Uber : 3500 collaborateurs licenciés via une visioconférence Zoom de trois minutes

Le par  |  7 commentaire(s) Source : BFMTV
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3500 salariés de Uber ont appris leur licenciement à l'occasion d'une visioconférence de trois minutes.

La crise mondiale du coronavirus touche durement l'activité des entreprises et a imposé le recours au télétravail, nombre de sièges sociaux et sites étant fermés. Dans ces conditions, la visioconférence a trouvé un nouvel essor pour permettre de poursuivre les activités en télétravail...mais aussi pour licencier.

C'est ce qui vient d'arriver à 3500 collaborateurs de Uber qui ont appris leur licenciement à l'occasion d'une visioconférence Zoom de trois minutes menée par la responsable du service clients Ruffin Cheveleau.

Les salariés concernés, qui ont donc appris en direct et sans avertissement préalable qu'il s'agissait de leur "dernier jour de travail", sont essentiellement ceux du service clients, et non les chauffeurs des services Uber.

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La méthode avait déjà été employée précédemment par d'autres grandes entreprises et elle trouve justification dans le fait qu'il est impossible dans les conditions actuelles de réunir les personnes concernées dans un même lieu, les locaux étant fermées.

Le licenciement est en outre justifié par la forte baisse du chiffre d'affaires de Uber, les mesures de confinement et la crainte d'être contaminé ayant fait chuter le nombre de courses en VTC.

Uber a affiché des pertes de plusieurs milliards de dollars en 2019 mais anticipait un retour à l'équilibre sur 2020. Avec encore des pertes de près de 3 milliards de dollars au premier trimestre et avec la crise sanitaire mondiale de Covid-19 depuis, la situation économique de l'entreprise n'a pu que se dégrader, imposant des mesures fortes.

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Vos commentaires

Trier par : date / pertinence
Le #2099363
Conclusion, si vous avez une réunion via Zoom, n'y allez pas, on sait jamais que votre bosse annoncera votre licenciement !
Le #2099369
Ce sont les taximen qui doivent être aux anges
Le #2099372
Ulysse2K a écrit :

Ce sont les taximen qui doivent être aux anges


Pourquoi ? Parce qu'ils n'utilisent pas Zoom ?

Plus sérieux, ils doivent serrer les fesses eux aussi comme beaucoup, et le télétravail va rendre obsolète plusieurs métiers, ou du moins en diminuer le besoin.
Le #2099373
En France pour licencier, tu dois envoyer une LRAR pour un entretien (15 jours + 5 jours), suivie après l'entretien d'une autre LRAR pour le licenciement (2 jours + 15 jours).
Si le licenciement est conventionnel, rajouter 15 jours pour l'autorisation administrative.

3 minutes versus 5-7 semaines : voilà pourquoi on a toujours 10 millions de chômeurs au pays du fromage et une économie de PVdD (pays en voie de dé-développement).
Le #2099375
tmtisfree a écrit :

En France pour licencier, tu dois envoyer une LRAR pour un entretien (15 jours + 5 jours), suivie après l'entretien d'une autre LRAR pour le licenciement (2 jours + 15 jours).
Si le licenciement est conventionnel, rajouter 15 jours pour l'autorisation administrative.

3 minutes versus 5-7 semaines : voilà pourquoi on a toujours 10 millions de chômeurs au pays du fromage et une économie de PVdD (pays en voie de dé-développement).


Tu peux faire durer beaucoup plus si tu veux.
Le #2099378
Retour vers le Futur II : on y est pour la méthode de licenciement.

https://www.youtube.com/watch?v=ePTC7-Dw590
Le #2099385
sansimportance a écrit :

Ulysse2K a écrit :

Ce sont les taximen qui doivent être aux anges


Pourquoi ? Parce qu'ils n'utilisent pas Zoom ?

Plus sérieux, ils doivent serrer les fesses eux aussi comme beaucoup, et le télétravail va rendre obsolète plusieurs métiers, ou du moins en diminuer le besoin.


Effectivement, tout le monde serre les fesses. Même notre activité (qui a le vent en poupe vu que les serveurs sont très sollicités) on ne rigole pas.

Un tas de devis rentrés (investissements prévus par nos clients) sont mis en suspend par ces derniers vu la conjoncture économique incertaine. C'est vraiment anxiogène pour nous (aussi) les employeurs.


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