Hadopi : RSF veut l'abrogation
La position de Reporters Sans Frontières ne varie pas et se trouve même renforcée pour demander l'abrogation de la loi Hadopi.
Ce sera aussi un enjeu politique à l'occasion de la campagne présidentielle de 2012 en France. La position de Reporters Sans Frontières est en tout cas toujours la même. RSF demande à nouveau l'abrogation d'Hadopi. C'est notamment en raison d'Hadopi que l'association a placé la France sous surveillance dans son dernier classement des ennemis d'Internet.
Ces dernières semaines, plusieurs rapports ont pointé du doigt la riposte graduée à la française, que ce soit l'ONU ou plus récemment l'OSCE ( voir notre actualité ). Les mesures prévues dans le cadre de cette riposte graduée afin de sanctionner l'internaute pour du téléchargement illégal sont estimées disproportionnées. La possible coupure de l'accès à Internet préoccupe ainsi les esprits alors que cet accès à vocation de droit fondamental.
Et ce n'est pas le bilan " pédagogique " dressé par la Haute Autorité ( voir notre actualité ) qui est de nature à tempérer les critiques de RSF. D'autant que l'association rappelle la mise en demeure par la CNIL de TMG et des représentants des ayants droit qui l'emploient pour dresser plus 18 millions de constats d'infraction depuis octobre 2010.
" Alors que plusieurs institutions internationales viennent de reconnaître l'accès à Internet comme un droit fondamental et que la CNIL regrette que la protection des données personnelles soit mal assurée par Hadopi, la Haute Autorité, à contre-courant, persiste dans sa politique, en dévoilant un premier bilan chiffré de la riposte graduée. […] RSF renouvelle sa demande d'abrogation d'Hadopi. Outre ses lacunes et dysfonctionnements, la loi va à l'encontre des libertés fondamentales, en prévoyant la coupure de l'accès à Internet "
, déclare RSF dans un communiqué.
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L'association Reporters Sans Frontières marque son opposition au chapitre répressif de la loi Hadopi qui à ses yeux met en péril l'accès à l'information.


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Répression ? Sur les centres et non utilisateurs finaux, P2P vaste hypocrisie dans les termes, toujours des centres dans le piratage du fait de la nécessité de constituer des catalogues. Un peu plus développé ci-dessous :
http://iiscn.wordpress.com/2011/05/...hadopi-etc
Aucune offre légale non monopolistique, non pénible pour les utilisateurs, et respectant le caractère privé de leurs bibliothèques (disco, video, sito thèques) ne peut se mettre en place sans ces "tiers de confiance" et "comptes de licences contrats" personnels associés.
Quant à la licence globale, ce serait bien évidemment la pire des solutions :
http://iiscn.wordpress.com/2011/07/...e-globale/