Le 17 janvier 2026, la NASA a franchi une étape critique en déplaçant sa méga-fusée vers le complexe de lancement 39B. Cette manœuvre délicate marque le début des ultimes vérifications avant le premier vol habité autour de la Lune depuis plus d'un demi-siècle.
Après des mois d'assemblage méticuleux à l'abri des regards, l'immense structure a enfin quitté son hangar pour affronter les éléments et préparer la mission Artemis 2 en direction de la Lune.
Une chorégraphie de titans au Kennedy Space Center
C'est une procession mécanique hors norme qui s'est déroulée en Floride, rappelant les grandes heures du programme Apollo. Juché sur le mastodonte qu'est le Crawler-Transporter 2, le lanceur géant SLS a parcouru les presque 6,5 kilomètres séparant le bâtiment d'assemblage du pas de tir.
Cette opération de haute précision a nécessité près de douze heures, le convoi progressant à une vitesse maximale inférieure à 1,6 km/h pour préserver l'intégrité de la structure de 5500 tonnes.
L'arrivée au Complexe de lancement 39B ne signifie pas uniquement la fin du voyage, mais le début d'une phase de tests intensifs à ciel ouvert. Une fois la plateforme mobile sécurisée et les connexions ombilicales établies, les équipes au sol doivent vérifier que les vibrations du transport n'ont causé aucune anomalie.
C'est un véritable tour de force logistique qui permet désormais aux ingénieurs d'accéder à la fusée dans sa configuration de vol réelle.
La répétition générale avant le grand départ
L'objectif principal de ce déploiement est la réalisation du fameux Wet Dress Rehearsal, une simulation complète du compte à rebours. Le vaisseau spatial Orion, trônant au sommet de la fusée, ainsi que l'étage principal, seront soumis à des tests rigoureux incluant le remplissage des réservoirs avec l'hydrogène et l'oxygène liquides.
Cette étape est indispensable pour valider l'étanchéité du système et la réactivité des capteurs sous contrainte thermique.
Si cette répétition se déroule sans accroc majeur, la NASA pourra confirmer la fenêtre de tir qui s'ouvre à partir du 6 février. Dans le cas contraire, un retour au bâtiment d'assemblage pour des ajustements techniques pourrait repousser l'échéance.
La pression est palpable car la validation des systèmes de survie et des procédures d'urgence au pas de tir conditionne directement le feu vert pour le lancement final.
Un équipage prêt à marquer l'histoire
Pour la première fois depuis 1972, des astronautes s'apprêtent à quitter l'orbite terrestre basse lors de la mission Artemis II. Le commandant Reid Wiseman, le pilote Victor Glover et les spécialistes de mission Christina Koch et Jeremy Hansen suivent ces opérations avec une attention particulière.
Bien qu'ils ne se posent pas encore sur la surface lunaire, leur voyage de dix jours avec survol de la Lune servira de démonstrateur technologique vital pour les futures missions d'alunissage.
Le profil de vol prévoit une trajectoire de retour libre autour de la Lune, emmenant l'équipage plus loin de la Terre qu'aucun humain ne l'a jamais été. Ce périple permettra de tester les limites des communications et de la navigation en espace lointain.
Au-delà de l'exploit technique, la réussite de cette mission pavé la voie vers l'installation durable de l'humanité dans l'environnement cislunaire, avec en ligne de mire la station Lunar Gateway.