Fréquences 4G : la bande 2,6 GHz aux mains des opérateurs

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L'Arcep finalise la procédure d'attribution des fréquences 4G dans la bande 2,6 GHz en délivrant les autorisations de diffusion aux opérateurs mobiles qui ont décidé de leur position sur le spectre.

Arcep-logoDernière étape de la procédure d'attribution des fréquences 4G en bande 2,6 GHz, l' Arcep a annoncé avoir délivré les autorisations de diffusion aux opérateurs mobiles. Après avoir validé les dossiers des 4 opérateurs et révélé les montants consentis, dont la somme atteint 936 millions d'euros, l'Autorité officialise leur position sur le spectre.

Celle-ci a été décidée en fonction de la quantité de fréquences obtenues ( 15 MHz pour SFR et Bouygues Telecom, et 20 MHz pour Orange et Free Mobile ), du prix proposé par l'opérateur et des conditions annexes ( engagement envers les opérateurs mobiles virtuels ) :

Arcep 4G frequences

Cette dernière décision met fin à la procédure pour la bande 2,6 GHz, mais le gros morceau de l'enchère reste à venir avec l'attribution de fréquences pour la bande 800 MHz, pour laquelle le dépôt des dossiers de candidature court jusqu'au 15 décembre 2011.


Le gros enjeu : la bande 800 MHz

SFR, qui a réalisé une bonne opération sur la bande 2,6 GHz en dépensant beaucoup moins que les autres pour obtenir un lot de fréquences, devrait se montrer beaucoup plus offensif pour la bande 800 MHz, qui permettra de fournir une couverture 4G avec moins d'antennes-relais à installer, tout en offrant une bonne pénétration au sein des bâtiments.

Mais il restera à régler la question des risques d'interférences entre la 4G et la TNT sur cette bande 800 MHz, du fait de la proximité de certaines fréquences. Qui paiera la facture du cloisonnement des deux réseaux ?

Bouygues Telecom s'en est inquiété assez tôt pour déposer un recours auprès du Conseil d'Etat, estimant que certaines fréquences proposées pour la 4G seront de fait moins intéressantes et que l'opérateur ( et on peut penser qu'il s'agira d'un petit opérateur ) qui en héritera sera désavantagé.

Si l' ANFR ( Agence Nationale des Fréquences ) n'a pas les ressources pour prendre en charge ce problème, l'une des propositions envisagées serait une répartition du coût sur l'ensemble des opérateurs. Pas sûr qu'ils apprécient la pirouette.

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