraction crée alors un courant d'air qui fait passer l'air frais de l'extérieur juste au niveau de la zone d'impression.

Nous faisons donc le choix de ne pas enclencher l'extraction qui de toute façon est inutile puisque n'intègre que de simples filtres charbon et non HEPA nécessaire à filtre les nano particules jugées nocives de l'ABS.

Nous constatons un mieux, avec toutefois de nombreuses traces disgracieuses flagrantes d'une température trop élevée... Il nous aura fallu quelques jours et réduire la température d'impression à 220 degrés, plongeant ainsi dans la limite basse de notre filament pour obtenir quelque chose de probant.

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Le choix est donc fait : nous allons réinstaller la tête standard et opter pour une température plus élevée, associée à une légère ventilation : le miracle se produit puisque nos pièces sont désormais bien plus détaillées et sans défauts majeurs. Il faudra sans doute pousser dans les réglages pour obtenir de meilleurs résultats, mais nous avons été capables d'imprimer de l'ABS à 90 mms à 230 degrés et 30% de ventilation avec des résultats plus que corrects. L'aide de la communauté sera donc sur ce point critique afin d'optimiser les impressions.

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Cette expérience met en avant 2 points intéressants puisque nous avons démonté intégralement les deux têtes d'impression pour savoir ce qui les différenciait : en clair, rien à part l'absence de ventilateur et une buse renforcée sur la tête "haute température). L'équipement est strictement identique, les températures accessibles sont les mêmes, en bref, disposer de deux têtes ainsi n'a de sens que pour la buse renforcée et le fait que l'on ne souhaite pas reprendre des impressions en PLA après avoir passé du polycarbonate par exemple, au risque de boucher sa buse avec des résidus du filament précédent.

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Autre point mis en avant : la qualité globale de la structure de la machine qui laisse à désirer. Outre l'absence d'étanchéité de la porte, on remarque que le tout manque de finitions. Les plastiques ne sont pas ébavurés et manquent de précision et point négatif l'imprimante ne dispose pas de fond scellé. En clair, les panneaux s'assemblent partiellement et laissent des jours un peu partout au fond du boitier, permettant aux éléments de tomber dedans. Si l'on a le malheur de faire tomber une vis dans ces zones, inutile de chercher à la récupérer, c'est impossible. Outre les problèmes évidents que cela pose pour la perte d'éléments, il est également question de sécurité puisque la carte mère ainsi que l'alimentation de la machine sont localisées dans le fond de celle-ci. Il est impossible ou presque de démonter l'ensemble convenablement, nous ne savons donc pas s'il est potentiellement possible que des poussières ou filament viennent à tomber sur l'électronique au risque de créer des courts-circuits.

Globalement, l'impression sur la machine aura rapidement démontré l'inefficacité des plaques flexibles livrées avec les pièces de petite dimension. À moins d'imprimer de grosses pièces avec suffisamment de surface en contact avec le tapis d'impression, il faudra user de la spatule pour décoller ses impressions.
Le tapis accroche par contre très bien, c'est globalement l'atout des tapis de ce type, mais en contrepartie ils s'encrassent très vite et il devient rapidement difficile de retirer tout le filament imprimé. Notre tapis démontre clairement à quel point il s'endommage et marque vite. La situation est d'autant plus dérangeante quand on souhaite exploiter la face en contact avec le plateau qui peut intégrer, au fil des impressions, des parties d'anciennes pièces imprimées, parfois d'autres couleurs...

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Bilan

Avant d'évoquer le bilan de cette imprimante 3D Qidi X-Max, il est bon d'aborder la question du logiciel mis en avant par Qidi pour ses machines. Baptisé Qidi Print, il s'agit en réalité d'une version customisée de Cura qui offre donc une interface en plusieurs langues dont le Français.
L'interface est quasi identique à celle de Cura et l'on dispose des deux modes Standard et Expert pour les réglages rapides ou plus pointus. Le logiciel possède deux avantages avec les machines de la marque : il permet de lancer l'impression à distance et il génère également des vignettes des pièces slicées qui s'affichent sur l'écran de la machine lors de l'impression. Ces deux options sont inaccessibles depuis d'autres logiciels tiers.

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Globalement, cette Qidi X-Max nous laisse sur notre faim. Si l'on félicite le volume d'impression intéressant pour ce type de machine et son écran tactile et menus véritablement bien pensés, on ne peut faire l'impasse sur quelques défauts.

La qualité générale des plastiques et des finitions n'est pas au mieux, c'est une machine qui nécessite beaucoup d'affinage dans les réglages. Elle reste néanmoins capable d'imprimer de l'ABS et du polycarbonate avec assez d'aisance.

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Le choix du positionnement de la porte est maladroit : il est impossible ou presque de visualiser la réalisation de la première couche, pourtant élément critique en impression 3D. On félicite Qidi pour les accessoires fournis, l'équipement de la machine qui profite tout de même de roulements de haute qualité et d'éléments structurels renforcés et taillés pour durer... L'intégration de drivers TMC 2208 permet également de rendre l'imprimante parfaitement silencieuse.

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Malgré tout, compte tenu du prix de la machine (environ 1300 euros prix officiel) et ses revendications d'imprimante industrielle, on est en droit d'en attendre bien plus. À ce tarif, on aurait aimé voir moins de défauts dans la conception, des éléments basiques comme un système d'assistance au leveling, des options comme le Linear advance, une prise en charge sans fil plus poussée...

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La Qidi X-Max reste une machine intéressante malgré tout pour son grand volume d'impression et son cloisonnement, mais elle méritera du temps pour la dompter, et ne pourra pas franchement rivaliser avec les autres machines de marques plus prestigieuses ou populaires jouant dans la même gamme de prix.

Je ne doute pas de la capacité de la Qidi X-Max à proposer des impressions de grande qualité et notamment d'être en mesure de gérer des filaments particulièrement techniques. Malgré tout, cela se fera avec beaucoup de patience et de tests. Reste qu'il est compliqué pour la marque de justifier le prix de la machine et de valider son orientation "semi pro" en l'état.

A noter que l'imprimante 3D QIDI TECH X-Max est disponible dans les entrepôts français de Gearbest au tarif réduit de 1000 € avec le code de réduction Z3F7A552B961D001 et une expédition gratuite en quelques jours. Ce tarif plus abordable que le prix officiel, améliore sensiblement le rapport qualité vs prix de la machine.

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Code promo: Z3F7A552B961D001

Quantité: 300



+ Les plus
  • Le grand volume d'impression pour une machine cloisonnée
- Les moins
  • Le prix
  • La qualité globale du caisson
  • Les défauts de conception
  • La difficulté à régler correctement la machine
  • Le tapis qui s'encrasse vite
  • Le filtrage inefficace
  • L'encombrement


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Vos commentaires
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cycnus Hors ligne VIP avatar 14777 points
Le #2087264
Ça ne me semble vraiment pas un bon rapport qualité-prix. Autant acheter du chinois de base est fabriquer un caisson.
Mathieu M Connecté Equipe GNT icone 2324 points
Le #2087272
cycnus a écrit :

Ça ne me semble vraiment pas un bon rapport qualité-prix. Autant acheter du chinois de base est fabriquer un caisson.


Autant pour la Dremel 3D45 j'aurais dit que c'était pas forcément vrai, autant je plussoie sur ta remarque concernant cette bécane qui n'est clairement pas au niveau des revendications de la marque.
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