C'est ce mercredi 11 juin que l'opérateur Bouygues Telecom va présenter un plan social portant sur pas moins de 20% de ses effectifs, soit 1500 à 2000 postes, et que son PDG Olivier Roussat a présenté lors d'une audition au Sénat comme une conséquence du maintien du marché mobile à quatre opérateurs.

" Nous avons décidé de nous organiser par nous-mêmes pour survivre avec moins de revenus, en réduisant sensiblement la taille de l'entreprise, ce qui aura donc des conséquences sur l'emploi, hélas. Ces réductions d'emplois [sont la] condition pour continuer à vivre dans un monde à quatre opérateurs", a-t-il indiqué.

Bouygues-Telecom-logo Après un premier plan social en 2012 qui avait délesté la structure de 550 emplois, essentiellement par des départs volontaires, la nouvelle initiative pourrait être bien plus douloureuse, avec des départs forcés et une simplification des offres.

Du côté des boutiques également, il y aura du changement, avec moins de sites mais des regroupements qui permettront de conserver globalement leur couverture géographique. Le but de ce nouveau plan est de réduire les coûts de 300 millions d'euros par an supplémentaires, et d'arriver à 1 milliard d'euros d'économies sous trois ans.

"Nous ne voulons dépendre de personne pour restaurer notre rentabilité", a indiqué Olivier Roussat, soulignant la volonté déjà exprimée par Martin Bouygues de faire perdurer Bouygues Telecom contre vents et marées afin de conserver son indépendance.

C'est l'objectif principal de ce nouveau plan social qui fait cependant fi d'un rapprochement éventuel avec l'opérateur Orange, et que le gouvernement verrait d'un bon oeil. Si "les discussions avec Orange sont très préliminaires pour l'instant", a rappelé le PDG, il s'agit de parer à toutes les éventualités et de ne pas se trouver prisonnier d'un seul avenir.

Et comme le fait remarquer BFM Business, une cure d'amaigrissement de Bouygues Telecom en vue de mieux résister ne pourra que séduire un repreneur ou un partenaire éventuel...

Source : BFM Business