David Cage veut que l'on se sépare des codes du jeu vidéo
En demandant à l'industrie vidéoludique d'abandonner derrière elle ses composantes les plus connues, David Cage se met à dos pas mal de monde. Ça ne sera pas la première fois.
David Cage, surtout depuis la sortie (et le succès commercial) de Heavy Rain, est considéré comme un homme qui pense le jeu vidéo différemment, à l'instar d'un Hideo Kojima par exemple. Notez que les deux, comme tous les esprits forts et singuliers du milieu, sont décriés pour leur vision ne mettant pas toujours en avant un gameplay efficace pour tout le monde. Instaurer de nouvelles façons de jouer est une chose, les rendre intéressantes et profondes au même titre que nos modes de commande traditionnels en est une autre. On peut donc être relativement décontenancés devant la déclaration suivante que David Cage a faite lors de la dernière Game Developers Conference :
"Il faut que l'on oublie les règles du jeu vidéo. Boss, missions, game over, etc... sont de très vieux termes d'un très ancien langage. Tout ce que vous pouvez faire avec ces mots (de vieux jeux) a déjà été dit. Nous avons besoin de créer un nouveau langage pour créer de nouvelles choses."
Propos chocs, mais sont-ils pour autant pertinents ? Difficile pour notre part d'y adhérer complètement, tant il ne suffit pas d'un changement pour avoir du mieux (Kinect est, pour le moment, un bon exemple). Certes, certains mécanismes demanderaient à être révisés, mais quand on constate la puissance d'un Deadly Premonition malgré ses défauts de gameplay évidents, on se dit que beaucoup de choses restent à faire avec ces bases qui semblent vieillottes et désuètes pour David Cage. En espérant que ce dernier ait conscience qu'il est compliqué de se forger un bel avenir en reniant son passé.

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Si, pour lui, l'avenir du jeu vidéo se résume à une succession de cinématiques interactives, à base de QTE et bien franchement, je ne suis pas client .
Je n'ai pas aimé jouer à heavy rain, c'est beau, c'est prenant, mais ce n'est pas jouable. Je me suis fait royalement chier. Pour moi, cela n'avait rien d'un jeu.
Tout n'est sûrement pas à jeter dans les propos qu'il tient, mais je lui reproche son ton cathégorique, et sont dédins de ce que nous, grands fans de jeux vidéos, aimons dans ce loisir.
Continuer à faire des jeux avec un gameplay classique n'empêche personne d'inover de son côté, sans pour autant que ces "visionnaires" fustige leur confrère.
A mon sens, c'est un peu comme la course au "tout multi"... je me répète encore, mais tous les jeux ne se prêtent pas au jeux à plusieurs en ligne... un bon solo, c'est quand même le top pour moi. Le multi, c'est bien, mais ça reste secondaire. Un bonus.
C'est vrai, Farheinent ou Heavy rain, on aime ou aime pas. Mais quand même, ces jeux n'apportent-ils pas autre chose en terme d'expérience de jeu? Un jeu avec un scénario qui n'aborde pas (pour une fois...) la guerre, les space marines avec des scénarios écrits sur un bout de papier toilette!?
Il est vrai également "qu'il est compliqué de se forger un bel avenir en reniant son passé". Toutefois, et c'est pour moi que ce bonhomme marque SA différence: pour avancer, il faut parfois savoir s'affranchir de codes vieux de plus de 20ans. C'est pourquoi "nous avons besoin de créer un nouveau langage pour créer de nouvelles choses".
En conclusion, ne jettons pas à la pierre à un homme qui tente de faire évoluer notre média: au milieu des spaces marines, il reste une lueur d'espoir. Celle qui fera vendre des consoles par palettes.
Faut aussi rester humble vis-à-vis de soft qui ont révolutionné le JV à base de vieux codes, en donnant ce "petit quelque chose en plus", qui fait que la sauce prend et que c'est terrible!
Heavy Rain, c'est bien chouette et tout, mais voilà quoi, sans le battage médiatique et les graphismes de PS3, on aurait pas connu autant de succès pour le soft!
Alors qu'il nous sorte un second jeu terrible (Pas HR 2, ça marchera plus, la surprise est passée), et là je serai plus enclin à l'écouter. Sinon, ça fait un peu Peter Molineux, et on sait ce qu'il vaux celui-là...