L'astrophysicien Avi Loeb avance une théorie audacieuse : l'objet interstellaire 3I/ATLAS ne serait pas une simple comète, mais un engin technologique en route pour "semer" des sondes près de Jupiter.

Sa trajectoire, finement ajustée, l'amènera au point gravitationnel idéal en mars 2026 pour une potentielle mission de reconnaissance extraterrestre.

L'objet interstellaire 3I/ATLAS, détecté en 2025, continue de dérouter la communauté scientifique. Alors que la NASA a réaffirmé avec force que l'objet stellaire a toutes les caractéristiques d'une comète, l'astrophysicien de Harvard Avi Loeb propose une explication bien plus spectaculaire.

Pour lui, les anomalies de l'objet, notamment son accélération non gravitationnelle, pointent vers une origine technologique.

Une trajectoire "finement ajustée" vers Jupiter ?

La dernière théorie d'Avi Loeb se concentre sur la destination de l'objet. Selon ses calculs, 3I/ATLAS se dirige vers un point bien précis : le rayon de Hill de Jupiter, une zone où l'influence gravitationnelle de la géante gazeuse l'emporte sur celle du Soleil.

Ce rendez-vous, prévu pour le 16 mars 2026, placerait l'objet à une distance idéale pour y libérer des sondes sans consommer beaucoup d'énergie.

Loeb juge cette coïncidence "extraordinaire", suggérant que la trajectoire a pu être corrigée par une manœuvre active, possiblement via des propulseurs, lors de son passage près du Soleil.

Pourquoi Jupiter et pas la Terre ?

Mais pourquoi viser la géante gazeuse plutôt que la Terre, seule planète habitée connue ? Pour Avi Loeb, la réponse est une leçon d'humilité cosmique. Jupiter, la plus grande planète du système solaire, est un repère visible depuis des milliards d'années, bien avant l'apparition de l'humanité.

Une civilisation ancienne aurait donc pu lancer sa mission vers ce "phare intergalactique" il y a une éternité. Si des appareils technologiques étaient découverts autour de Jupiter, cela signifierait que nous ne sommes pas au centre de l'attention, un véritable "coup porté à notre ego", selon ses propres termes.

Un scientifique habitué des théories audacieuses

Cette hypothèse s'inscrit dans une série de déclarations audacieuses de la part du directeur du Projet Galileo. Loeb a également évoqué un lien possible entre 3I/ATLAS et le fameux signal "Wow!" de 1977.

Confiant dans ses recherches, il a même parié 1000 dollars avec le sceptique Michael Shermer qu'une preuve de technologie extraterrestre serait confirmée avant 2030.

Face à ces théories, la NASA reste prudente, maintenant sa position officielle qui qualifie 3I/ATLAS de comète, tout en reconnaissant ses caractéristiques inhabituelles...mais pas au point de valider l'hypothèse d'un vaisseau extraterrestre.

Le fin mot de l'histoire pourrait venir des données collectées lors du passage de 3I/ATLAS au plus près de la Terre en décembre, et surtout de l'observation de Jupiter par la sonde Juno au printemps 2026.

D'ici là, le débat entre phénomène naturel exceptionnel et artefact technologique reste entièrement ouvert, alimentant les espoirs les plus fous.