
Après de multiples tentatives pour décourager la création du système européen de navigation par satellite
Galileo (
voir notre dossier ), les Etats-Unis se sont résolues à coopérer afin d'en
assurer l'interopérabilité avec leur propre système
GPS.
Cet accord a donné lieu à une première réunion de travail entre représentants des Etats-Unis et ceux de l'Union européenne pour discuter des aspects techniques et commerciaux des deux
GNSS ( Global Navigation Satellite System ) mais aussi de l'émergence d'autres systèmes, comme Glonass en Russie ou Baidu / Compass en Chine.
Les deux camps ont pu faire le point sur l'état de leur système de positionnement, le GPS pour ses usages civils et militaires, et sur celui de Galileo qui suit désormais la voie de
l'attribution des contrats de fourniture des différents éléments, après les péripéties de l'année 2007 qui ont bien failli stopper net le projet.
Des projets d'évolution en communTout le monde s'est mis d'accord pour souligner que
l'interopérabilité des usages civils des deux systèmes doit être assurée, entre GPS et Galileo mais aussi avec les autres systèmes de navigation, afin de
" favoriser la croissance économique et de renforcer la coopération transatlantique. "L'interopérabilité, étudiée par le groupe de travail
WG-A, porte notamment sur la diffusion d'un signal civil commun, décidée en 2007, et qui correspond au
L1C de GPS et au service ouvert
E1 de Galileo. Celui-ci a été optimisé ( porteuse
MBOC ou
Multiplexed Binary Offset Carrier ) et doit permettre à des récepteurs de recevoir les signaux GPS et / ou Galileo avec plus de précision dans des zones de faible réception.
Le groupe de travail des applications civiles et commerciales (
WG-B ) discute des aspects d'accès au marché et de commerce équilibré, en identifiant les obstacles à la création d'un marché mondial des services de navigation par satellite et en fournissant des avis pour des approches non discriminatoires.
Le groupe de travail
WG-C travaille sur les priorités à donner pour renforcer la coopération concernant les prochaines générations des systèmes GPS et Galileo et notamment la gestion des services EGNOS et WAAS d'amélioration du signal.
Enfin, un groupe de travail sur la sécurité (
WG-D ) a été constitué et devra faire des propositions au cours des prochaines réunions.