Une vague de nervosité s'empare des marchés. Le Bitcoin atteint son plus bas niveau depuis novembre 2024, tandis que les indices boursiers américains, notamment le Nasdaq, subissent leur pire journée en deux semaines.

Cette correction généralisée est alimentée par les craintes liées à l'IA (bulle ou pas, risque d'éclatement ou pas, impact sur les modèles économiques de secteurs d'enteprises), l'incertitude réglementaire et les tensions géopolitiques croissantes.

Les marchés financiers ont connu une journée de forte correction ce mardi. Le Dow Jones a clôturé en baisse de 0,34%, tandis que le S&P 500 et le Nasdaq, à forte composante technologique, ont respectivement chuté de 0,84% et 1,43%.

Cette tendance baissière a été particulièrement marquée dans le secteur des cryptomonnaies.

Un cocktail de facteurs macroéconomiques et réglementaires

La principale cryptomonnaie a touché son plus bas niveau depuis près de 16 mois, passant brièvement sous le seuil des 73 000 dollars. Ce décrochage s'inscrit dans un contexte plus large d'aversion au risque, où les investisseurs se détournent des actifs jugés volatiles. La nomination de Kevin Warsh à la présidence de la Réserve Fédérale a été l'un des catalyseurs de cette dernière baisse.

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Connu pour ses positions restrictives, M. Warsh est perçu comme un « faucon », dont la politique pourrait durcir les conditions monétaires et pénaliser les actifs spéculatifs.

À cela s'ajoute une incertitude persistante concernant la mise en place d'un cadre législatif pour l'industrie des cryptomonnaies aux États-Unis, ce qui freine la confiance des investisseurs institutionnels et particuliers.

La menace de l'IA pèse sur le secteur technologique

Parallèlement à la crise du secteur crypto, Wall Street a dû digérer les dernières annonces venues du monde de l'intelligence artificielle. La startup Anthropic a dévoilé de nouvelles capacités pour son chatbot Claude, capable désormais d'assister et d'exécuter des tâches juridiques.

Cette nouvelle a immédiatement semé le doute sur la pérennité des modèles économiques de nombreuses entreprises de logiciels.

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La crainte d'une perturbation majeure a provoqué une vente massive d'actions de sociétés comme Salesforce, qui a vu son titre chuter de 6,85%. Des géants comme Microsoft et Amazon n'ont pas été épargnés, reculant respectivement de 2,87% et 1,79%. L'étoile de l'IA, Nvidia, a également cédé du terrain, pesant lourdement sur les indices.

Tensions géopolitiques et quête de valeurs refuges

Le climat anxiogène a été exacerbé par des rapports indiquant que les États-Unis avaient abattu un drone iranien. Cet incident a instantanément ravivé les tensions géopolitiques, provoquant une hausse de la volatilité. L'indice VIX, souvent surnommé « l'indice de la peur », a bondi de plus de 10%.

Dans ce contexte, les investisseurs se sont tournés vers les valeurs refuges traditionnelles. L'or et l'argent ont vu leurs cours s'envoler, gagnant respectivement 6,7% et 10%.

Cette divergence avec le bitcoin, souvent présenté comme un « or numérique », soulève des questions sur son véritable rôle dans un portefeuille diversifié en période de crise. L'avenir dira si cette correction est un simple ajustement ou le début d'une tendance plus durable, alors que certains analystes anticipent une chute encore plus massive des cryptomonnaies.