Nokia sous pression aussi sur les marchés émergents
Nokia est en difficulté sur le segment des smartphones, c'est un fait reconnu directement par l'intéressé. Mais sa position sur les marchés émergents, du côté des téléphones d'entrée de gamme, est également durement menacée par de nouveaux prétendants, à commencer par les fabricants chinois.
Longtemps, Nokia a fait presque cavalier seul sur les marchés émergents, profitant d'une organisation irréprochable pour inonder ces marchés dynamiques de terminaux mobiles bon marché, avec l'espoir de faire migrer les utilisateurs vers des mobiles plus rentables à mesure que les réseaux mobiles évoluent dans les pays concernés.
Cette stratégie visait ainsi à faire connaître très tôt la marque Nokia, ses terminaux et ses interfaces, de manière à habituer les consommateurs et à les inciter à revenir par la suite à cette marque. La fabricant finlandais a ainsi acquis de solides positions dans plusieurs pays émergents appelés à devenir des marchés géants de la téléphonie mobile.
Mais il s'agit d'une présence de tous les instants et la moindre défaillance est une voie ouverte pour la concurrence. Or celle-ci a maintenant entre les mains une arme dévastatrice : Android embarqué dans des terminaux à bas coût.
Attaqué sur le segment des smartphones haut de gamme, Nokia se retrouve aussi en difficulté sur des positionnements plus bas. Ce qui semblait comme une position inexpugnable est maintenant attaquée par des fabricants asiatiques profitant de chipsets peu onéreux et pouvant être produits en masse.
L'implacable stratégie Android dans l'entrée de gamme
En 2010, Andy Rubin, architecte du système Android, avait évoqué la stratégie asiatique à mener pour contrer Nokia et son système Symbian sur les marchés émergents grâce à des terminaux Android à très bas coût. Cette vision est déjà en train de se réaliser et contribue à rendre la position de Nokia toujours plus difficile, au point que l'agence de notation Fitch Ratings vient de dégrader ses notes à court et long terme.
C'est sans compter aussi avec l'appétit grandissant des fabricants chinois de terminaux, ZTE et Huawei, qui, en plus de s'inviter sur le segment des smartphones, ne cachent plus leur intention de faire partie des leaders mondiaux de la téléphonie mobile d'ici quelques années.
Les fabricants chinois en marque blanche sont également très présent sur les marchés émergents, partout où la Chine a essaimé son savoir-faire, en Afrique et en Amérique du Sud. S'ils produisaient des mobiles classiques, ils devraient maintenant se tourner vers la production de terminaux Android à bas coût. Toujours ce même adversaire pour Nokia...
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Il aura suffi d'une citation mal reprise par un grand diffuseur d'informations pour enflammer l'imagination autour de téléphones portables Nokia embarquant Linux.
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Le constructeur finlandais Nokia, numéro un des fabricants de téléphones portables a déjà annoncé avoir augmenté sa part de marché mondiale à hauteur de 36%.



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