Les portails d'applications ont une croissance finie

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Actuellement, quand on parle applications mobiles, difficile de ne pas évoquer les portails de téléchargement. Pourtant, avertit le cabinet d'études ABI Research, le volume de téléchargements générés va connaître une stagnation d'ici trois ans.

logo ABI ResearchLes portails de téléchargement d'applications mobiles, à commencer par l' App Store d' Apple, ont profondément changé la façon de consommer des logiciels mobiles, même si le mécanisme existe en soi depuis des années. Et s'ils deviennent un élément à part entière des stratégies mobiles, ils ne seront pas toujours la voie obligée pour personnaliser son mobile / smartphone.

Le cabinet d'études s'attend à ce que le nombre de téléchargements dépasse les 6 milliards d'applications en 2010 mais il prévoit également une stagnation par la suite, après un pic atteint en 2013.

Au-delà de cette période, qui devrait conduire à un maximum de 7 milliards de téléchargements annuels, les analystes anticipent un recul du nombre de téléchargements propre aux portails de téléchargements. Les performances des smartphones et des navigateurs mobiles permettront en effet d'aller chercher les applications directement sur les sites Web mobiles, voire de les consommer sous forme d'applications Web.


Anticiper d'autres canaux de distribution
Par ailleurs, l'intégration de certaines applications incontournables directement sur les terminaux va réduire la nécessité de les télécharger depuis un portail, même s'il restera toujours la possibilité d'y trouver des alternatives et donc de profiter d'un choix.

" Nous voyons deux tendances émergentes : d'abord, beaucoup d'applications ( de plus en plus conçues sur des standards du Web ) vont migrer des portails d'applications vers des sites Web dédiés, et pour certains sites il n'y aura plus besoin d'application du tout. D'autre part, de plus en plus d'applications populaires seront déjà pré-installées sur les terminaux mobiles. Les applications liées aux réseaux sociaux seront particulièrement déjà disponibles sur les nouveaux produits ", explique Mark Beccue, analyste ABI Research.

Cela ne signifie donc pas que le volume des téléchargements va diminuer d'ici quelques années, mais bien que les portails de téléchargement en seront moins le passage obligé, ce qui ouvre  d'autres opportunités pour les développeurs. Une tendance déjà perçue et analysée ailleurs.

Mais cette approche concerne avant tout les smartphones et autres produits haut de gamme. Les opérateurs mobiles mettent parallèlement en place leur propre portail d'applications qui permettra de télécharger des applications sur des téléphones mobiles ordinaires ( feature phones ), avec un succès particulier sur les marchés émergents et les zones géographiques dans lesquelle le taux de pénétration des smartphones est encore faible.

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Vos commentaires

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Le #636381
Alors ça, si c'est pas de la masturbation. 3 ans c'est peu pour espérer une révolution technologique capable de modifier les coutumes. Le passage par l'app store n'est pas vraiment lié à des limitations techniques mais à l'approche maitrisée d'Apple. Les systèmes ouverts qui permettent de faire tout et surtout n'importe quoi et au final rien, ne fonctionne pas sur des environnement mobile.

Et si les téléphones deviennent plus puissants les applis deviennent aussi plus gourmandes...

Depuis le succès de l'App Store, tout le monde spécule ou tente d'imiter.

Apple a surtout lancé un business modèle efficace en s'appuyant sur une plateforme mobile cohérente et efficace.

Pas dit que si la concurrence se tournait vers la création plutôt que l'imitation qu'elle ne puisse pas mettre en oeuvre un produit et une approche tout aussi efficace.

La chose essentielle n'est pas tant la technologie que l'intelligence de mise en oeuvre et de générer revenu et fidélité du client.
Le #636611
"Les systèmes ouverts qui permettent de faire tout et surtout n'importe quoi et au final rien, ne fonctionne pas sur des environnement mobile."

Un exemple ?
Le #636771
"Les performances des smartphones et des navigateurs mobiles permettront en effet d'aller chercher les applications directement sur les sites Web mobiles, voire de les consommer sous forme d'applications Web."

L'expérience utilisateur ne nous prouve pas le contraire justement ? A savoir que l'utilisateur lambda préfère une application dédiée plutôt qu'à utiliser le navigateur ? Moi le premier, l'appli étant très souvent mieux chiadé que le site. Twitter pour donner un exemple qui propose une version mobile de son site plutôt pas mal avec quand même une tonne d'applications disponibles et plébiscitées.

Quand au téléchargement des applis directement sur le site Web mobile, je ne suis pas sûr qu'Apple voit la chose du même oeil sans parler du fait qu'un store/market pour regrouper toutes les applis avec un moteur de recherche me semble être plus judicieux qu'un téléchargement sur le site de l'éditeur au cas par cas pour le grand public.
Le #636951
La belle affaire !
Encore une analyse qui enfonce des portes ouvertes !
Bravo !
C'est beau de découvrir que le monde est limité, que les marchés ne sont pas infinis, que la planète est circonscrite.
Non, sincèrement, bravo.
Et on les paye les mecs pour asséner de telles vérités ?
Et ben ...
Bon, on paye bien les astrologues vous me direz.
Db
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Anonyme
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